Les Chroniques Parisiennes" sont une anthologie des articles que Delphine de Girardin a publiés, chaque semaine, de 1836 à 1848, dans le premier quotidien à grand tirage, La Presse, sous le pseudonyme de Vicomte de Launay. Avec une verve et un humour remarquables, elle se livre à l'étude des mentalités et des moeurs de la vie parisienne de l'époque. « Il n'est rien arrivé de bien extraordinaire, cette semaine : une révolution en Portugal, une apparition de république en Espagne, une nomination de ministres à Paris, une baisse considérable à la Bourse, un ballet nouveau à l'Opéra, et deux capotes de satin blanc aux Tuileries. La révolution de Portugal était prévue, la quasi-république était depuis longtemps prédite, le ministère d'avance était jugé, la baisse était exploitée, le ballet nouveau était affiché depuis trois semaines ; il n'y a donc de vraiment remarquables que les capotes de satin blanc, parce qu'elles sont prématurées... » D. de G.
Date de parution
16/06/1986
Poids
400g
Largeur
105mm
Plus d'informations
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EAN
9782721002969
Titre
Chroniques parisiennes. 1836-1848
Auteur
Girardin Delphine de
Editeur
DES FEMMES
Largeur
105
Poids
400
Date de parution
19860616
Nombre de pages
0,00 €
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De 1836 à 1848, Delphine de Girardin a publié dans La Presse, un quotidien dirigé par son mari Émile de Girardin, un feuilleton hebdomadaire, "Courrier de Paris", sous le pseudonyme du vicomte de Launay. Célèbre depuis son enfance, elle était la fille de Sophie Gay, elle-même ex-merveilleuse et auteur d'Anatole, qu'aimait Napoléon. Après son mariage, Delphine de Girardin reçut le Tout-Paris des lettres et des arts : Balzac, Dumas, Eugène Sue, Théophile Gautier, etc. On ne pouvait rêver meilleur observateur pour tenir cette chronique du monde à la mode. Ces Lettres, dont le Mercure de France publie le texte intégral, sont un reportage au jour le jour sur la vie parisienne au temps de Louis-Philippe, le pendant idéal aux Mémoires de la comtesse de Boigne.
Paris, 1851. Madame de Blossac, une ambitieuse que ses ennemis surnomment "Lady Tartuffe", tisse des intrigues machiavéliques pour se faire épouser du maréchal d'Estigny tout en orchestrant la chute de Jeanne, ingénue qui a le malheur de susciter sa jalousie. Car madame de Blossac est en réalité secrètement amoureuse d'Hector de Renneville, promis à Jeanne... Poète prodige et célèbre chroniqueuse de son temps, Delphine de Girardin a aussi été une dramaturge de renom : dans la comédie en prose Lady Tartuffe (1853), elle brocarde les moeurs aristocratiques et la philanthropie de façade que pratiquent les élites. Mais plus qu'une satire, cette pièce, qui connut un beau succès, est aussi une évocation subtile de la condition féminine de l'époque, où les femmes sans fortune doivent déployer des trésors d'inventivité pour gagner leur place au soleil. DOSSIER - Contexte, création, réception - Rachel, une vedette à l'âge romantique - Delphine de Girardin journaliste.
Dans un abandon touchant, Isabelle Carré livre un premier roman sensible et plein de grâce. Une autobiographie brodée de fiction, raccommodée, par endroit, là où la mémoire fait défaut, l'actrice y raconte l'histoire de sa famille et de son enfance - ou en tout cas l'histoire d'une famille et d'une enfance qui ressemblent étrangement à la sienne. Elle dit la « partie immergée de l'iceberg », cachée derrière son sourire maquillé, ses angoisses et ses blessures, sa famille un peu hors-normes, mais aussi son désir naissant de théâtre et de cinéma ou encore ce que c'est qu'être une enfant puis mère à son tour - et l'amour, bien sûr. Sont confiés ici des rêves délicats, des souvenirs tendres, qui nous emplissent de réconfort. « J'ai l'habitude avec les journalistes d'être toujours associée à deux qualités : discrète et lumineuse ! Durant toutes ces années, comment suis-je passée si facilement entre les mailles du filet ? Évidemment, je ne m'en plains pas, pour rien au monde je ne renoncerais au plaisir d'être si bien cachée derrière mon maquillage et les costumes d'un personnage. Puisque tout est vrai, et que les acteurs « font semblant de faire semblant », comme l'écrit Marivaux. Je m'étonne juste qu'après ces heures d'interviews, tous ces plateaux télé, ces radios, les mêmes mots ressassés à l'infini suffisent... grâce à ce sourire peut-être. Je suis une actrice connue, que personne ne connaît. » I.C.
L'histoire des ateliers d'écriture en France a commencé en 1969 avec l'expérience initiale relatée dans ce livre. De formation littéraire et journalistique, Elisabeth Bing raconte ici l'aventure de cette naissance auprès d'enfants classés comme caractériels. On y lit l'invention d'un métier, au jour le jour, dans l'urgence et la passion. Loin de l'école et de la parole apprise, elle rend leurs propres mots à ces exclus de l'écriture, prenant en compte leurs textes comme des actes réels d'inscription dans le monde. Jusqu'à ce qu'un jour un enfant lui dise: "Mais tu nous fais travailler comme des écrivains!". Toutes les intuitions fondatrices d'une démarche qu'elle a poursuivie et élaborée depuis plus de vingt ans auprès d'adultes se trouvent réunies dans ce livre. La postface de cette troisième édition fait part de la suite du parcours. "Cette invention a décidé de ma vie, et un peu plus tard de celle de quelques personnes que d'abord ce livre a rassemblées autour de moi et que j'ai entraînées dans l'aventure, nous retrouvant à l'avant-garde d'un mouvement de fond qui connaît actuellement un très grand développement."