La Compagnie des Compteurs. Acteur et témoin des mutations industrielles françaises du XXe siècle (1
Giguel Paulette ; Barjot Dominique ; Mounier-Kuhn
PU RENNES
21,00 €
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EAN :9782753533998
La Compagnie des Compteurs, connue sous son sigle CdC, ou communément appelée "Les compteurs de Montrouge", naquit à Paris en 1872, à l?initiative de Gabriel Chamon. Avec un effectif atteignant 2 000 ouvriers en 1900 et une activité élargie au comptage de l?eau, de l?électricité et à l?équipement des usines, le regroupement en 1923, des deux sites parisiens autonomes dans une usine moderne à Montrouge, n?altéra pas la culture de l?entreprise chère par Gabriel Chamon, entretenue par la seconde et la troisième génération familiale et soutenue par un actionnariat fidèle industriel et bancaire. Les stratégies de développement perpétuées au fil des décennies, adaptées aux évènements politiques, économiques et sociaux, aux innovations et aux mutations technologiques ont permis à l?entreprise de passer, en un siècle, du statut artisanal à celui de grande entreprise paternaliste et capitaliste, employeur de 20 000 personnes à la fin des années 1960. Au fil de ces années, la CdC faisait figure "d?acteur et de témoin actif", et avait acquis une place honorable dans l?histoire de l?industrialisation de la France jalonnée, durant le XXe siècle, de mutations économiques, politiques et sociétales. Cette étude propose de reconstituer le parcours centenaire de la Compagnie des Compteurs et de montrer son rôle de témoin et d?acteur des mutations intervenues en France durant le XXe siècle.
Nombre de pages
381
Date de parution
11/09/2014
Poids
600g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753533998
Titre
La Compagnie des Compteurs. Acteur et témoin des mutations industrielles françaises du XXe siècle (1
Auteur
Giguel Paulette ; Barjot Dominique ; Mounier-Kuhn
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
600
Date de parution
20140911
Nombre de pages
381,00 €
Disponibilité
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L'histoire et la vie du monde obéissent à des ressorts secrets. Le cheminement commence pour nous avec la Grèce platonicienne et la pensée de l'Être. Il se prolonge, lentement rythmé par le judéo-christianisme, jusqu'au déploiement planétaire de la technique. La catastrophe partout annoncée tarde à se produire définitivement. À la fin du 19èmesiècle, Nietzsche et Rimbaud font l'expérience poétique et pensante de la sortie hors de l'histoire de l'Être. Le présent ouvrage s'efforce d'en rendre compte à la lumière des percées du 20èmesiècle dont celle, entre autres, de Kostas Axelos, et avec l'humilité de quelqu'un qui essaie de penser ce qui reste à penser.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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