George Orwell, de la guerre civile espagnole à 1984
Gill Louis
LUX CANADA
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EAN :9782895961284
Dans un article intitulé "Looking Rack on the Spanish War" (Réflexions sur la guerre d'Espagne), rédigé en 1942, George Orwell, qui a participé à la guerre civile espagnole en tant que combattant, a écrit ces quelques phrases qui annoncent presque mot pour mot le monde fictif qu'il a décrit dans son célèbre roman, 1984, publié en 1949 : "Tôt dans ma vie, j'ai remarqué qu'aucun événement n'avais jamais été relaté avec exactitude dans les journaux; mais en Espagne, pour la première fois, j'ai lu des articles de journaux qui n'avaient aucun rapport avec les faits, ni même l'allure d'un mensonge ordinaire. J'ai vu l'histoire rédigée non pas conformément à ce qui s'était réellement passé, mais à ce qui était censé s'être passé selon les diverses "lignes de parti". Ce genre de choses me terrifie, parce qu'il me donne l'impression que la notion même de vérité objective est en train de disparaître de ce monde." Beaucoup de gens connaissent 1984 pour avoir lu le roman ou vu le film qui en a été fait. Peu savent que son inspiration première est la participation d'Orwell à la guerre civile espagnole et la terreur stalinienne qu'il y a découverte.
Nombre de pages
235
Date de parution
05/01/2012
Poids
180g
Largeur
107mm
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EAN
9782895961284
Titre
George Orwell, de la guerre civile espagnole à 1984
Auteur
Gill Louis
Editeur
LUX CANADA
Largeur
107
Poids
180
Date de parution
20120105
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235,00 €
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George Orwell, qui a participé à la guerre civile espagnole en tant que combattant, a écrit en 1942 ces quelques phrases qui annoncent presque mot pour mot le monde fictif de son célèbre roman, 1984, publié en 1949 : " Je me rappelle avoir dit un jour à Arthur Koestler "L histoire s'est arrêtée en 1936", ce à quoi il a immédiatement acquiescé d'un hochement de tête. Nous pensions tous les deux au totalitarisme en général, mais plus particulièrement à la guerre civile espagnole. En Espagne, pour la première fois, j'ai vu des articles de journaux qui n'avaient aucun rapport avec les faits, ni même l'allure d'un mensonge ordinaire. J'ai lu des articles faisant état de grandes batailles alors qu'il n'y avait eu aucun combat, et des silences complets lorsque des centaines d'hommes avaient été tués. J'ai vu des soldats qui avaient bravement combattu être dénoncés comme des lâches et des traîtres, et d'autres, qui n'avaient jamais tiré un coup de fusil, proclamés comme les héros de victoires imaginaires. Ce genre de choses me terrifie, parce qu'il me donne l'impression que la notion même de vérité objective est en train de disparaître de ce monde. A toutes fins utiles, le mensonge sera devenu vérité. L'aboutissement implicite de ce mode de pensée est un monde cauchemardesque dans lequel le Chef, ou quelque clique dirigeante, contrôle non seulement l'avenir, mais le passé. Si le Chef dit de tel événement qu'il ne s'est jamais produit, alors il ne s'est jamais produit. S'il dit que deux et deux font cinq, alors deux et deux font cinq. Cette perspective m'effraie beaucoup plus que les bombes. " Peu de gens savent que l'inspiration première de 1984 est la participation d'Orwell à la guerre civile espagnole et la terreur stalinienne qu'il y a découverte. La mise en évidence de ce lien constitue la trame de ce livre.
Cet ouvrage veut présenter l'analyse marxiste dans sa spécificité, inconciliable qu'elle est avec la science économique officielle, et en démontrer la pertinence et la validité comme moyen de comprendre la société contemporaine. Cet ouvrage veut présenter l'analyse marxiste dans sa spécificité, inconciliable qu'elle est avec la science économique officielle, et en démontrer la pertinence et la validité comme moyen de comprendre la société contemporaine.
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