Partie péninsulaire de l'antique Armorique, la Bretagne continentale actuelle doit son nom à l'immigration de Bretons originaires de Grande Bretagne, durant l'Antiquité tardive et le très haut Moyen Âge. Au fil des siècles, ce mouvement de population est demeuré quelque peu mythique. S'est-il agi d'un courant de colonisation massif, ou de la simple arrivée d'une élite restreinte de chefs et de "saints" accompagnés d'une poignée de compagnons fidèles, comme cela a été souvent le cas pour les migrations de tant de peuples de l'époque dite des " Invasions " ou des " Migrations de Peuples " ? Préciser les modalités, les différentes causes, l'importance numérique et ethnique, les effets linguistiques, culturels, économiques, technologiques ou religieux de ces mouvements de population successifs, tel est le sujet de cet ouvrage. Celui-ci prend en compte les nouvelles données archéologiques et bio-anthropologiques tout autant que les acquis des sciences environnementales et s'attache à dégager les répercussions linguistiques, toponymiques, démographiques de cette migration. Alors que les habitants de bien des régions d'Europe ressentent le besoin de retrouver leurs " identités ", beaucoup de Bretons actuels se réfèrent au duché de Bretagne du Moyen Âge tardif. En fait, il faut revenir à l'époque des racines. On pourrait même penser que, dès l'époque carolingienne, la conquête par les chefs bretons de territoires orientaux bien au-delà de leurs bases, a fait perdre sa spécificité et son " âme " à la " vraie " première Bretagne. A l'initiative de P-R. Giot qui lègue dans cet ouvrage posthume la synthèse d'un demi-siècle de recherches sur la Bretagne, les auteurs se sont constitué en équipe pluridisciplinaire pour aborder ces quelques " siècles obscurs ". En confrontant des perspectives fort différentes, parfois contradictoires, ils ont entrepris de construire une " histoire " à plusieurs mains, en se gardant des chausse-trapes de la " pensée unique ".
Nombre de pages
246
Date de parution
29/05/2003
Poids
934g
Largeur
218mm
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EAN
9782868477880
Titre
Les premiers Bretons d'Armorique
Auteur
Giot Pierre-Roland ; Guigon Philippe ; Merdrignac
Editeur
PU RENNES
Largeur
218
Poids
934
Date de parution
20030529
Nombre de pages
246,00 €
Disponibilité
Epuisé
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250 photos couleur. 10 cartes. 16 pages d'informations culturelles et pratiques sur la région. 9 circuits. 25 itinéraires exceptionnels.De Rennes à Saint-Brieuc; Les Côtes-d'Armor; Le Léon et la presqu'île de Crozon; Les Monts d'Arrée et les Montagnes Noires; Le Cap Sizun et le pays bigouden; De Quimper à Lorient; De Lorient à Redon; Le golfe du Morbihan; De Nantes à Rennes. En dehors de quelques sites très visités, l'extraordinaire richesse des mégalithes bretons reste à découvrir! C'est l'objet de ce guide, véritable invitation à la promenade au pays des menhirs et des dolmens, au fil de vingt-cinq itinéraires couvrant toute la Bretagne et la Loire-Atlantique. 740 monuments sont cités, localisés et commentés par un spécialiste de la préhistoire armoricaine, qui a notamment dirigé des fouilles sur les sites de Barnenez et de l'île Carn. Biographie de l'auteur Pierre-Roland Giot, docteur ès sciences, géologue et anthropologue, ancien directeur de recherche au CNRS, ancien directeur des Antiquités préhistoriques de Bretagne, s'est consacré à toutes les périodes, de la Préhistoire à la Protohistoire et à l'archéologie du haut Moyen Age, de la Bretagne armoricaine. Il a dirigé les fouilles de nombreux grands ensembles mégalithiques du Finistère, et de ses marges en particulier. Pierre-Roland Giot fut président d'honneur de la Société préhistorique française, Corresponding Fellow of the British Academy, Honorary Fellow of the Society of Antiquaries of London and of the Society of Antiquaries of Scotland, Honorary Member of the Prehistoric Society, President of the Cambrian Archeological Association, Ordentliche Mitglieder des Deutschen Archaödogischen Instituts...
Résumé : En dehors de quelques sites très visités, l'extraordinaire richesse des mégalithes bretons reste à découvrir ! C'est l'objet de ce guide, véritable invitation à la promenade au pays des menhirs et des dolmens, au fil de vingt-neuf itinéraires couvrant toute la Bretagne et la Loire-Atlantique. 740 monuments sont cités, localisés et commentés par un spécialiste de la préhistoire armoricaine, qui a notamment dirigé des fouilles sur les sites de Barnenez et de l'île Carn.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.