LETTRES DES MISSIONNAIRES MARISTES EN OCEANIE (1836-1854)
GIRARD CHARLES
KARTHALA
39,00 €
Epuisé
EAN :9782811100810
En 1836, la jeune Société de Marie reçoit du Saint-Siège la charge d'évangéliser l'Océanie occidentale. Jean-Claude Colin, nouvellement élu supérieur général, y enverra 117 missionnaires. Ces hommes notent ce qu'ils observent ; ils tiennent leur journal de bord ; ils racontent la façon dont ils sont accueillis ; ils font état des difficultés rencontrées. Sont ici présentées et annotées quelques-unes des 1365 lettres qu'ils ont écrites entre 1836 et 1854 à l'administration générale des pères maristes. Elles proviennent de toutes les îles d'Océanie : Nouvelle-Guinée, Salomon, Nouvelles-Hébrides, Nouvelle-Calédonie, Fidji, Wallis et Futuna, Tonga, Samoa et Nouvelle-Zélande. En ouvrant ses archives, la Société de Marie entend rendre disponibles des sources de première main. L'historien, l'ethnologue ou tout autre lecteur y trouvera de quoi éclairer sa recherche. Les premiers missionnaires ont été les principaux témoins de la vie des sociétés océaniennes dans la première moitié du XIXe siècle, avant que la colonisation européenne et américaine n'impose son ordre et ses logiques.
Nombre de pages
753
Date de parution
01/11/2008
Poids
1 120g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811100810
Auteur
GIRARD CHARLES
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20081101
Nombre de pages
753,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Girard Charles ; Le Dantec Tangi ; Boudon Thomas ;
Depuis des siècles, il est communément admis que l'on vit mieux à la campagne et dans les villes petites ou moyennes que dans les centres denses des métropoles. Moins de "stress", de pollutions, de risques de contagion par voie d'épidémies, et moins de promiscuité auraient pour conséquence un "mieux-être" général ? condition sine qua non, dans un monde en voie d'urbanisation généralisée, d'un cadre de vie "durable". Or, paradoxalement, les statistiques récentes font apparaître que c'est aujourd'hui dans les hyper-centres (Paris intra-muros, Manhattan, etc.) des métropoles modernes (Paris, New York, Londres, Tokyo, Singapour, Hong Kong et même Shanghai) que l'on vit le plus longtemps. Bien entendu, la longévité des habitants n'est pas le seul indicateur du "bien vivre". Bien entendu ce constat s'inverse (plus ou moins) dans les mégapoles du quart-monde ou des pays émergents. Et bien entendu aussi, dans les métropoles modernes, ce privilège des hyper-centres denses a peut-être pour prix la dégradation des conditions du bien-être dans les périphéries diffuses. Reste qu'il y a là un paradoxe qui mérite d'être interrogé : quelles sont en effet, par-delà les évidences portant sur les niveaux de vies différents et la qualité des services, les causes d'un tel phénomène qui bouscule bien des idées reçues ? Et quelles sont surtout les conséquences qu'il convient d'en tirer en matière d'urbanisme durable ? C'est à l'analyse de cette configuration inédite du bien vivre urbain contemporain, condition essentielle d'une ville durable, qu'est consacré ce travail de recherche dans le cadre de la Fondation d'entreprise AIA.
Dans son dialogue sur la République, Platon développe l'idée qu'au sein d'une Cité idéale, l'art des médecins serait inutile. L'art d'Asclépios, nous dit-il, n'a été révélé que pour corriger nos erreurs, or un gouvernement parfait ne les commet pas. Il suffirait, toujours selon lui, d'interdire les pâtisseries et l'oisiveté pour, grâce à quelques séances de gymnastique quotidienne, proscrire l'ensemble des maladies. Cette idée surprenante et paradoxale n'est pas sans rappeler Sun Simiao, célèbre médecin chinois, qui nous explique que le bon médecin est celui que ses patients ne viennent jamais consulter, car ces derniers sont toujours en bonne santé ! Mais pourquoi sont-ils tous en bonne santé ? Parce qu'ils vivent avant tout dans un environnement sain, avec un mode de vie sain. Cette idée très ancienne commune à nos deux civilisations est en réalité tout à fait d'actualité lorsqu'il s'agit de dessiner et de comprendre nos villes contemporaines. Cet ouvrage ne prétend toutefois pas livrer ici même des recettes urbaines ou des principes de composition idéaux pour nos villes, mais faire avancer une réflexion commune sur ces questions au travers d'un dialogue réalisé entre France et Chine, interrogeant tour à tour le sprawl urbain produit par les modèles occidentaux ou bien effectuant quelques détours inédits par une tradition taoïste plus que millénaire. Il s'agit avant tout de jeter quelques pavés dans la mare et de questionner l'évolution de ces théories contemporaines, en les illustrant grâce à quelques exemples choisis. Cette nouvelle édition reprend l'essentiel des chapitres parus dans la première version française intitulée "Bien vivre la ville : et si la ville favorisait la santé et le bien-être ? " et les complète de façon révisée et augmentée par différents travaux et textes réalisés dans le cadre d'une collaboration interculturelle entre la Fondation AIA et l'Institut de recherche chinois CFLD.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.