Ainsi donc, que ces esprits sérieux qui ne voient dans l'apparition d'un livre qu'un auteur à juger et qui tiennent gravement le couteau d'ivoire suspendu sur son oeuvre comme un glaive sur la victime ; que ceux-là, dis-je, n'entreprennent point la lecture de ce livre ! Il n'a point été écrit pour eux, ils ne le comprendraient pas. Il ne s'adresse qu'à ces imaginations paresseuses qui suivent avec complaisance les rêveries du poète, les merveilles d'un conte de fées ; qui n'analysent pas ce qui les fait rire ; qui ne se font pas un remords d'avoir compris un mot que le Dictionnaire de l'Académie n'a pas sanctionné ; qui nous savent bon gré de publier une Nouvelle sans prétention, sans nous croire auteur pour cela, sans la corriger, comme on envoie à son ami une lettre écrite à la hâte, et qu'on ne s'est pas donné la peine de relire, ni même de signer ; enfin à ces lecteurs spirituels et indulgents qui ont toujours un peu de reconnaissance pour le livre qui les a aidés à passer une heure d'attente entre une affaire et un plaisir, entre un adieu et un retour. Cette catégorie comprend les hommes qui s'ennuient et les femmes qui aiment, n'est-ce pas à peu près la moitié du monde ! " Delphine de Girardin
Nombre de pages
250
Date de parution
18/05/2017
Poids
225g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782955891001
Titre
Le lorgnon
Auteur
Girardin Delphine de ; Lassère Madeleine
Editeur
REINE BLANCHE
Largeur
110
Poids
225
Date de parution
20170518
Nombre de pages
250,00 €
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De 1836 à 1848, Delphine de Girardin a publié dans La Presse, un quotidien dirigé par son mari Émile de Girardin, un feuilleton hebdomadaire, "Courrier de Paris", sous le pseudonyme du vicomte de Launay. Célèbre depuis son enfance, elle était la fille de Sophie Gay, elle-même ex-merveilleuse et auteur d'Anatole, qu'aimait Napoléon. Après son mariage, Delphine de Girardin reçut le Tout-Paris des lettres et des arts : Balzac, Dumas, Eugène Sue, Théophile Gautier, etc. On ne pouvait rêver meilleur observateur pour tenir cette chronique du monde à la mode. Ces Lettres, dont le Mercure de France publie le texte intégral, sont un reportage au jour le jour sur la vie parisienne au temps de Louis-Philippe, le pendant idéal aux Mémoires de la comtesse de Boigne.
Les Chroniques Parisiennes" sont une anthologie des articles que Delphine de Girardin a publiés, chaque semaine, de 1836 à 1848, dans le premier quotidien à grand tirage, La Presse, sous le pseudonyme de Vicomte de Launay. Avec une verve et un humour remarquables, elle se livre à l'étude des mentalités et des moeurs de la vie parisienne de l'époque. "Il n'est rien arrivé de bien extraordinaire, cette semaine : une révolution en Portugal, une apparition de république en Espagne, une nomination de ministres à Paris, une baisse considérable à la Bourse, un ballet nouveau à l'Opéra, et deux capotes de satin blanc aux Tuileries. La révolution de Portugal était prévue, la quasi-république était depuis longtemps prédite, le ministère d'avance était jugé, la baisse était exploitée, le ballet nouveau était affiché depuis trois semaines ; il n'y a donc de vraiment remarquables que les capotes de satin blanc, parce qu'elles sont prématurées. ". . D. de G.
Pendant que Martel, rédacteur en chef de La Vérité, flatte son banquier, ses journalistes exposent un ministre qui prévoit de marier sa fille à l'ancien amant de sa femme, critiquent les oeuvres d'un peintre jusqu'à nuire à sa carrière, entraînent un conflit politique entre le président du Conseil et le ministre de l'Intérieur. Une comédie satirique qui se transforme peu à peu en tragédie, exposant les conséquences des publications hâtives ou médisantes, et montrant comment le journalisme, lorsqu'il n'est plus tenu par la déontologie et verse dans la rumeur ou le sensationnalisme, peut renverser la société. A bien des égards, une pièce qui n'est pas sans rappeler notre monde contemporain.
Une femme est libérée après avoir passé neuf ans dans une prison franquiste. Cette nouvelle poignante, écrite en 1950, décrit ses déambulations dans un Madrid qu'elle ne reconnaît pas, ses souvenirs douloureux, ses angoisses, ses peurs, sa solitude, son désespoir ; mais aussi sa foi intacte dans les valeurs républicaines qu'elle a défendues et qui lui ont valu sa condamnation.
Klaus Mann décrit le sentiment ressenti au début de sa carrière littéraire : "Notre vie consciente commença à une opaque d'incertitude angoissante. Autour de nous. tout se fissurait et chancelait, à quoi aurions-nous dû nous raccrocher, d'après quelles lois aurions-nous dû nous orienter ? La civilisation dont nous faisions la connaissance dans les années 1920 semblait avoir perdu l'équilibre, ne plus avoir de but, de volonté de vivre, être mûre pour la ruine, prête à sombrer. Oui, nous fûmes confrontés très tôt à une atmosphère d'apocalypse, fîmes l'expérience de toutes sortes d'excès et d'aventures." Né en 1906, Klaus Mann ressent ces années comme une profonde crise sociale et politique. Aussi pleine de joie et extraordinaire qu'ait pu être en superficie cette période, elle ne propose de fait aucune ligne morale. Le jeune écrivain présente la réaction de sa génération comme une recherche désespérée d'une nouvelle voie, d'un nouveau sens à la vie. Uwe Naumann.
Pardo Bazan Emilia ; Jimenez Ignacio M ; Freire Lo
Ce recueil présente 26 nouvelles inédites, publiées entre 1891 et 1909. L'écrivaine espagnole se trouve alors au fait de sa célébrité en tant que romancière, ce qui lui permet d'approfondir le récit court, genre qu'elle affectionne particulièrement et dont elle est encore maintenant la meilleure représentante en Espagne. Les histoires ici racontées explorent tous les aspects de l'amour : amour-passion, amour-compassion, désamour, amour à tout âge, amour pour un inconnu, amour au-delà de la mort⦠sans oublier l'infidélité et la violence amoureuse.
Comme dans son précédent recueil, l'auteur nous fait voyager dans le temps et dans l'espace et nous emmène entre autres en Espagne et en Allemagne. ce recueil se révèle toutefois plus intimiste tout en rejoignant l'universel avec l'exploration des souffrances comme celles liées au deuil et à la séparation amoureuse, mais aussi avec l'évocation de joies, d'espoirs, de tout ce qui peut redonner vie. L'amour, décliné sur plusieurs modes, du plus exclusif au plus fugace, joue également un rôle moteur. tout en respectant les critères de brièveté et de concentration qui définissent le genre de la nouvelle, l'auteure propose un travail sur les formes narratives : l'élégie, la mise en abyme, l'ekphrasis et la prose poétique, par exemple, l'unité du recueil et son originalité est assuré par un jeu de variations sur la peinture, la photographie et la musique.