Sardaigne, 1258 : la ville de Santa Gia est rasée par les Pisans, après un siège durant lequel les assaillants n'ont pas hésité à catapulter des lépreux sur la population pour la contaminer. Quelques rescapés trouvent refuge dans une île des étangs voisins, ancienne léproserie. C'est l'un d'eux, Mannai Murenu, commis d'un marchand de vin, qui racontera, soixante-dix ans après, comment ils survécurent. Ainsi, autour du vieux sage juif, Baruch, et de Paulinu, employé au scriptorium d'un couvent, d'anciens esclaves musulmans et chrétiens, de nobles dames et d'une prostituée repentie, de déserteurs alamans, d'un forgeron byzantin et d'un pêcheur d'étang se crée une communauté hétéroclite fondée sur l'entraide et le respect des différences. Tous vont vivre librement une grande aventure collective. Roman historique ou fable, ce livre est un hymne à l'humanité retrouvée et à la tolérance.
Date de parution
11/02/2017
Poids
228g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782357070967
Titre
A LA FACE DU MONDE
Auteur
GIULIO ANGIONI
Editeur
FOSSE AUX OURS
Largeur
130
Poids
228
Date de parution
20170211
Nombre de pages
0,00 €
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Fraus: sa Maison de l'Ogre et ses sorcières, mais aussi son terrain de sport et son grand magasin d'équipement ménager. Le maire, professeur de philosophie, livre un récit fiévreux des derniers événements survenus depuis quelques mois dans sa ville. Bienvenu, neveu d'un riche parvenu, a été enlevé. Demande de rançon, débats au sein de la coalition des femmes réunies chez le maire, rumeur enfantine d'une intervention des Envahisseurs de l'Espace, tout est balayé par la découverte du corps de l'enfant, violenté, au fond d'un puits préhistorique. Mariano, joueur d'accordéon, communiste et homosexuel, est arrêté. Il se suicide en prison. Le maire, qui ne croit pas à sa culpabilité, poussera sa quête de la vérité jusqu'au fond des galeries désaffectées de la mine de talc: l'or sarde. Le récit nous entraîne à sa suite, à mille lieux des plages, au plus profond d'une belle et dure "Sardaigne intérieure".
Chiens, lièvres, coqs de bruyère, abeilles et hiboux... les animaux qui peuplent les livres de Mario Rigoni Stern sont ici regroupés dans un ouvrage en leur honneur. S'ils sont parfois des compagnons de l'homme, ce sont surtout des êtres doués de raison et de sensibilité, de noblesse même. Tels sont Alba et Franco, les deux inséparables chiens de chasse ou l'ânesse Giorgia qui pleure de grosses larmes sur sa jeunesse enfuie. En composant ce bestiaire, Mario Rigoni Stern se révèle avant tout un ami de la nature et des animaux.
Schizogramme : n.m., de schizein, couper, et graphein, écrire. Néologisme créé en 2022 par l'auteur, désignant un écrit sur la schizophrénie. En l'occurrence, la vingtaine de schizogrammes composant ce recueil évoquent ici une tranche de vie, là un destin, ailleurs la folie douce de l'institution psychiatrique. Vingt occasions de s'émerveiller face aux trouvailles du délire, de s'émouvoir des détresses qu'organise la psychose, de pointer l'étonnante contagiosité de la folie. Ces vignettes sont à lire comme des fictions vraies. Ces évocations d'hurluberlus sont aussi l'occasion de contrecarrer la peur du fou. A la construction médiatique du " schizophrène dangereux " s'opposent ici des figures de malades vulnérables, saugrenus, poétiques.
Je voudrais dire merci à ma mauvaise "mémoire, à ma neurasthénie, à ma cafetière, à ma fenêtre et à mon lit sans qui tout ceci n'aurait pas été possible. Merci à mon enfance, à la mort coquine et aux matins ventrus. Aux grands-mères et aux animaux de compagnie, aux clopes et aux vins, à Shakespeare, à l'automne et aux trains."
Les arbres de Mario Rigoni Stern ont la même beauté austère que les personnages de ses livres. Il n'en parle pas seulement comme un botaniste nourri de culture classique qui connaît toutes les vertus des arbres et de leurs fruits : il accroche aussi à leurs branches comme les boules d'un sapin de Noël, souvenirs d'enfance et de guerre, histoire de cet Altipiano au climat rude dont il est originaire. «... et si, à la fin, j'ai réussi à vous communiquer un peu de mon amour des arbres, j'aurai le coeur plus léger».