À l'occasion de l'anniversaire de la création, il y a dix ans, de l'Établissement Public d'Aménagement Paris-Saclay est organisée une exposition qui montre quelle est la réalité d'un projet dont l'histoire et l'ampleur ont peu d'équivalent. C'est à travers le regard porté par des artistes qu'est abordée cette réalité. Ils ont tous reçu une invitation à réaliser des ?uvres à partir d'un argumentaire ainsi rédigé : « La diversité territoriale, géographique, sociale, culturelle et économique de l'ensemble réuni sous le nom de Paris-Saclay conduit à aborder l'exposition à partir de la question des paysages : urbains, naturels, humains. Ce mot est à prendre dans un sens à la fois réel et métaphorique et permet de conduire une approche pluridimensionnelle. Un paysage est un espace terrestre délimité, observé et représenté. Il existe en soi mais il nécessite un observateur qui le construit dans son champ de vision. [?] Pour cette exposition, les artistes retenus sont au nombre de sept. Parmi eux, Florence Gilard, à qui il a été demandé de réaliser un « roman graphique » qui, après plusieurs mois de travail, a pris la forme de ce livre. Marc Partouche, commissaire de l'exposition Paysages ...
Nombre de pages
48
Date de parution
06/05/2021
Poids
308g
Largeur
252mm
Plus d'informations
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EAN
9791092775365
Titre
Paris-Saclay, la lisière et l'ombellifère
Auteur
Gilard Florence ; Partouche Marc
Editeur
MONTE EN L AIR
Largeur
252
Poids
308
Date de parution
20210506
Nombre de pages
48,00 €
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Titu titu titu titutitu tiiiiiiiiiitu titu titu Merlito ? Je t'entends. Où es-tu ? Ainsi commence l'histoire, par son chant, un merle signale sa présence à l'enfant. Tous les jours, il apparaît, disparaît, chante et puis se tait. Il fait partie du quotidien de l'enfant, une présence familière, rassurante. L'enfant éprouve une vraie joie à le voir ré-apparaître chaque jour ; mais où est-il quand il ne le voit pas ?? alors, l'enfant le convoque dans son imaginaire. A travers la présence familière du merle, l'album met en musique l'une des questions importantes pour le tout petit, celle de l'apparition-disparition, de la présence-absence. Celui qui s'en va, revient-il ?? Les images et la narration permettent de s'identifier à l'enfant et son ami-merle, le petit lecteur se retrouvera sans nul doute dans cette histoire d'amitié. Florence Gilard invite le petit lecteur à plonger dans l'image et à expérimenter ce jeu de cache-cache. Un dispositif simple qui plaira à coup sûr aux tout-petits.
Je me souviens de ta main qui traçait des lignes à la craie sur les tissus. De ton trait de coupe, tu délimitais des territoires entiers, qui portaient les noms de crêpe de Chine, bourrette de soie, panne de velours, lin, coton suisse, tweed, toile, gabardine, flanelle, étamine de laine... Entre souvenir d'enfance et malentendus liés à la langue, Florence Gilard esquisse à petites touches sa relation à sa grand-mère. Elle décrit les gestes sûrs de la couturière qu'elle était, les jeux d'enfants, les mercredis passés chez elle et la difficulté de se séparer. Reprenant à son compte les gestes consistant à assembler et coudre ensemble les morceaux de tissus, elle compose un récit, fait de pièces qui ne semblaient pourtant pas tenir ensemble. Malentendus ou incompréhensions langagières, des petites phrases énigmatiques ou confuses pouvaient alors donner lieu à des représentations erronées, décalées, émaillées de drôleries. L'étrange : The end, te and, the hand... devient le point de départ de son récit. Qu'est-ce que ces mots anglais entrés dans l'univers de l'en-fance grâce aux cow-boys dans les films de western peuvent bien avoir à voir avec les Américains venus libérer la France il y a si longtemps ? La naïveté d'alors fait place à un regard amusé et tendre sur ce qui se transmet à travers le récit familial. Dans cet objet hybride, graphique et poétique, l'autrice suggère plus qu'elle ne démontre. Elle nous offre un regard sensible et intime sur le temps qui passe, la nostalgie de l'enfance, la fin de vie, la tendresse qui lie les générations d'une même famille et savoir dire au revoir tout en gardant précieusement ses sou-venirs. Florence Gilard utilise plusieurs techniques graphiques pour recréer cette toile de souvenirs et de nostalgie de l'enfance. Dessins aux crayons de couleurs, anciennes photographies, fil cousu dans la page se mêlent pour dérouler le fil de cette histoire intime.
Rose Sélavay est une revue artistique et thématique à parution aléatoire. Le projet de cette revue est de mettre en lumière des artistes contemporains et de créer un objet imprimé constitué de productions originales et de qualité, tant littéraires que graphiques.
Rrose Sélavy est une revue artistique et thématique à parution aléatoire. Chaque numéro explore un thème déterminé par le comité éditorial et proposé aux différents auteurs et d'artistes par le biais d'appel à contributions. Le projet de cette revue est de mettre en lumière des artistes contemporains et de créer un objet imprimé constitué de productions originales et de qualité, tant littéraires que graphiques.
Prenez un titre ou un refrain de chanson. Choisissez-le contenant un verbe, ou une forme assimilable à une déclinaison verbale. Par exemple : Tata Yoyo. Passez cette locution à l'infinitif : Tater Yoyo et déroulez la conjugaison complète de ce nouveau verbe : Je tate Yoyo, Tu tates Toyo, etc. Vous obtenez ainsi une table de conjugaison inédite, qui fera apparaître de nouveaux sens, de nouvelles sonorités, de nouvelles poésies : Ça taterait Yoyo, Que nous tatassions Yoyo, Tatant Yoyo, Tatons Yoyo !, etc. Vous faites de la conjugaison ordinaire.