
Le bouc émissaire
Oedipe est chassé de Thèbes comme responsable du fléau qui s'abat sur la ville. La victime est d'accord avec ses bourreaux. Le malheur est apparu parce qu'il a tué son père et épousé sa mère. Le bouc émissaire suppose toujours l'illusion persécutrice. Les bourreaux croient à la culpabilité des victimes ; ils sont convaincus, au moment de l'apparition de la peste noire au XIVe siècle, que les juifs ont empoisonné les rivières. La chasse aux sorcières implique que juges et accusées croient en l'efficace de la sorcellerie. Les Evangiles gravitent autour de la passion comme toutes les mythologies du monde mais la victime rejette toutes les illusions persécutrices, refuse le cycle de la violence et du sacré. Le bouc émissaire devient l'agneau de Dieu. Ainsi est détruite à jamais la crédibilité de la représentation mythologique. Nous restons des persécuteurs mais des persécuteurs honteux. "Toute violence désormais révèle ce que révèle la passion du Christ, la genèse imbécile des idoles sanglantes, de tous les faux dieux des religions, des politiques, des idéologies".
| Nombre de pages | 300 |
|---|---|
| Date de parution | 28/04/1982 |
| Poids | 415g |
| Largeur | 150mm |
| EAN | 9782246267812 |
|---|---|
| Titre | Le bouc émissaire |
| Auteur | Girard René |
| Editeur | GRASSET |
| Largeur | 150 |
| Poids | 415 |
| Date de parution | 19820428 |
| Nombre de pages | 300,00 € |
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