Dans cet important texte théorique, l'auteur nous livre un interprétation nouvelle et dérangeante des transformations institutionnelles liées à la modernité. Notre monde n'est pas postmoderne. En cette fin du XXe siècle, les caractéristiques des grandes institutions expriment l'émergence d'une période de "modernité aiguë", où les orientations précédentes auraient plutôt tendance à la radicalisation qu'à l'essoufflement. Il est possible qu'apparaisse un univers social postmoderne, mais ce dernier sera composé par de nouvelles facettes des formes d'organisation sociale et culturelle qui dominent actuellement le monde. Tout en dressant un bilan descriptif de la modernité, Giddens accorde une attention particulière à l'analyse des points communs entre confiance et risque, sécurité et danger, dans le monde moderne. Il estime que les mécanismes de confiance associés à la modernité et le "profil de risques" distinctif qu'elle engendre, sont résolument différents de ceux qui caractérisaient les temps pré-modernes. Ce livre s'appuie sur les précédents écrits théoriques de l'auteur. Il sera d'un intérêt primordial pour tous ceux qui souhaitent découvrir la pensée de Giddens. Mais l'ouvrage aborde des sujets qu'il n'avait encore jamais analysés, et des domaines aujourd'hui "brûlants", comme l'avenir de la planète. Il est particulièrement recommandé aux étudiants en sociologie, en sciences politiques, en philosophie, etc. André Akoun (Université de Paris V) Anthony Giddens est l'un des théoriciens parmi les plus estimés et influents des sciences sociales à nos jours. B. S. Turner (Université de Essex) L'impressionnante production intellectuelle d'Anthony Giddens peut être scindée en deux parties fondamentales : "la théorie de la structuration" et l'application de cette théorie à l'analyse de la société industrielle. Avec Les conséquences de la modernité (la deuxième période), l'auteur nous propose une aguichante analyse institutionnelle de la modernité, tout en réfutant l'idée de la postmodernité (chère à Lyotard). Avec son style agréable, associé à une érudition unique, Giddens a contribué, plus qu'aucun autre théoricien du monde anglo-saxon, à revisiter l'ensemble de la théorie sociale. Judith Lazar (Université de Paris X)
Nombre de pages
192
Date de parution
03/05/2000
Poids
350g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738425065
Titre
Les conséquences de la modernité
ISBN
2738425062
Auteur
Giddens Anthony
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
350
Date de parution
20000503
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Reconnaître le caractère multidimensionnel de la modernité implique de rompre avec quelques-unes des théories du changement social les plus profondément ancrées dans les sciences sociales. Dans le présent volume, je discute la logique de ces théories sur un mode abstrait, mais ce travail conceptuel et critique n'est que le point de départ d'une entreprise plus ambitieuse qui renvoie à une préoccupation d'ordre empirique, celle de parvenir à réinterpréter la nature même de la modernité. "
Giddens Anthony ; Cunnington Nathalie ; Ménévis Es
L'Europe est-elle en mesure de conjurer le sort d'un déclassement économique et social?. C'est à cette question essentielle qu'Anthony Giddens tente d'apporter une réponse non française. Pour ce grand sociologue britannique, qui fut aussi le théoricien du blairisme, il n'y a pas lieu de désespérer. L'Europe conserve une indéniable spécificité en ce qu'elle continue à croire et à penser que des valeurs comme la solidarité, la protection des plus vulnérables et l'attribution à l'ensemble de la population d'un large éventail de droits économiques et sociaux font partie intégrante de son identité. Dans ces conditions, la question centrale n'est pas de savoir si l'Europe doit renoncer à ses valeurs sociales. Il s'agit de se demander comment les adapter à un monde où le rapport des individus au marché, à l'État et au social s'est profondément transformé. Au rebours d'un euroscepticisme dominant, l'auteur montre que les mutations sont déjà engagées et que la capacité des Européens à changer est plus forte que l'on ne le croit. Il nous invite à imaginer l'avenir au-delà des conformismes idéologiques qui obscurcissent souvent le débat sur le modèle européen. . . Anthony Giddens, sociologue, ancien directeur de la London School of Economics and Political Science, est l'inspirateur de Tong Blair avec lequel il a écrit La Troisième Voie : le renouveau de la social-démocratie (Seuil, 2002). Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment publié La Constitution de la société (PUF, 2005) et La Transformation de l'intimité (Pluriel, 2006).
Publié pour la première fois en poche, cette réflexion originale apporte une contribution essentielle aux débats et discussions qui animent le champ de la théorie sociale en France, qu'il s'agisse du post-marxisme, du post-structuralisme, du retour au sujet ou de l'idée d'auto-organisation. François Chazel note également que la conception des sciences sociales défendue par Giddens est "une conception large, et à ce titre elle suscite la sympathie, ouverte sur la philosophie gui défend l'idée d'une unité profonde entre sociologie, histoire et géographie."
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...