
ENSEIGNANTS DANS LA SOCIETE FRANCAISE AU XXE SIECLE
Pour comprendre le poids de l'éducation en France dans son rapport avec la société, il faut mettre au centre des évolutions les enseignants qui forment un groupe hétérogène, perméable aux idéologies. Par leurs associations, ils participent aux luttes et aux mouvements d'opinions qui traversent la société française. Avec leur élargissement progressif, conséquence de " l'explosion scolaire ", après la Deuxième Guerre mondiale, ils font des choix politiques, transmettent les valeurs fondamentales du régime dominant tout en conservant leurs distances par rapport aux pouvoirs. Au-delà des aspects de l'activité syndicale, sans laquelle le monde enseignant ne peut se comprendre, ce livre ouvre le champ de la réflexion par des approches politiques ou économiques. Les attitudes pédagogiques, les préoccupations corporatives expliquent aussi l'acquisition de particularités collectives fortes dans des milieux divers. Les analyses historiques, sociologiques ou inspirées par la politologie donnent une image plurielle de ce groupe social qui ne se résume pas aux caractères contrastés des " maîtres d'école " ou des " profs ". La diversité s'accompagne d'une grande communauté de comportements, résultats de la rencontre avec des demandes collectives, des orientations politiques ou des bouleversements affectant toute la sphère sociale. Cet ouvrage rassemble les travaux présentés lors des séances du séminaire de DEA dans le cadre de la convention de partenariat " Mémoires d'usines, mémoires ouvrières " entre le Centre de recherches sur l'espace, les sociétés et les cultures, l'Université Paris 13, le Conseil général et les archives départementales de Seine-Saint-Denis.
| Date de parution | 02/12/2004 |
|---|---|
| Poids | 385g |
| Largeur | 158mm |
| EAN | 9782859445126 |
|---|---|
| Titre | ENSEIGNANTS DANS LA SOCIETE FRANCAISE AU XXE SIECLE |
| ISBN | 2859445129 |
| Auteur | GIRAULT |
| Editeur | PUB SORBONNE |
| Largeur | 158 |
| Poids | 385 |
| Date de parution | 20041202 |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

HISTOIRE DES RELATIONS INTERNATIONALES CONTEMPORAINES
GIRAULTLe monde actuel procède évidemment des mutations intervenues au cours du XIXe siècle. Evoquer aujourd'hui les nationalismes, c'est obligatoirement faire référence aux mouvements de fonds intervenus alors en Europe, qui créèrent ces Etats nations dominateurs des relations internationales. Pour bien comprendre la décolonisation, il faut nécessairement connaître la colonisation, qui trouvera son apogée entre 1870 et 1914. Il faut aussi s'interroger sur le sens des impérialismes alors triomphants. Qui pourrait enfin nier qu'un monde nouveau, celui du XXe siècle, a été engendré par la très grande Guerre mondiale, celle de 1914 ? Mais comment un tel conflit, véritable guerre civile européenne, a-t-il pu naître ? Cet ouvrage apporte des clefs indispensables à la compréhension des réalités actuelles qui sont fournies. Jamais le retour vers le passé n'a paru plus indispensable qu'en cette fin du XXe siècle, lorsque tant de constructions politiques et idéologiques s'effondrent et que tant de réflexes nationalistes, que l'on croyait dépassés, surgissent à nouveau avec force. L'histoire des relations internationales veut rendre compte non seulement de l'histoire diplomatique, mais encore des relations économiques internationales et de la conjoncture, des modifications dans les mentalités collectives. Cette " Belle Epoque " connaissait un certain type de diplomatie dominée par des personnalités comme Bismarck, Salisbury, Delcassé ; c'était aussi le moment où l'Europe, conquérante du monde, croyait en la force dominante de sa civilisation. Le protectionnisme quasi général n'empêchait pas la croissance.Sur commandeCOMMANDER28,07 € -

LES VISAGES DE PELERINS AU MOYEN-AGE
GIRAULTGIRAULT Marcel et Pierre GillesInformations supplémentaires: 20/03/2001Sur commandeCOMMANDER50,50 € -

DES COMMUNISTES EN FRANCE (ANNEES 1920-ANNEES 1960)
GIRAULTRésumé : La problématique générale de l'implantation sert de point de départ et permet une réflexion sur le phénomène communiste. Pour comprendre la nature des mutations qui traversent le communisme français, un des modèles possibles parmi les communismes mondiaux, il faut établir des liens forts entre le milieu, les idéologies, les phénomènes culturels, les systèmes politiques, les individus, les impulsions nationales et internationales. Autant de composantes qu'il faut analyser dans leur globalité en dégageant les rapports entre les groupes sociaux dans des cadres précis, les projets politiques, les influences réciproques. Un ensemble de points forts apparaissent : les contraintes d'un héritage, les luttes plus englobantes, les effets des pratiques locales, le territoire social comme enjeu politique, les questions nouvelles posées par l'inscription nationale dans un cadre fortement internationalisé, le rôle de l'entreprise, le groupe enseignant. Les valeurs communistes occupent une position variable et laissent la place pour d'autres orientations car le communisme ne fonctionne jamais en vase clos. Cet ouvrage résulte du séminaire de DEA, organisé dans le cadre de la Convention de partenariat " Mémoires d'usines, mémoires ouvrières " entre le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, les Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, l'Université Partis 13 et le centre de recherches sur l'Espace, les Sociétés et les Cultures, sous la direction de Jacques Girault.Sur commandeCOMMANDER25,00 € -

Histoire des relations internationales contemporaines. Tome 1, Diplomatie européenne - Nations et im
Girault RenéRésumé : Pour comprendre les nationalismes actuels, il est obligatoire de revenir au XIXe siècle, qui crée en Europe les Etats-nations dominateurs des relations internationales. Il faut connaître la colonisation, qui trouve son apogée entre 1870 et 1914. Il faut aussi s'interroger sur le sens des impérialismes. Enfin, il faut saisir les causes de la Première Guerre mondiale, véritable guerre civile européenne qui engendre un monde nouveau, celui du XXe siècle. Ce livre, qui traite non seulement de l'histoire diplomatique, mais aussi des relations économiques internationales et des mutations culturelles, propose une approche globale des relations internatoniales.Sur commandeCOMMANDER10,50 €
Du même éditeur
-

Trouble dans la matière
Benoit AudreyRésumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.Sur commandeCOMMANDER24,00 € -

Les mobilités partagées
Huré MaximeRésumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.Sur commandeCOMMANDER20,00 € -

Liberté, un mot spécieux
Capdevilla NestorHobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.Sur commandeCOMMANDER22,00 € -

Des familles invisibles
Cohen MurielL'immigration algérienne des années 1950-1970 est souvent associée à un stéréotype, celui d'hommes seuls, débarqués par bateau à Marseille, logés dans des foyers Sonacotra ou des bidonvilles, à proximité de l'usine où ils travaillent. Ce cliché repose largement sur l'idée que le regroupement familial n'a été instauré qu'en 1976, après avoir mis fin à l'immigration de travail, et a conduit les partisans d'une politique migratoire restrictive à présenter l'immigration familiale comme l'origine des difficultés sociales qui affectent les banlieues populaires au début des années 1980. Pourtant, plus de 80000 familles algériennes vivaient déjà en France à cette époque. Au croisement de l'histoire coloniale, urbaine et des migrations, cet ouvrage retrace les trajectoires des premières familles algériennes installées en France, principalement à Nanterre et dans l'ouest de la région parisienne. Il mobilise à la fois des archives administratives, pour appréhender les politiques publiques mises en place à l'égard de ces familles, mais aussi des dossiers de regroupement familial, des entretiens ainsi que les archives privées de Monique Nerva ? une figure militante qui s'est installée dans le bidonville de la Folie à Nanterre dès 1959 ?, pour saisir l'expérience vécue par ces populations. Ces matériaux, en partie inédits, dessinent une autre image de l'immigration algérienne, où se côtoient les familles des bidonvilles, qui font pour certaines partie intégrante de la société de consommation, et les familles "invisibles", lesquelles, comme les ouvriers français, connaissent les logements trop petits, les taudis, mais aussi, parfois, les logements sociaux. Malgré tout, l'existence même des bidonvilles et de quelques segments du parc social concentrant des Algériens a servi de prétexte au développement d'une politique d'immigration spécifique, qui limite l'arrivée des familles algériennes après l'indépendance. A la fin des années 1970, les tentatives visant à exclure les Algériens du territoire échouent, mais le contexte de la crise économique, les discours hostiles et les pratiques discriminatoires à leur égard entraînent une rupture du processus d'intégration socio-économique amorcé au cours des années 1960.Sur commandeCOMMANDER30,00 €
