La gestion contre l'entreprise. Réduire le coût du travail ou organiser sa mise en valeur
Ginsbourger Francis
LA DECOUVERTE
22,11 €
Epuisé
EAN :9782707128577
Pour la plupart des spécialistes de l'économie et de la gestion, l'amélioration de l'efficacité des entreprises et la lutte contre le chômage passent nécessairement par la réduction des coûts du travail. Au nom de ce postulat, les entreprises ne cessent de durcir leur gestion et les pouvoirs publics multiplient depuis des années les dispositifs d'allégement des charges. Dans ce livre iconoclaste et remarquablement informé, Francis Ginsbourger met en cause cette fausse évidence : pour lui, le travail n'est pas "trop cher", il est surtout mal valorisé. Et les décisions prises sur la base d'une représentation purement comptable du travail sont non seulement source d'exclusion, mais se révèlent très souvent contraires aux intérêts bien compris de l'entreprise. En s'appuyant sur un corpus impressionnant d'études de terrain, il relate ici de nombreuses expériences novatrices de réorganisation du travail, et retrace l'histoire récente des dispositifs publics incitant les entreprises à mieux valoriser le travail. Et il explique pourquoi, trop souvent, ces initiatives ont été précocement interrompues. Mais l'auteur ne s'en tient pas à ce travail critique particulièrement stimulant. Il plaide en faveur de règles négociées de mise en valeur du travail, règles sans lesquelles des mesures telles que les 35 heures sont porteuses de cruelles désillusions. Et à partir d'une réévaluation théorique de la notion-clé de productivité, il apporte des arguments convaincants en faveur de nouveaux modes d'évaluation du travail, conciliant efficacité de l'entreprise et objectifs de société. Bien au-delà du public des spécialistes, cet ouvrage s'adresse à tous les acteurs soucieux d'en finir avec les processus de non-qualification générateurs d'exclusion.
Nombre de pages
284
Date de parution
04/09/1998
Poids
350g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782707128577
Titre
La gestion contre l'entreprise. Réduire le coût du travail ou organiser sa mise en valeur
Auteur
Ginsbourger Francis
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
135
Poids
350
Date de parution
19980904
Nombre de pages
284,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Tout commence par une chemise bleue à glissière qu'une grand-mère confie à son petit-fils : "Mes enfants ne sauront pas quoi en faire, ton père et ton oncle n'en ont jamais reparlé." Dans la chemise : les minutes de l'instruction d'un procès intenté pour des faits de vol et de délation commis à Saint-Martin-en-Vercors en juillet 1944. Quelle histoire se cache sous ce document d'archive ? Francis Ginsbourger suit la trace de sa famille, laquelle, pour échapper aux lois antisémites de Vichy, a trouvé refuge en 1943 dans le village qui allait, quelques mois plus tard, abriter l'état-major du premier maquis de France. Ce livre est le récit haletant d'une enquête au long cours où se mêlent la saga d'une famille, l'histoire de l'implantation et de la répression des maquis du Vercors drômois, et celle de la résistance au quotidien d'un village français. Témoignages et archives patiemment recueillis révèlent comment la plupart de ses habitants, à commencer par le maire et le curé, opposèrent à l'occupant, d'abord italien, puis allemand, le rempart de leurs silences, de leur courage et de la ruse. A travers des portraits saisissants, l'auteur fait sortir de l'ombre "ces montagnards qui connaissaient la montagne, qui se connaissaient entre eux et qui savaient se taire". Des femmes et des hommes ordinaires, oubliés de la légende résistante, qui sauvèrent des vies en posant des gestes extraordinaires.
Les déclarations publiques provoquées par les suicides professionnels sont d'un manichéisme confondant. D'un côté les exigeances de la concurrence, les contraintes de compétitivité, les changements indispensables, bref l'horreur économique. De l'autre côté, des hommes et des femmes de chair et d'os soumis à la pression des objectifs, les résultats inatteignables, les destins fracassés, bref la souffrance humaine.Ces suicides professionnels devraient nous alerter sur le fait que la force implosive des nouvelles pénibilités et de la dimension identitaire des changements d'organisation et des mobilités n'ont guère été perçus, écoutés, entendus. On observe l'émergence d'une critique de l'organisation du travail qui ne débouche en rien sur une demande de protection, de réparation, et encore moins d'écoute compatissante.Il est temps de trouver le chemin d'actions organisatrices permettant aux employés de faire face aux contraintes, plutôt que de les infantiliser.
Chant, cri, parole, chuchotement, hurlement, souffle, râle : on n'en finirait pas de décliner toutes nos ressources lexicales dans le champ de la voix si l'on tentait de définir le travail du Roy Hart Théâtre. Ce groupe de théâtre multiculturel et de renommée internationale est implanté dans le Gard depuis 1974 ; il base son travail artistique et ses recherches sur la " Voix humaine ". Humaine, cette voix qui contient toutes les émotions que l'être est capable d'exprimer et dont le registre couvre jusqu'à huit octaves (contre les deux et demi auxquelles on se limite habituellement) : au Roy Hart Théâtre, on n'est pas ténor ou basse, alto ou soprano mais chacun voyage à travers sa voix, explorant divers timbres et hauteurs, sons féminins et masculins. Et si recherche esthétique il y a, elle n'est pas une finalité en soi : le son est " humain ", porteur d'émotions avant d'être " beau " Cette conception, l'acteur Roy Hart l'a reprise de son maître Alfred Wolfsohn avec qui il a travaillé de 1947 à 1962. Celui-ci, marqué par l'incroyable diversité de la voix dans les graves et les aigus, a consacré sa vie à l'exploration du potentiel vocal et par là même de la psyché. Ils montrent concrètement comment la voix est une voie d'exploration majeure de notre être profond, dans la lignée du psychologue C-G JUNG (avec l'analyse des rêves). Ce livre est le premier publié en français sur le Roy Hart Théâtre. Marianne Ginsbourger y présente l'histoire du groupe de son origine, en 1947, à notre époque, ainsi que son approche unique du travail sur la voix. Elle analyse sa production théâtrale, en l'illustrant de photos noir et blanc. Elle décrit également l'apport original du groupe aujourd'hui, à savoir les ateliers et formations (deux jours, une semaine, formations longues), en les étayant de témoignages vécus, afin de montrer ce que chacun peut y trouver. Que vous ayez ou non une expérience du chant ou du travail vocal, vous y découvrirez des aspects cachés de votre voix, donc de votre être.
Adoptez un nouveau mode de vie équilibré ! La méthode inédite de Natacha Gunsburger, inspirée des grands principes de la naturopathie, vous permet de bénéficier de résultats rapides. Selon votre profil (Bilieux, Sanguin, Nerveux ou Lymphatique), vous trouverez le programme adapté à vos besoins : alimentation, activité physique, gestion du stress et des émotions, et qualité de l'environnement. Retrouvez des tests pour déterminer votre profil et votre potentiel bien-être, votre Super-assiette pour manger sain en un clin d'?il, des fiches d'autoévaluation pour prendre de bonnes habitudes, un programme d'autocoaching sur mesure sur 4 semaines, des mémos-conseils à garder toujours sous la main ! Découvrez ce programme 100 % bien-être et santé, à partager avec vos proches !
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.