DES COMMUNISTES EN FRANCE (ANNEES 1920-ANNEES 1960)
GIRAULT
PUB SORBONNE
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EAN :9782859444464
La problématique générale de l'implantation sert de point de départ et permet une réflexion sur le phénomène communiste. Pour comprendre la nature des mutations qui traversent le communisme français, un des modèles possibles parmi les communismes mondiaux, il faut établir des liens forts entre le milieu, les idéologies, les phénomènes culturels, les systèmes politiques, les individus, les impulsions nationales et internationales. Autant de composantes qu'il faut analyser dans leur globalité en dégageant les rapports entre les groupes sociaux dans des cadres précis, les projets politiques, les influences réciproques. Un ensemble de points forts apparaissent : les contraintes d'un héritage, les luttes plus englobantes, les effets des pratiques locales, le territoire social comme enjeu politique, les questions nouvelles posées par l'inscription nationale dans un cadre fortement internationalisé, le rôle de l'entreprise, le groupe enseignant. Les valeurs communistes occupent une position variable et laissent la place pour d'autres orientations car le communisme ne fonctionne jamais en vase clos. Cet ouvrage résulte du séminaire de DEA, organisé dans le cadre de la Convention de partenariat " Mémoires d'usines, mémoires ouvrières " entre le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, les Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, l'Université Partis 13 et le centre de recherches sur l'Espace, les Sociétés et les Cultures, sous la direction de Jacques Girault.
Date de parution
01/04/2002
Poids
870g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782859444464
Titre
DES COMMUNISTES EN FRANCE (ANNEES 1920-ANNEES 1960)
ISBN
2859444467
Auteur
GIRAULT
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
870
Date de parution
20020401
Disponibilité
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Le monde actuel procède évidemment des mutations intervenues au cours du XIXe siècle. Evoquer aujourd'hui les nationalismes, c'est obligatoirement faire référence aux mouvements de fonds intervenus alors en Europe, qui créèrent ces Etats nations dominateurs des relations internationales. Pour bien comprendre la décolonisation, il faut nécessairement connaître la colonisation, qui trouvera son apogée entre 1870 et 1914. Il faut aussi s'interroger sur le sens des impérialismes alors triomphants. Qui pourrait enfin nier qu'un monde nouveau, celui du XXe siècle, a été engendré par la très grande Guerre mondiale, celle de 1914 ? Mais comment un tel conflit, véritable guerre civile européenne, a-t-il pu naître ? Cet ouvrage apporte des clefs indispensables à la compréhension des réalités actuelles qui sont fournies. Jamais le retour vers le passé n'a paru plus indispensable qu'en cette fin du XXe siècle, lorsque tant de constructions politiques et idéologiques s'effondrent et que tant de réflexes nationalistes, que l'on croyait dépassés, surgissent à nouveau avec force. L'histoire des relations internationales veut rendre compte non seulement de l'histoire diplomatique, mais encore des relations économiques internationales et de la conjoncture, des modifications dans les mentalités collectives. Cette " Belle Epoque " connaissait un certain type de diplomatie dominée par des personnalités comme Bismarck, Salisbury, Delcassé ; c'était aussi le moment où l'Europe, conquérante du monde, croyait en la force dominante de sa civilisation. Le protectionnisme quasi général n'empêchait pas la croissance.
Pour comprendre le poids de l'éducation en France dans son rapport avec la société, il faut mettre au centre des évolutions les enseignants qui forment un groupe hétérogène, perméable aux idéologies. Par leurs associations, ils participent aux luttes et aux mouvements d'opinions qui traversent la société française. Avec leur élargissement progressif, conséquence de " l'explosion scolaire ", après la Deuxième Guerre mondiale, ils font des choix politiques, transmettent les valeurs fondamentales du régime dominant tout en conservant leurs distances par rapport aux pouvoirs. Au-delà des aspects de l'activité syndicale, sans laquelle le monde enseignant ne peut se comprendre, ce livre ouvre le champ de la réflexion par des approches politiques ou économiques. Les attitudes pédagogiques, les préoccupations corporatives expliquent aussi l'acquisition de particularités collectives fortes dans des milieux divers. Les analyses historiques, sociologiques ou inspirées par la politologie donnent une image plurielle de ce groupe social qui ne se résume pas aux caractères contrastés des " maîtres d'école " ou des " profs ". La diversité s'accompagne d'une grande communauté de comportements, résultats de la rencontre avec des demandes collectives, des orientations politiques ou des bouleversements affectant toute la sphère sociale. Cet ouvrage rassemble les travaux présentés lors des séances du séminaire de DEA dans le cadre de la convention de partenariat " Mémoires d'usines, mémoires ouvrières " entre le Centre de recherches sur l'espace, les sociétés et les cultures, l'Université Paris 13, le Conseil général et les archives départementales de Seine-Saint-Denis.
Jim Harrison, André Brink et Jorge Amado, trois auteurs masculins de la littérature contemporaine, imaginent chacun le parcours d'un personnage féminin dans le contexte de la seconde moitié du XXe siècle. L'image de la femme, et en particulier de la femme métisse, véhiculée dans la littérature contemporaine, reste-t-elle le fruit d'un imaginaire à la fois nationaliste, colonialiste et par là même esclavagiste et raciste ? Que révèle l'emploi des concepts de nation et de métissage quand ils sont associés à l'image de la femme ...
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.