
Le Vercors oublié. La résistance des habitants de Saint-Martin (1942-1945)
Tout commence par une chemise bleue à glissière qu'une grand-mère confie à son petit-fils : "Mes enfants ne sauront pas quoi en faire, ton père et ton oncle n'en ont jamais reparlé." Dans la chemise : les minutes de l'instruction d'un procès intenté pour des faits de vol et de délation commis à Saint-Martin-en-Vercors en juillet 1944. Quelle histoire se cache sous ce document d'archive ? Francis Ginsbourger suit la trace de sa famille, laquelle, pour échapper aux lois antisémites de Vichy, a trouvé refuge en 1943 dans le village qui allait, quelques mois plus tard, abriter l'état-major du premier maquis de France. Ce livre est le récit haletant d'une enquête au long cours où se mêlent la saga d'une famille, l'histoire de l'implantation et de la répression des maquis du Vercors drômois, et celle de la résistance au quotidien d'un village français. Témoignages et archives patiemment recueillis révèlent comment la plupart de ses habitants, à commencer par le maire et le curé, opposèrent à l'occupant, d'abord italien, puis allemand, le rempart de leurs silences, de leur courage et de la ruse. A travers des portraits saisissants, l'auteur fait sortir de l'ombre "ces montagnards qui connaissaient la montagne, qui se connaissaient entre eux et qui savaient se taire". Des femmes et des hommes ordinaires, oubliés de la légende résistante, qui sauvèrent des vies en posant des gestes extraordinaires.
| EAN | 9782708245938 |
|---|---|
| Titre | Le Vercors oublié. La résistance des habitants de Saint-Martin (1942-1945) |
| Auteur | Ginsbourger Francis - Vergnon Gilles |
| Editeur | ATELIER |
| Largeur | 155 |
| Poids | 404 |
| Date de parution | 20190221 |
| Nombre de pages | 288,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La gestion contre l'entreprise. Réduire le coût du travail ou organiser sa mise en valeur
Ginsbourger FrancisRésumé : Pour la plupart des spécialistes de l'économie et de la gestion, l'amélioration de l'efficacité des entreprises et la lutte contre le chômage passent nécessairement par la réduction des coûts du travail. Au nom de ce postulat, les entreprises ne cessent de durcir leur gestion et les pouvoirs publics multiplient depuis des années les dispositifs d'allégement des charges. Dans ce livre iconoclaste et remarquablement informé, Francis Ginsbourger met en cause cette fausse évidence : pour lui, le travail n'est pas "trop cher", il est surtout mal valorisé. Et les décisions prises sur la base d'une représentation purement comptable du travail sont non seulement source d'exclusion, mais se révèlent très souvent contraires aux intérêts bien compris de l'entreprise. En s'appuyant sur un corpus impressionnant d'études de terrain, il relate ici de nombreuses expériences novatrices de réorganisation du travail, et retrace l'histoire récente des dispositifs publics incitant les entreprises à mieux valoriser le travail. Et il explique pourquoi, trop souvent, ces initiatives ont été précocement interrompues. Mais l'auteur ne s'en tient pas à ce travail critique particulièrement stimulant. Il plaide en faveur de règles négociées de mise en valeur du travail, règles sans lesquelles des mesures telles que les 35 heures sont porteuses de cruelles désillusions. Et à partir d'une réévaluation théorique de la notion-clé de productivité, il apporte des arguments convaincants en faveur de nouveaux modes d'évaluation du travail, conciliant efficacité de l'entreprise et objectifs de société. Bien au-delà du public des spécialistes, cet ouvrage s'adresse à tous les acteurs soucieux d'en finir avec les processus de non-qualification générateurs d'exclusion.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,11 € -

Ce qui tue le travail
Ginsbourger Francis ; Bouchet Jean-PaulLes déclarations publiques provoquées par les suicides professionnels sont d'un manichéisme confondant. D'un côté les exigeances de la concurrence, les contraintes de compétitivité, les changements indispensables, bref l'horreur économique. De l'autre côté, des hommes et des femmes de chair et d'os soumis à la pression des objectifs, les résultats inatteignables, les destins fracassés, bref la souffrance humaine.Ces suicides professionnels devraient nous alerter sur le fait que la force implosive des nouvelles pénibilités et de la dimension identitaire des changements d'organisation et des mobilités n'ont guère été perçus, écoutés, entendus. On observe l'émergence d'une critique de l'organisation du travail qui ne débouche en rien sur une demande de protection, de réparation, et encore moins d'écoute compatissante.Il est temps de trouver le chemin d'actions organisatrices permettant aux employés de faire face aux contraintes, plutôt que de les infantiliser.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,24 € -

Voix de l'inouï. Le travail de la voix au Roy Hart Théâtre, hier et aujourd'hui
Ginsbourger MarianneChant, cri, parole, chuchotement, hurlement, souffle, râle : on n'en finirait pas de décliner toutes nos ressources lexicales dans le champ de la voix si l'on tentait de définir le travail du Roy Hart Théâtre. Ce groupe de théâtre multiculturel et de renommée internationale est implanté dans le Gard depuis 1974 ; il base son travail artistique et ses recherches sur la " Voix humaine ". Humaine, cette voix qui contient toutes les émotions que l'être est capable d'exprimer et dont le registre couvre jusqu'à huit octaves (contre les deux et demi auxquelles on se limite habituellement) : au Roy Hart Théâtre, on n'est pas ténor ou basse, alto ou soprano mais chacun voyage à travers sa voix, explorant divers timbres et hauteurs, sons féminins et masculins. Et si recherche esthétique il y a, elle n'est pas une finalité en soi : le son est " humain ", porteur d'émotions avant d'être " beau " Cette conception, l'acteur Roy Hart l'a reprise de son maître Alfred Wolfsohn avec qui il a travaillé de 1947 à 1962. Celui-ci, marqué par l'incroyable diversité de la voix dans les graves et les aigus, a consacré sa vie à l'exploration du potentiel vocal et par là même de la psyché. Ils montrent concrètement comment la voix est une voie d'exploration majeure de notre être profond, dans la lignée du psychologue C-G JUNG (avec l'analyse des rêves). Ce livre est le premier publié en français sur le Roy Hart Théâtre. Marianne Ginsbourger y présente l'histoire du groupe de son origine, en 1947, à notre époque, ainsi que son approche unique du travail sur la voix. Elle analyse sa production théâtrale, en l'illustrant de photos noir et blanc. Elle décrit également l'apport original du groupe aujourd'hui, à savoir les ateliers et formations (deux jours, une semaine, formations longues), en les étayant de témoignages vécus, afin de montrer ce que chacun peut y trouver. Que vous ayez ou non une expérience du chant ou du travail vocal, vous y découvrirez des aspects cachés de votre voix, donc de votre être.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,55 € -

Mots-clés de la didactique des sciences. Repères, définitions, bibliographies
Astolfi Jean-Pierre ; Darot Eliane ; Ginsburger-VoRésumé : La didactique des sciences est un champ de recherches à la croissance rapide qui vise à améliorer les conditions d'apprentissage des élèves et à renouveler les méthodologies de l'enseignement scientifique. Parallèlement à son développement sur le plan de la recherche, elle se présente aussi comme une composante grandissante de la formation initiale et continue des enseignants et il importe de préciser ce que le point de vue didactique apporte de neuf en ce domaine. L'ouvrage présente, sous forme alphabétique, les principaux concepts sur lesquels s'appuie aujourd'hui la didactique des sciences. Les uns sont classiques même s'ils connaissent des enrichissements nouveaux (aide didactique, concept, épistémologie, erreur...), quand d'autres sont des produits originaux des recherches actuelles (conceptions d'élèves, contrat didactique, objectif-obstacle, transposition didactique...). Chaque concept est présenté par un texte de synthèse qui inclut de nombreuses citations et par une bibliographie de référence. Ces Mots-clés de la didactique des sciences devraient rendre de grands services aux formateurs et aux enseignants, qui y trouveront sous une forme raisonnée des repères théoriques, actuellement disséminés et éclatés dans les ouvrages et revues de recherche. L'ouvrage est accompagné d'un autre volume rédigé pour être utilisé conjointement : Pratiques de formation en didactique des sciences, véritable outil pour les formateurs et les enseignants.ÉPUISÉVOIR PRODUIT36,00 €
Du même éditeur
-

En finir avec les idées fausses sur la pauvreté. # Ecologie
ATD QUART MONDELa lutte ecologique ne peut exister sans la lutte sociale. Chaque jour, les préjugés envers les pauvres prennent de nouvelles formes : maltraitance institutionnelle, marginalisation dans les débats écologiques et assignation à une prétendue irresponsabilité environnementale. On les accuse de ne pas s'y intéresser, ou pire, de contribuer au réchauffement climatique par leurs modes de vie. Pourtant, ce sont eux qui subissent les premières conséquences des dérèglements environnementaux : logements insalubres, alimentation contrainte, pollutions de proximité... A travers 20 idées reçues et de nombreux dessins de presse inédits, cet ouvrage démontre que justice sociale et justice climatique sont indissociables. Défendre la planète sans défendre les plus pauvres, c'est oublier la moitié du combat.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

En finir avec les idées fausses sur la psychiatrie et la santé mentale
Chevance AstridLa santé mentale, grande cause nationale en 2025 et 2026, s'est imposée sur le devant de la scène. Longtemps taboue, elle continue de susciter inquiétude, méfiance ou fascination. De ce fait, la réalité des troubles psychiques demeure méconnue. Ce livre propose de sortir des clichés en déconstruisant 70 idées reçues concernant la banalisation des souffrances psychiques, les mythes autour des traitements ou encore la peur du contrôle social par les "psys". Ecrit et dirigé par Astrid Chevance avec un collectif d'auteurs, chercheurs et cliniciens, il constitue un outil précieux pour informer, vulgariser et susciter des échanges.EN STOCKCOMMANDER13,50 €
De la même catégorie
-

L'Armée secrète, 1942-1945, de la Résistance à l'armée de la Victoire
Loisy Philibert deEN STOCKCOMMANDER36,00 € -

Le rail belge sous l'Occupation. La SNCB face à son passé de guerre
Wouters NicoSous l'occupation allemande, les trains continuent à circuler en Belgique. Comment pourrait-il en être autrement ? Pendant la Seconde Guerre mondiale, la SNCB constitue à la fois la plus grande entreprise et le principal service public du pays. Ce mastodonte assure dans une très large mesure l'approvisionnement en matières premières et en denrées alimentaires, tenant ainsi entre ses mains le sort de la population et de l'industrie. Pour ce faire, la SNCB n'a d'autre choix que de coopérer avec la puissance occupante. Mais bien vite, la situation dégénère. Entre 1941 et 1944, les chemins de fer belges participeront à la déportation de 189 542 travailleurs forcés, 25 490 Juifs, 16 081 prisonniers politiques et 353 Tsiganes vers l'Allemagne et les camps de l'Est. Malgré les protestations et l'opposition croissantes, des trains ont continué à circuler pour le compte des Allemands presque jusqu'au dernier jour de la guerre. Quel regard portons-nous sur ce phénomène avec nos connaissances actuelles ? Il ne peut être question de brosser un tableau en noir et blanc, car cette page de l'histoire n'a pas grand-chose à voir avec la collaboration. Cela la rend d'autant plus intéressante, car c'est précisément dans les zones grises que se situent les choix les plus difficiles, et donc les enseignements les plus pertinents.EN STOCKCOMMANDER34,99 € -

Le radio-traître. Jean Hérold-Paquis, la voix de la Collaboration
Pourcher YvesSe fondant sur des archives exceptionnelles - notamment celles de l'INA et du procès de 1945 - Yves Pourcher analyse la trajectoire d'un petit journaliste agité prêt à tout pour se hisser en haut de l'affiche. Localier magouilleur dans les journaux de Nancy, il devient polémiste politique à Paris. Jean Hérold découvre la radio et ses effets dévastateurs. Sa voie est tracée. Il sera le relais et l'amplificateur de tout ce qui râle et dénonce. D'abord soutien de l'Action française puis animateur du service français de Radio Saragosse, au micro des Franquistes. Après la défaite, Hérold-Paquis entre au service de Vichy où son zèle et son agressivité finissent par déranger. Le Maréchal est trop mou ? Hérold-Paquis rejoint les nazis, nouveaux maîtres de Radio-Paris. Après le débarquement, il fuit en Allemagne où il continue son métier de speaker enragé. Arrêté, il est jugé, condamné à mort et fusillé le 11 octobre 1945. A 33 ans. Cette histoire est aussi celle des années conquérantes de la radio, l'influenceur le plus puissant de la période 1930-1940. Yves Pourcher en restitue de manière très vivante la profusion, l'inventivité aussi bien que les ambiguïtés. De quoi faire réfléchir, à l'heure tout aussi vertigineuse des réseaux sociaux et des infox...ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -

Les Maquisards. Combattre dans la France occupée
Grenard FabriceDes maquis, on connaît la légende. Celle de ces jeunes hommes qui, à partir de 1942, choisissent la clandestinité pour combattre l'occupant. Celle des batailles des Glières ou du Vercors. Celle des résistants qui libérèrent des villes entières, avant même l'arrivée des armées alliées. Hors de ces images d'Epinal, pourtant, les maquisards restent des inconnus. De quel milieu venaient-ils ? A quelles motivations obéissaient-ils ? Comment ont-ils été formés, comment se sont-ils comportés devant l'ennemi ? Comment ont-ils vécu ensemble, parfois pendant près de deux années, dans des conditions matérielles souvent très précaires ? De quels soutiens ont-ils pu bénéficier parmi les populations locales ? Ont-ils inconsidérément livré celles-ci aux représailles allemandes ? Les réponses ne sont pas univoques. Car, depuis la fin de l'année 1942, lorsqu'apparaissent les premiers camps, jusqu'aux combats de la Libération, l'expérience n'a pas été la même selon les périodes et les contextes, variant considérablement en fonction de la date de formation du maquis, des territoires concernés, du niveau d'encadrement des camps ou du type d'actions entreprises. Et à chaque fois, les réalités de terrain ont fait l'objet de tous les fantasmes, dans l'incessante guerre psychologique qui opposait Londres à Vichy... La première grande synthèse sur l'histoire des maquisards à l'échelle de toute la France, à partir de recherches menées pendant plus de dix années dans de nombreux fonds d'archives, nationaux ou départementaux, et des témoignages des derniers survivants.Sur commandeCOMMANDER26,00 €


