Auteurs : Siouzie Albiach, Mariano Bocanegra, Alejandro León Cannock, Florence Cuschieri, Juliette George, Marta Gili, Giovanni Battista Martini, Audrey Mot, Fabien Vallos, Juliette Vignon. En 1960, Lisetta Carmi choisit d'abandonner sa carrière de pianiste pour s'emparer de la photographie. Elle participe alors aux mouvements contestataires de gauche, en réaction à la montée néo-fasciste et réactionnaire des années 1960. Inspirée par ce contexte, elle utilise l'appareil photographique comme un outil politique d'expérience et de partage avec celles et ceux qui aspirent à une reconnaissance dans l'espace social du commun. Sa série Les Travestis, notamment, dépeint avec douceur et complicité la vie d'une communauté transidentitaire de travestis dans l'ancien ghetto de Gênes. Son regard se pose également sur le monde ouvrier. Ses séries consacrées au port de Gênes captent l'intensité du corps à l'oeuvre et sa rencontre avec celui, gigantesque et dévorant, de l'industrie portuaire.
Nombre de pages
112
Date de parution
10/07/2020
Poids
300g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782350465128
Titre
Those with a name to come. Lisetta Carmi
Auteur
Gili Marta ; Vallos Fabien
Editeur
FILIGRANES
Largeur
170
Poids
300
Date de parution
20200710
Nombre de pages
112,00 €
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Chardin Virginie ; Gili Marta ; Kayser Thomas ; Cl
Dernière représentante de l'école humaniste, incarnée par Robert Doisneau, Willy Ronis, Edouard Boubat ou Brassaï, Sabine Weiss (née en 1924) occupe une place unique au sein de la photographie française. Pendant près de soixante ans, elle a exploré une grande variété de domaines, du reportage au portrait et de la mode à la publicité, en parallèle d'essais plus personnels. Au fil de ses multiples pérégrinations, elle a oeuvré pour la presse illustrée française et internationale, avec une passion jamais démentie et une curiosité insatiable. La photographe dévoile ici pour la première fois ses archives, qui recèlent des documents d'époque et des clichés pour certains inédits engrangés tout au long d'une carrière prolifique. Hommage à une figure indépendante et vive, sensible à l'être humain et à sa vie quotidienne, cet ouvrage laisse entrevoir les mille et une facettes de ce trésor photographique.
Didi-Huberman Georges ; Gili Marta ; Brenez Nicole
Une confiance d'enfant, une confiance qui va au-devant, espérante, qui vous soulève, confiance qui, entrant dans le brassage tumultueux de l'univers, devient un soulèvement plus grand, un soulèvement prodigieusement grand, un soulèvement extraordinaire, un soulèvement jamais connu, un soulèvement par-dessus soi, par-dessus tout, un soulèvement miraculeux qui est en même temps un acquiescement, un acquiescement sans borne, apaisant et excitant, un débordement et une libération, une contemplation, une soif de plus de libération, et pourtant à avoir peur que la poitrine ne cède dans cette bienheureuse joie excessive", Henri Michaux, L'Infini turbulent (1957).
Florence Henri, d'abord connue pour sa peinture, devient une photographe incontournable des avant-gardes dans les années 1920 à 1940. Sa recherche perpétuelle de nouvelles formes et sa maîtrise des perspectives l'amènent à créer des compositions originales. Cet ouvrage est une rétrospective de son ?uvre photographique.
Le parcours de Bruno Réquillart (né en 1947 à Marcq-en-Baroul) débute en 1967 avec des reportages témoignant de l'état d'esprit libertaire et militant propre à sa génération et à son époque. Sa rencontre avec Maurice Béjart et le Ballet du XXe siècle, qu'il photographie pendant trois ans, reste à ce titre emblématique. Mais l'expérience photographique se poursuit bientôt chez lui en marge du document et de la commande pour se concentrer sur le quotidien et sur les lieux qui lui sont familiers.Sa démarche se fait alors conceptuelle, relève de l'inventaire et de l'accumulation de sujets soi-disant insignifiants (les séries s'intitulent Constats et montrent des éléments urbains: rideaux de fer, panneaux publicitaires, troncs d'arbres, etc.): J'avais à l'époque une sorte de boulimie de l'image, je faisais des prises de vue mais je ne développais pas mes négatifs, raconte-t-il aujourd'hui. Mais sa curiosité visuelle est tout aussi révélatrice d'une histoire personnelle, d'un retour introspectif, d'un besoin " d'état des lieux ". L'entreprise, parsemée de quelques voyages en Europe, s'arrête brusquement en 1981. Persuadé d'en avoir terminé avec la photographie, Bruno Réquillart se consacre alors à la peinture " pour essayer autre chose " et fait bientôt don à l'État (en 1992) de ses négatifs et de ses tirages. Après une absence d'images qui dure presque vingt ans, s'opèrent un renouveau et un retour à la pratique. À partir de 2000, il photographie avec un appareil panoramique les paysages de son enfance passée dans le Nord-Pas-de-Calais, les ruelles de Pavia (Portugal), où il a désormais installé son atelier de peintre, et enfin Paris. La ville, son lieu de vie depuis 1970, est à nouveau scrutée comme un inépuisable matériel visuel mais sa représentation, sans doute en raison du format, s'est enrichie d'innombrables formes et détails observés lors de ses déambulations.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.