Ce petit traité d'un cabaliste du XIIIe siècle aborde une question de toute première importance, à la fois pour la compréhension du texte biblique, mais également pour celle du statut de la ?faute? dans le judaïsme. La tradition veut que la ?faute? de David avec Bethsabée l'ait empêché de construire de Temple de Jérusalem. Or selon Gikatila, et selon les sages du Talmud, depuis le premier jour de la Création,David était ?destiné? à Bethsabée, comme Bethsabée était ?destinée? à David. Le mariage terrestre, à ce titre, n'est autre qu'un complément du mariage des âmes. Gikatila propose alors une réflexion du mariage, fondée sur la destination des âmes, leur nature ?sexuée?, et l'idée que la seule ?faute? qu'on pourrait attribuer à deux âmes destinées l'une à l'autre, c'est leur ?empressement? à réaliser leur destin.
Date de parution
05/04/2003
Poids
95g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782841620685
Titre
DAVID ET BETHSABEE. LE SECRET DU MARIAGE
Auteur
GIKATILA JOSEPH
Editeur
ECLAT
Largeur
110
Poids
95
Date de parution
20030405
Disponibilité
Epuisé
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Les Portes de la Lumière " est une encyclopédie kabbalistique des Noms divins et une étude mettant en évidence l'intime liaison entretenue par les mots de la Bible et les Noms de Dieu. L'auteur, Joseph Gikatila, dépouille les mots de leurs significations extérieures pour en révéler le Sod, l'herméneutique. Bien que la Kabbale soit une discipline ésotérique hermétique, Joseph Gikatila rend les concepts kabbalistiques accessibles et offre un travail clair, systématique et détaillé. Ce livre est divisé en dix portes, ou chapitres, décrivant très précisément la manifestation dans le monde des dix Séfiroth, à travers les Noms divins qui leurs correspondent et leurs attributs révélés. Dans le Kabbale des Portes de la Lumière, les aspects de Dieu émanent d'une hiérarchie entrelacée de dix Séfiroth connectées par des canaux qui peuvent être détériorés ou réparés par l'activité humaine. La lumière de chacune de ces Séfiroth, étant inconnaissable et inaccessible, doit s'envelopper de noms et d'attributs capables de la définir. Ainsi, une Séfirah s'enveloppe d'un Nom divin, qui lui-même impénétrable s'enveloppe d'attributs se contenant mutuellement et de surnoms, pour arriver finalement à de simples mots de la Bible.
Loin d'être le fruit du hasard, de rencontres occasionnelles ou de passions aléatoires, les couples accomplis résultent de retrouvailles entre les deux moitiés d'une âme unique et androgyne, qui fut scindée lors de sa venue en ce monde. C'est pourquoi le Talmud nous dit que David et Bethsabée étaient destinés l'un à l'autre depuis l'origine des temps. Tel est le point de départ de ce petit chef-d'oeuvre de R. Joseph Gikatila (1248-1325), l'un des plus importants cabalistes espagnols du XIIIe siècle, sur le secret du mariage, la prédestination des âmes et l'effacement du péché originel.
Benjamin Walter ; Scholem Gershom ; Adorno Theodor
Les deux volumes de la correspondance de Walter Benjamin, édités en 1966 et préfacés par Gershom Scholem et Theodor W. Adorno, proposent un choix de plus de 300 lettres, écrites entre 1910 et 1940. L'édition française a paru pour la première fois en 1978. La traduction avait été réalisée par Guy Petitdemange qui clôturait le volume par une courte postface intitulée « Treize facettes de Walter Benjamin au fil de ses lettres». L'ensemble a été révisé et mis à jour pour notre édition par Pierre Rusch, qui comprend un corpus de lettres de 1913 à Ludwig Strauss sur la question du sionisme, qui a été retrouvé après la première édition allemande et n'a pu être intégré dans les éditions successives.Même si cette édition est incomplète par rapport à la grande édition allemande en six volumes établie par Christoph Gödde et Henri Lonitz (Suhrkamp, 1996), elle a le mérite d'avoir été éditée par deux proches amis de Benjamin, et leurs notes témoignent de cette amitié aussi fidèle que compliquée et de «l'exceptionnelle aisance dans le genre épistolaire qui lui était comme naturelle» écrit Scholem. Elle éclaire en tout cas suffisamment et d'un jour nouveau l??uvre de Benjamin qui a marqué durablement la pensée du 20e siècle et est chaque jour redécouverte par une nouvelle génération de lecteurs et d'exégètes. La liste des correspondants donne bien la mesure de son importance: outre les deux éditeurs, dont plusieurs lettres sont également reproduites, on trouve Hannah Arendt, Hugo von Hoffmansthal, Bertolt Brecht, Max Horkeimer, Martin Buber, Adrienne Monnier, Rainer Maria Rilke etc. Toute la pensée du 20e siècle est là, avec son cortège de drames et d'espérances.
Dans ce long inédit, Benjamin Fondane révèle les implications philosophiques révolutionnaires qui découlent des travaux de Lévy-Bruhl (1857-1939) sur la mentalité primitive. En mettant à jour les mécanismes d'une logique différente, Lévy-Bruhl fait voler en éclat l'universalité de la logique d'Aristote sur laquelle repose notre pensée occidentale. Dès lors cette logique n'est rien d'autre qu'une arme politique qui fonde l'hégémonie de la rationalité. La démonstration de Fondane est implacable et bouleverse notre conception de la philosophie. Il nous incite à reconsidérer nos manières de penser et de vivre sous la contrainte de la raison, faisant écho à une tradition non aristotélicienne qu'incarnent des penseurs comme Michelstaedter, Lukasiewicz ou Alfred Korzybski.