Au seuil de leur treizième année deux enfants se confrontent à la vie. Ils sont engagés dans une enquête une quête du sens ils se posent, en toute innocence, des questions philosophiques, métaphysiques. Le monde a-t-il des bords ? Pourquoi des langues différentes ? Etre un autre, c'est comment ? Dieu, ça existe ? Un peu ? Et si on coupe un ver de terre en deux, a-t-on doublé sa vie ? La drôlerie de cette enquête, dépourvue d'infantilisme, vient de ce qu'on découvre, au fil des pages, toute son actualité dans nos vies d'adulte. Et que la philosophie ne fait jamais que revisiter nos tourments d'enfant. Un livre limpide sur ce passage où un enfant cesse de l'être. Le mur du "non" s'était une nouvelle fois dressé. Depuis bien longtemps on connaissait son existence. On avait appris à départager le monde entier avec des non. Toute idée qui se présentait apportait oui ou apportait non. Déchirer les rideaux c'était non. Arracher les tulipes c'était non. Dire bonjour c'était oui. Le répéter plusieurs fois c'était non. Dire bonjour ou bonsoir à tous et à chacun c'était non. A la plupart des gens croisés, au hasard des rues, il fallait ne rien dire du tout.
Nombre de pages
109
Date de parution
01/05/2005
Poids
150g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782913904255
Titre
L'enfant grave
Auteur
Gillis Alain
Editeur
CHAMBRE ECHOS
Largeur
135
Poids
150
Date de parution
20050501
Nombre de pages
109,00 €
Disponibilité
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Un jeune homme d'origine hollandaise quitte sa famille, implantée à Java, pour séjourner à Paris. Java Opéra est le récit des 36 premières heures de sa vie parisienne. Rien de ce qui arrive dans ce roman n'est tout à fait impossible. L'absurdité de l'existence y prend un tour bizarre et poétique qui confère à cette ronde accélérée le charme d'un conte moderne. Biographie de l'auteur Alain Gillis exerce la psychiatrie et mène une réflexion philosophique sur l'autisme infantile. Il est l'auteur de trois ouvrages Peinture d'origine (Adam Biro, 1994), Le Bazar du génie (Adam Biro, 2002) et L'Enfant grave (La Chambre d'échos, 2005).
Le Holding thérapeutique et le Packing (enveloppements humides) sont deux formes de thérapie corporelle des troubles autistiques chez l'enfant. L'application de ces pratiques s'est effectuée sur le mode de la "recherche-action" par l'équipe soignante d'un institut médico-éducatif. Ce texte est un récit qui rend compte de la pratique et des moments théoriques tels qu'ils se sont présentés au fur et à mesure de la recherche des voies de l'efficacité face à l'autisme infantile. Le Holding thérapeutique et ses effets sont interprétés selon les termes avancés par Freud dans Esquisse pour une psychologie scientifique. Mais cette référence laisse place à un abord de type phénoménologique, pour donner au Packing son modèle théorique. Alain Gillis, médecin-psychiatre et psychanalyste, dirige l'Unité Psychothérapique d'un Institut médico-éducatif situé en région parisienne.
Un Amour de Banquise : une odyssée littéraire entre introspection, humour et fiction glaciaire. Dans Un Amour de Banquise, Alain Gillis nous entraîne dans un univers où la poésie de l'intime rencontre des récits captivants. Entre un psychiatre rêveur, un shaman polaire en lutte contre les esprits et des ancêtres aux destins improbables, l'auteur joue avec les frontières entre réalité et imagination. Avec une écriture subtile, tour à tour drôle, mélancolique et onirique, Gillis fait émerger des réflexions sur l'amour, le temps et la mémoire. Chaque page invite à voir le monde autrement, à travers des anecdotes inattendues et des histoires profondément humaines.
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Un jeune paysan au printemps de sa vie plante son décor sur une terrasse de 50 hectares de prés et de pâturages, « une terrasse sur le plateau suisse la vue à l'infini, jusqu'à la mer si les Alpes n'étaient pas venues se planter devant ». Il y savoure son monde d'herbes, de forêts, de chiens, de chèvres, élève pouliches et poulains et mène un dialogue quotidien avec ses chevaux. Au fil des saisons, il vit la neige éblouissante l'hiver, la sécheresse l'été, affronte les jalousies, le travail dans la montagne et l'amour indomptable.« L'idée c'était les premiers soleils de l'année nouvelle sur la neige. Des soleils qui inversaient la peur d'être foutu. La descente de l'hiver, dans le trou de la nuit hivernale, tu touches le fond et d'un coup tu remontes expulsé en pleine ébullition de rayons, ce contraste, entre le long tuyau obscur et le jaillissement éclatant. Ces oasis d'été en plein hiver, comme des mirages aussitôt submergés par des courants glacés. Assoiffés de lumière. »
Certes, Gandebeuf doit être rangé dans un classeur à part. Entre Laforgue et Prévert, entre Complaintes et Paroles du côté de Queneau. Les rêves de Gandebeuf ont de multiples facettes. Ils sont cocasses ou (et) tendres, co(s)miques et (ou) quotidiens, désespérés ou apaisés. Il faut les classer : par vingt degrés de lassitude sud là où la sciure du mot par une délicate attention exprime son édifiante misère.
Insatiable conteur de la houle et du ressac, Jean-Pierre Gandebeuf contemple à pleines journées la lumière, d'ailleurs, le jour voyage vite. Pour notre plaisir et pour le sien, il se fait chantre de tout ce qui anime les vastes étendues d'eau changeantes : J'attends que la mer devienne bleue et mince comme du papier Ce sera mon meilleur atelier pour chanter l'aube au printemps. De Cassis à Porquerolles, de Tanger à Roscoff, son siège social c'est le ventre des calanques où dorment les galets. Cet ancien journaliste du Dauphiné Libéré est devenu le griot du peuple majestueux des amers.