George Orwell, de la guerre civile espagnole à 1984
Gill Louis
LUX CANADA
16,00 €
Épuisé
EAN :9782895960225
George Orwell, qui a participé à la guerre civile espagnole en tant que combattant, a écrit en 1942 ces quelques phrases qui annoncent presque mot pour mot le monde fictif de son célèbre roman, 1984, publié en 1949 : " Je me rappelle avoir dit un jour à Arthur Koestler "L histoire s'est arrêtée en 1936", ce à quoi il a immédiatement acquiescé d'un hochement de tête. Nous pensions tous les deux au totalitarisme en général, mais plus particulièrement à la guerre civile espagnole. En Espagne, pour la première fois, j'ai vu des articles de journaux qui n'avaient aucun rapport avec les faits, ni même l'allure d'un mensonge ordinaire. J'ai lu des articles faisant état de grandes batailles alors qu'il n'y avait eu aucun combat, et des silences complets lorsque des centaines d'hommes avaient été tués. J'ai vu des soldats qui avaient bravement combattu être dénoncés comme des lâches et des traîtres, et d'autres, qui n'avaient jamais tiré un coup de fusil, proclamés comme les héros de victoires imaginaires. Ce genre de choses me terrifie, parce qu'il me donne l'impression que la notion même de vérité objective est en train de disparaître de ce monde. A toutes fins utiles, le mensonge sera devenu vérité. L'aboutissement implicite de ce mode de pensée est un monde cauchemardesque dans lequel le Chef, ou quelque clique dirigeante, contrôle non seulement l'avenir, mais le passé. Si le Chef dit de tel événement qu'il ne s'est jamais produit, alors il ne s'est jamais produit. S'il dit que deux et deux font cinq, alors deux et deux font cinq. Cette perspective m'effraie beaucoup plus que les bombes. " Peu de gens savent que l'inspiration première de 1984 est la participation d'Orwell à la guerre civile espagnole et la terreur stalinienne qu'il y a découverte. La mise en évidence de ce lien constitue la trame de ce livre.
Nombre de pages
174
Date de parution
03/12/2005
Poids
197g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782895960225
Titre
George Orwell, de la guerre civile espagnole à 1984
Auteur
Gill Louis
Editeur
LUX CANADA
Largeur
140
Poids
197
Date de parution
20051203
Nombre de pages
174,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Dans un article intitulé "Looking Rack on the Spanish War" (Réflexions sur la guerre d'Espagne), rédigé en 1942, George Orwell, qui a participé à la guerre civile espagnole en tant que combattant, a écrit ces quelques phrases qui annoncent presque mot pour mot le monde fictif qu'il a décrit dans son célèbre roman, 1984, publié en 1949 : "Tôt dans ma vie, j'ai remarqué qu'aucun événement n'avais jamais été relaté avec exactitude dans les journaux; mais en Espagne, pour la première fois, j'ai lu des articles de journaux qui n'avaient aucun rapport avec les faits, ni même l'allure d'un mensonge ordinaire. J'ai vu l'histoire rédigée non pas conformément à ce qui s'était réellement passé, mais à ce qui était censé s'être passé selon les diverses "lignes de parti". Ce genre de choses me terrifie, parce qu'il me donne l'impression que la notion même de vérité objective est en train de disparaître de ce monde." Beaucoup de gens connaissent 1984 pour avoir lu le roman ou vu le film qui en a été fait. Peu savent que son inspiration première est la participation d'Orwell à la guerre civile espagnole et la terreur stalinienne qu'il y a découverte.
Cet ouvrage veut présenter l'analyse marxiste dans sa spécificité, inconciliable qu'elle est avec la science économique officielle, et en démontrer la pertinence et la validité comme moyen de comprendre la société contemporaine. Cet ouvrage veut présenter l'analyse marxiste dans sa spécificité, inconciliable qu'elle est avec la science économique officielle, et en démontrer la pertinence et la validité comme moyen de comprendre la société contemporaine.
Résumé : L'extrême droite a pris le pouvoir dans une foule de pays et elle menace de triompher dans plusieurs autres. Mark Fortier s'inquiète, mais il est aussi très las. Résolument campé à gauche dans ses convictions politiques, il constate que s'il ne veut pas être la proie des prochains maîtres du monde, il lui faudra changer de camp. Bien entendu, ce "journal de conversion" est une satire, un pamphlet cinglant et comique qui s'en prend aux fascistes, mais en premier lieu à tous ceux qui ont laissé la démocratie se dissoudre. L'auteur s'y compose une psyché autoritariste et s'efforce d'adhérer avec enthousiasme aux convictions de la droite radicale. Il offre surtout un portrait saisissant de la dégradation de nos institutions et une description affligeante de ce qui point lorsque l'on cesse de résister. Heureusement, la thérapie échoue, laissant tout de même ce qu'il faut de raison pour ne pas céder entièrement au désespoir.
A partir de son champ d'études, l'anthropologue David Graeber jette dans ce texte qui date de 2004 les bases d'une théorie sociale anarchiste. Le marxisme a longtemps inspiré les sciences humaines, mais l'anarchisme qui est pourtant plus ancien, n'a encore que peu de représentants dans les universités et n'a pas encore occupé les champs du savoir. Certes, il y a eu Mauss et Clastres, mais l'anthropologie continue, encore aujourd'hui à se méfier d'une vision non-hiérarchisque et anti-étatiste du monde. Elle ose trop peu utiliser les outils à sa disposition pour inventer un contre-pouvoir efficace. C'est pour remédier à cela que Graeber a écrit ce pamphlet qui, après avoir réaffirmé les bases de l'anarchisme, explore les différents éléments auxquels l'anthropologue anarchiste doit s'atteler, notamment, et à l'instar de l'anthropologue Pierre Clastres, une nouvelle théorie de l'Etat et une nouvelle analyse du capitalisme. Cette nouvelle édition est augmentée d'une préface de Francis Dupuis-Déri
Londe de choc de l'attaque du Hamas, le 7 octobre 2023, a frappé une France inquiète, en proie à une crise démocratique après l'échec du mouvement contre la réforme des retraites. La montée de l'extrême droite et la "bollorisation" du paysage médiatique ont propagé l'islamophobie dans l'espace public, créant un terreau favorable au discours israélien. Mais la propagande a aussi été relayée par des intellectuels comme Gilles Kepel ou Eva Iltouz, pour ne nommer qu'eux, qui ont profité de leur statut pour développer des stratégies de désinformation. Dans cet ouvrage, Denis Sieffert analyse leurs discours, les confronte à une autre réalité qui replace la question palestinienne au centre de l'histoire coloniale, sans jamais méconnaître la douleur juive, ni sous-estimer le fléau d'un antisémitisme étroitement corrélé au conflit. Il dénonce un débat public qui, pendant des mois, a ignoré le massacre des Gazaouis. Il montre comment une partie de ceux que l'on appelle les sionistes de gauche en sont venus à soutenir un gouvernement israélien d'extrême droite.