Refonder l'espace public. Nature de la culture, culture de la nature
Gitton Antoine ; Wayaridri Evariste
LIBRE SOLIDAIRE
14,90 €
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EAN :9782372630290
La faiblesse de la pensée politique, qui caractérise notre époque, tend à isoler toujours plus la propriété intellectuelle de l'environnement et à la séparer du public et de l'intérêt général. Pourtant, c'est bien l'intérêt général, le public et l'espace public qui fondent la propriété intellectuelle en général et la propriété littéraire et artistique en particulier. Le monopole d'exploitation conféré à un auteur ne peut se justifier que par l'intérêt général que lui porte son public et qui le récompense ainsi de son travail. Impraticable pour la vie de l'esprit, le champ de la nature s'est opposé au champ de la culture et nos sociétés démocratiques reposent sur ce postulat que l'état de nature précède l'état politique. Réconcilions environnement et culture, étendons le champ de la légitimité démocratique à l'espace naturel, concevons la " propriété " intellectuelle, non plus tant comme autant de collections de propriétés privées, mais comme la structure d'un espace public. Ainsi pourrions-nous étendre cette " propriété " intellectuelle refondée, en conférant des droits intellectuels au bénéfice de personnes privées ou publiques qui réaliseraient un travail particulier au bénéfice de l'espace naturel, à savoir l'espace du vivant, dans l'intérêt général. Il ne s'agit plus d'avoir ou de posséder, mais bien d'être en conscience dans un espace commun partagé par tous et respectant notre environnement.
Nombre de pages
151
Date de parution
02/03/2017
Poids
190g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782372630290
Titre
Refonder l'espace public. Nature de la culture, culture de la nature
Auteur
Gitton Antoine ; Wayaridri Evariste
Editeur
LIBRE SOLIDAIRE
Largeur
130
Poids
190
Date de parution
20170302
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151,00 €
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Herpers Frédérick ; Gitton Antoine ; Chabaud Cathe
L'Océan ne va pas très bien : bien tenues par les lobbies, peu aiguillonnés par les Etats, hors du contrôle des citoyens, ces organisations ont failli à leur tâche ou n'y ont pas suffi : la surpêche se poursuit inexorablement, la biodiversité marine s'appauvrit presque partout, l'exploitation industrielle de la mer se développe à mesure que la technique progresse, 99% de l'Océan est désormais accessible à l'exploitation, ce n'est qu'une question de prix... Il est peu probable que cette situation s'améliore sans une réaction vigoureuse, qui ne peut venir que des citoyens du monde. Encore faudrait-il que ces citoyens s'approprient cet Océan qui est leur bien et leur espace commun. Cet ouvrage vise à donner au citoyen les clés pour réfléchir non pas (seulement) à l'Océan, avenir de l'humanité, mais au rôle personnel de chacun dans la préparation de cet avenir.
Le lecteur trouvera, en ces quelques anecdotes sans lien entre elles, un florilège de situations et d'attitudes incarnant la féminité, dans ce qu'elle a de plus sombre et beau à la fois.
Le public français se souvient surtout de Pasolini comme réalisateur de films qui ont défrayé la chronique. On le connaît moins comme écrivain, alors qu'il est l'auteur d'une oeuvre aussi considérable que variée : poésies, romans, chroniques, essais, pièces de théâtre, chansons... Pourtant ses essais radicaux - et souvent prophétiques - sur l'évolution de notre société sont particulièrement pertinents. Ils développent une critique de la modernité avec une analyse très singulière : " Il faut arracher aux traditionalistes le monopole de la tradition [...]. Seule la révolution peut sauver la tradition. " Deux de ses ouvrages, les Ecrits corsaires et les Lettres luthériennes, regroupant divers articles parus dans la presse, sont particulièrement caractéristiques de cette pensée originale. C'est sur ces textes que s'est appuyé Piero Bevilacqua pour analyser sa pensée anticipatrice issue d'une sensibilité exacerbée, capable de percer le rideau de la réalité pour se projeter dans l'avenir...
Le constat radicalement nouveau, au XXIe siècle, est que le monde ne va plus de soi : son unité et sa pérennité ne sont plus assurées. L'humain, devenu capable d'interférer avec les équilibres de la vie sur Terre, doit faire en sorte que ses immenses pouvoirs aboutissent à autre chose qu'à sa propre destruction. L'humanité, dépassée par les conséquences de ses propres stratégies d'exploitation du globe, doit corriger cette déficience et faire de la préservation du monde sa priorité. Elle devra passer d'une culture du progrès - qui sous-entend la permanence du monde et se résume au débat sur les modalités de l'exploitation optimisée de la nature - à une culture de l'espérance. Une culture qui aura pleinement intégré la fragilité du monde et de son avenir sous influence anthropique, pour faire de cet avenir la préoccupation essentielle de ses pensées, de ses sciences, de ses techniques, de son économie, de son art de vivre, de sa spiritualité - en un mot, de son humanité. Une humanité réinventée, restructurée, recentrée sur un vivre ensemble praticable dans la durée, en concessionnaire et non en exploitant de la planète.
L'éléphante a la capacité d'espacer ses naissances lorsque ses conditions vitales se détériorent. Les humains font tout l'inverse et l'augmentation de leur population provoque de multiples dégradations de l'environnement. Ne serait-il pas temps de nous inspirer de la sagesse de l'éléphante ? Le dérèglement démographique - à l'origine de nombreux dysfonctionnements : réchauffement du climat, effondrement biologique, crises sanitaires, guerres, pertes d'autonomie - devrait être depuis longtemps au cœur de nos préoccupations. Comment peut-on espérer préserver la biodiversité et réaliser l'indispensable transition écologique de notre société si nous continuons à fermer les yeux sur cette dimension majeure ? Si le débat sur la surpopulation demeure tabou ? Une politique écodémographique est une condition sine qua non pour édifier une société d'équilibre et de renaturation axée sur la sobriété, en adéquation avec la nature et la reconstruction des écosystèmes endommagés. Pour cela, une collaboration entre l'Europe et l'Afrique, voisines par la géographie et l'histoire, est indispensable.
Alexandre Grothendieck, chercheur génial, écologiste radical au début des années 1970, ermite retiré du monde, a eu trois ou quatre vies successives entre sa naissance, le 28 mars 1928 à Berlin, et sa mort, en 2014, quelque part dans l'Ariège à l'âge de 86 ans. Depuis vingt-quatre ans, il vivait incognito dans un village pyrénéen. Réputé pour être le plus grand mathématicien de son époque et, par certains, de tous les temps, ses convictions pacifistes, antimilitaristes, antinucléaires, néomalthusiennes, anarchistes, détonnaient. Par sa radicalité extrême, il est considéré comme un précurseur de la simplicité volontaire et de l'écologie politique. L'auteur, qui l'a bien connu, décrit et analyse le plus objectivement possible le parcours extraordinaire et énigmatique d'un personnage qui déroute en restant très actuel tant pour sa contribution aux sciences que pour sa conversion à l'écologie.