L'époque est au désenchantement. La nature est menacée. Depuis peu, le Paysage est de nouveau à l'ordre du jour. Le XVIIIe siècle parait, à cet égard, étrangement proche de nous. Le paysage a fait l'objet de vifs débats entre spécialistes ; la sensibilité de l'époque a cherché, comme la nôtre, à y exprimer de nouveaux rapports entre les hommes et la nature. Paru en 1777, De la composition des paysages plaide à la fois pour un renouveau esthétique, en complète rupture avec l'?uvre d'un Le Nôtre, et pour une nouvelle éthique de la vie quotidienne. En accord avec ses propres principes, René-Louis de Girardin conçut lui-même les paysages que décrit l'auteur de Promenade ou Itinéraire des jardins d'Ermenonville (1811). La postface de Michel H. Conan livre les clés historiques et sociologiques qui permettent de déchiffrer la genèse et le sens de cette ?uvre originale.
Nombre de pages
251
Date de parution
01/09/1993
Poids
368g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782876731394
Titre
DE LA COMPOSITION DES PAYSAGES
Auteur
Girardin René-Louis de
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
140
Poids
368
Date de parution
19930901
Nombre de pages
251,00 €
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Rédigé principalement à l'attention des étudiants en Master de mathématiques et en écoles d'ingénieurs, cet ouvrage présente des notions complexes de la théorie des probabilités à travers une introduction aux processus stochastiques et à leurs applications. Composé d'un cours complet, de nombreux exercices corrigés et de problèmes de synthèse, ce manuel servira également de base de révision au concours de l'Agrégation de mathématiques.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...