Jean-Pierre Gilson photographie toujours à l'horizontale, qui n'est pas le cadre de l'être, mais le lieu de l'existant. Godard disait : le scope n'est bon que pour filmer les serpents, pas les hommes. Gilson ne montre pas des serpents, mais des paysages, il montre ce qu'il voit, non ce que nous sommes - et nous voyons plus large que haut. Le monde est assez grand pour lui, il a assez affaire avec les forêts, les lacs, les lochs, la brume et les prés. Il faut organiser tout cela, composer avec tout cela. Les musiciens ont compris depuis longtemps que le meilleur principe de construction était fondé sur le bi-thématisme, autrement dit la confrontation de deux sujets opposés. (...) Ce n'est pas la réconciliation des contraires, mais la dynamisation des opposés. (...) Lorsque l'équilibre est réalisé, simple ou complexe, la beauté advient.
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Nombre de pages
110
Date de parution
27/09/2007
Poids
490g
Largeur
250mm
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EAN
9782868534842
Titre
Paysages 1987-2007
Auteur
Gilson Jean-Pierre ; Drillon Jacques
Editeur
TEMPS IL FAIT
Largeur
250
Poids
490
Date de parution
20070927
Nombre de pages
110,00 €
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Jean-Pierre Gilson photographie la forêt de Compiègne sans relâche depuis des décennies. Avec ce nouvel ouvrage, il nous invite à partager les quatre saisons d'un territoire vécu et traversé. Dans les pas de ses pas, page après page, nous arpentons chemins, laies, coulées et layons. Des lieux-dits comme le Boquet Gras, les Clavières ou le Voliard, nous empruntons la route des Brigands et celle des Planchettes ; nous sautons les rus de Berne et du Pré Tortu, contournons la mare de l'Arbre sec et l'étang de l'Etôt ; nous traversons le carrefour du Capitaine, celui des Plaideurs ou du Trou Fondu et le bien nommé carrefour de La Belle Image. Cette oeuvre est un voyage à la rencontre d'une faune riche et surtout de la spectaculaire forêt de Compiègne.
De la même manière qu?autrefois il nous avait rapporté les noces d?écume des escargots ou l?étreinte tentaculaire de la seiche, Jean-Pierre Otte s?attache cette fois aux singularités des amours humaines. D?une écriture allègre, il démêle le manège de la sylphide solaire et la stratégie de l?allumeuse, s?émeut d?un fétichiste en arrêt devant le tabernacle d?un porte-jarretelles et d?une culotte de dentelles, salue le retour en grâce de l?obsédé tripoteur et de l?onaniste radieux, et se montre partisan de l?adultère domestique, tout en nous invitant au passage à partager des galanteries étranges et des dégustations intimes. Et il y a aussi des yeux dans l?ombre et quelques claquements de fouet sur une croupe bellement rebondie... Un jeu dangereux, compensé par des traits d?humour, la liberté sans morale d?un regard amusé, et un réel bonheur dans l?expression.