Secret et violence. Chronique des années rouge et brun (1920-1945) " Un Allemand à la recherche de l
Glaser Georg-K ; Toulon Anacharsis ; Prudhommeaux
AGONE
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EAN :9782748900439
Il suspectait tous ceux qui, à son avis, portaient la marque d'une infériorité ou de la perfidie: les gauchers, ceux qui louchent, les rouquins, les contrefaits, les juifs, les rêveurs. Avec le tempss'était formé dans son imagination un archétype dumal qui réunissait toutes les tares et se trouvait dotéde pieds plats puants, de mains moites et de désirsdégoûtants. Ce sentiment était si fort que tous sesadversaires lui semblaient sentir mauvais. Il avaitbeau avoir classifié ses ennemis, il lui manquait depouvoir les exterminer physiquement. Maiscomme il devint terrible le jour où sa haine impuissante trouva un objet à sa portée et qui lui était soumis: moi! J'étais gaucher et rêveur. Bientôtmes cheveux allaient lui sembler roux, il allait metrouver tout ce qui l'arrangeait. Il m'avait vu vivreauprès de lui pendant des années avant de comprendre que je savais ce qui le mettait en rage. C'est là ce qu'il voulait extirper de moi, à force de coups. Mais jamais, même lorsqu'il me frappa le plus sauvagement, je ne pus lui laisser ignorer que je savais. Le lui taire eût signifié ma mort. Il m'avait aussi appris cela. La peur est la tentation suprême."Témoignage d'"un Allemand à la recherche de l'espoir perdu", ce récit autobiographique qui déroule l'éducation dune âme rebelle nous montre de quels bas-fonds est sorti le nazi et pourquoi le communiste s'est trouvé impuissant face à ce mystérieux usurpateur. Tout le livre tourne autour de cette obscure révélation, condamnation d'une civilisation fondée sur la violence faite aux choses et aux êtres. Biographie de l'auteur Ouvrier communiste, Georg K. Glaser (1910-1995),s'exile à Paris pour échapper à la Gestapo. Incorporé à l'armée française en 1939, il est fait prisonnier puis interné sur le sol allemand. De retour à Paris, il militera au sein du mouvement ouvrier français.
Nombre de pages
568
Date de parution
22/09/2005
Poids
532g
Largeur
120mm
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EAN
9782748900439
Titre
Secret et violence. Chronique des années rouge et brun (1920-1945) " Un Allemand à la recherche de l
Auteur
Glaser Georg-K ; Toulon Anacharsis ; Prudhommeaux
Editeur
AGONE
Largeur
120
Poids
532
Date de parution
20050922
Nombre de pages
568,00 €
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À travers son héros, Schluckebier, G. Glaser représente une destinée typique de l'Allemagne du début des années 1930. Schluckebier est né pendant la guerre, dans un milieu pauvre de petit-bourgeois, et, après quelques écarts de jeunesse sans importance, il s'enfuit pour se soustraire à la rude autorité paternelle. Alors commence une carrière dont les diverses étapes se succèdent suivant une implacable logique: pensionnat, usine, maison de correction, prison...
Glaser Danya ; Prior Vivien ; Hallet Françoise ; G
Vivien Prior, chercheuse, et Danya Glaser, pédopsychiatre, font le point sur la théorie de l'attachement et ses implications dans la pratique thérapeutique, en se basant sur les nombreuses recherches et études réalisées ces dernières années. Après avoir expliqué en détails la théorie de l'attachement élaborée en premier par John Bowlby, elles abordent les différentes façons d'évaluer tant l'attachement d'un enfant que la qualité des soins apportés par ses parents, puis montrent comment la sécurité d'attachement influence le fonctionnement des individus. La notion controversée de troubles de l'attachement, développée depuis une dizaine d'années dans nos pays, recouvre en fait deux points de vue très différents: d'une part le concept scientifique de troubles de l'attachement, identifié par les chercheurs, et d'autre part la notion plus floue et moins scientifique, popularisée par certains auteurs américains, cherchant à expliquer le comportement d'enfants ayant connu dans leur petite enfance des ruptures et des traumatismes divers. Vivien Prior et Danya Glaser exposent et développent ici chacune de ces deux théories. Pour terminer, les auteures présentent l'efficacité et l'apport constructif des interventions thérapeutiques basées sur la théorie de l'attachement, en s'appuyant sur diverses études menées ces dernières années, et décrivent différentes méthodes utilisées pour favoriser la formation d'attachements "sécures" entres l'enfant et son (ses) parent(s). Cet ouvrage, principalement destiné aux psychologues, psychiatres enseignants, juristes, chercheurs et travailleurs sociaux intéressera également tous les parents (et plus particulièrement les parents adoptifs) ainsi que les éducateurs et étudiants en sciences humaines.
Ce livre parle de la grandeur d'un homme et de la pauvreté de son époque, d'un pauvre homme né à une époque qui, à bien des égards, a été grande, mais qui, au moment où elle céda à la folie des grandeurs, fit tout voler en éclats ". C'est ainsi que commence l'ouvrage de Hermann Glaser sur Freud et le XXe siècle, sur la psychanalyse et son application à la sociologie. L'auteur recompose " l'âme " de l'époque, telle qu'elle apparaît réfléchie et réfractée par la pensée freudienne, en une sorte de kaléidoscope où se mêlent les mouvements les plus divers ayant marqué, de la fin du XIXe siècle à la Seconde Guerre mondiale, la vie politique, sociale et culturelle. " Tout être humain est une société en miniature ", disait Novalis. Pour Freud, une société n'est autre chose qu'un " être humain à plus vaste échelle ". De " La morale sexuelle " culturelle " et la nervosité moderne " (1908) jusqu'au " Malaise dans la culture " et à la correspondance avec Einstein " Pourquoi la guerre ? " (1993) on suit le cheminement de la recherche freudienne. L'investigation de Glaser porte sur la Vienne 1900, la société wilhelminienne lourde de refoulements et de duplicité, la genèse de la Première Guerre mondiale, la psychologie des masses et la montée d'Hitler, l'éclosion intellectuelle et artistique des années 20, l'escapisme bourgeois. Pour établir son psychogramme du siècle de Freud, l'auteur, au gré d'associations libres, fait appel à des témoins emblématiques : observateurs privilégiés comme Kafka, Thomas Mann ou Stefan Zweig, poètes comme Benn, Hofmannsthal, Rilke ou l'impressionniste Kurt Pinthus, dramaturges comme Wedekind ou Kaiser, peintures comme Fidus ou Makart, figures de proue de la " modernité viennoise " comme Peter Altenberg, Hermann Bahr ou Karl Kraus, sociologues comme Kracauer ou A. Mitscherlich, philosophes comme Adorno, Bloch ou Heidegger, ou encore Nietzsche qui se situait " entre les siècles " ...
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
Françoise Thirionet a rencontré Silvio Marra, ouvrier italien émigré en Belgique, au début des années 1970. Pendant trente ans, ils militent ensemble en discutant des problèmes rencontrés par Silvio aux Forges de Clabecq où il travaille. Ce livre est issu de leurs entretiens. Pour Silvio et ses collègues, le quotidien à l'usine, c'est d'abord s'atteler à déconstruire certaines règles qui règnent dans l'entreprise. Notamment les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne des luttes qui ont eu lieu pendant trente ans pour améliorer les conditions de travail et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Les ouvriers de Clabecq se fient à leurs propres forces et à leur connaissance de leur métier pour mener leurs combats. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il a déclaré ne plus rien pouvoir pour eux. Dans la forge, l'émancipation doit être une ?uvre collective. Son poste syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre l?« esprit de Clabecq » : « Chaque fois qu'on voulait balancer quelqu?un, chaque fois qu'on voulait attaquer les faibles, tout le monde se portait à leur secours. Ce combat contre le licenciement, le chômage, le racisme, les bas salaires, nous le menions tous les jours sur le terrain. » Par la confiance qu'il affirme dans sa classe sans la théoriser à l'absurde, ce livre donne des leçons salvatrices d'optimisme militant.
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