Le parcours de Bruno Réquillart (né en 1947 à Marcq-en-Baroul) débute en 1967 avec des reportages témoignant de l'état d'esprit libertaire et militant propre à sa génération et à son époque. Sa rencontre avec Maurice Béjart et le Ballet du XXe siècle, qu'il photographie pendant trois ans, reste à ce titre emblématique. Mais l'expérience photographique se poursuit bientôt chez lui en marge du document et de la commande pour se concentrer sur le quotidien et sur les lieux qui lui sont familiers.Sa démarche se fait alors conceptuelle, relève de l'inventaire et de l'accumulation de sujets soi-disant insignifiants (les séries s'intitulent Constats et montrent des éléments urbains: rideaux de fer, panneaux publicitaires, troncs d'arbres, etc.): J'avais à l'époque une sorte de boulimie de l'image, je faisais des prises de vue mais je ne développais pas mes négatifs, raconte-t-il aujourd'hui. Mais sa curiosité visuelle est tout aussi révélatrice d'une histoire personnelle, d'un retour introspectif, d'un besoin " d'état des lieux ". L'entreprise, parsemée de quelques voyages en Europe, s'arrête brusquement en 1981. Persuadé d'en avoir terminé avec la photographie, Bruno Réquillart se consacre alors à la peinture " pour essayer autre chose " et fait bientôt don à l'État (en 1992) de ses négatifs et de ses tirages. Après une absence d'images qui dure presque vingt ans, s'opèrent un renouveau et un retour à la pratique. À partir de 2000, il photographie avec un appareil panoramique les paysages de son enfance passée dans le Nord-Pas-de-Calais, les ruelles de Pavia (Portugal), où il a désormais installé son atelier de peintre, et enfin Paris. La ville, son lieu de vie depuis 1970, est à nouveau scrutée comme un inépuisable matériel visuel mais sa représentation, sans doute en raison du format, s'est enrichie d'innombrables formes et détails observés lors de ses déambulations.
Nombre de pages
139
Date de parution
20/06/2013
Poids
1 100g
Largeur
310mm
Plus d'informations
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EAN
9782350462851
Titre
Poétique des formes
Auteur
Réquillart Bruno ; Gili Marta ; Rivallin Matthieu
Editeur
FILIGRANES
Largeur
310
Poids
1100
Date de parution
20130620
Nombre de pages
139,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Bruno Réquillart fait partie de ces photographes toujours en vie dont le fonds est géré par la mission du patrimoine photographique. Il est de ceux dont on ne va pas attendre la mort pour reconnaître le talent. Faut-il rappeler le panthéon des photographes gérés par le patrimoine photographique français : René-Jacques, Thérèse Le Prat, Studio Harcourt... Dans la même collection que Kertész - Made in USA, notre maison d'édition a décidé de lui dédier un ouvrage sur le thème si peu souvent traité de la danse. Le souci du contraste, la beauté à la fois athlétique et chorégrahique Des modèles et des prises de vue nous ont permis avec Bruno Réquillart de concevoir un ouvrage nous rappelant l'exceptionnelle difficulté que cet art exige. Chaque photographie sait saisir le moindre détail. Comment Ne pas réagir sur un pas de Noureïev, sur la force du regard et des gestes de Maurice Béjart ? Avec une étonnante délicatesse et une précision hors du commun, Bruno Réquillart nous offre ce ballet.
Patients, attention! Vous allez payer plus! Médecins, prenez garde! Votre responsabilité est en jeu! Demain, ne rêvez pas, la santé sera trop chère pour vous! Voilà de sévères avertissements à l'attention des usagers de l'Assurance maladie, mis en exergue par la réforme du système de santé français. Car malades, praticiens, administration, compagnies d'assurance... tous ont leur part de responsabilité dans le dysfonctionnement de notre système de protection sociale. Et bientôt, rester en bonne santé risque de devenir un coûteux privilège. Ce livre permet de comprendre où se trouvent les faiblesses, les inégalités et les absurdités de notre Sécurité sociale, qui touche aujourd'hui les limites de son excellence - n'est-elle pas réputée pour être l'une des meilleures du monde? - et de son équité. Hervé Réquillart, à travers une analyse objective et pertinente, appuyée d'exemples concrets, nous fait prendre conscience qu'au-delà des conséquences financières directes de la réforme sur chaque assuré, nos comportements ont un impact sur la société, la santé, notre santé... Et nous indique comment faire évoluer nos mentalités. Comment, finalement, nous réformer nous-mêmes!
Comment allier prévention et médecine de premier recours. Comment renforcer l'offre de soins dans les régions, et parvenir à délester l'hôpital lorsque c'est possible? Comment accompagne nos aînés, de plus en plus nombreux, dans les meilleures condition possibles? Comment rénover le financement d'un système en perpétuelle faillite? Comment, enfin, garantir une information plus transparente aux patients? Dans le domaine de la santé, le grand public a peu souvent l'occasion de prendre la parole, d'exprimer ses attentes, de formuler des critiques ou de proposer des évolutions. Les politiques eux-mêmes, considérant à tort que ces questions sont d'ordre technique, s'en sont peu emparé. En France, le débat public sur la santé peine à s'ouvrir au plus grand nombre. Dans le prolongement des "Conférences de citoyens", onze décideurs livrent ici leur point de vue sur les grands enjeux de la santé. En élargissant encore le cercle du débat, cet ouvrage voudrait libérer la parole de l'ensemble des citoyens. C'est à ce prix que nous pourrons, demain, parfaire notre système de santé, et préserver ses valeurs enviées du monde entier. Passionnant par la diversité de ses auteurs, et l'originalité de leurs analyses, ce livre clair et abordable dresse un état des lieux complet des grands enjeux de la santé aujourd'hui. Un ouvrage de référence.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.