La Fiat aux mains des ouvriers. L'automne chaud de 1969 à Turin
Giachetti Diego ; Scavino Marco
NUITS ROUGES
14,20 €
Epuisé
EAN :9782913112254
Si le Mai-1968 est emblématique du mouvement contestataire de la fin des années 1960, c'est en Italie qu'il a pris la plus grande ampleur, démarrant dés mars 1968 pour ne s'achever qu'une dizaine d'années plus tard. Mais le vrai coup d'envoi de ce "Mai rampant" sera donné, à l'automne 1969, avec les grèves de la RAT-Mirafiori, à Turin, la plus grande usine d'Europe. Au contact d'étudiants et de militants qui refusaient le réformisme du Parti communiste italien - tel, Adriano Sofri, futur fondateur de Lotta Continua-, les O.S., fraîchement importes du Sud de l'Italie, vont inventer des formes de lutte vigoureuses, bloquant ou sabotant la production, forçant les chefs à défiler avec eux dans les ateliers, et, radicalisant, contre leur gré, les. syndicats. Outre cette critique pratique du travail, ces ouvriers auront en, aussi le mérite de sortir de l'usine pour impulser un vaste mouvement d'insubordination qui touchera toute la région, les autres usines et les collèges, marqué notamment par l'"autoréduction" des prix et des loyers. Comme le disait un des ouvriers, "j'ai finalement découvert que nous ne luttions pas seulement contre le patron mais contre tout".
Nombre de pages
303
Date de parution
11/05/2005
Poids
350g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782913112254
Titre
La Fiat aux mains des ouvriers. L'automne chaud de 1969 à Turin
Auteur
Giachetti Diego ; Scavino Marco
Editeur
NUITS ROUGES
Largeur
120
Poids
350
Date de parution
20050511
Nombre de pages
303,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Giachetti Raphaël ; Vialard Dominique ; Henry Chan
On disait hier " maladie maniaco-dépressive ". On parle aujourd'hui de " troubles bipolaires ". Mais, d'hier à aujourd'hui, la souffrance demeure, et trop de vies sont encore abîmées par cette maladie, surtout lorsqu'elle n'est pas diagnostiquée suffisamment tôt ou correctement traitée. Vous trouverez dans ce livre au ton rassurant toutes les données scientifiques et pratiques nécessaires pour comprendre le trouble bipolaire, le vôtre ou celui d'un proche et, surtout, pour qu'il n'empêche pas une vie heureuse et féconde.
Ancienne directrice de recherche au CNRS (spécialiste des comportements alimentaires), expert scientifique en nutrition auprès du CNERNA et de l'Institut National de la consommation (INC); auteur de très nombreux ouvrages et publications sur le sujet.
Je me sens invincible. Je suis attirée par ce soleil resplendissant et hypnotique, tout là-haut. Je sens ma force de vie. C'est une expérience unique à laquelle certaines personnes souffrant de troubles bipolaires ne veulent pas renoncer, malgré l'onéreux prix à payer. Quelques mois plus tard je suis à terre, sonnée, hébétée pendant une période interminable. Le supplice de la lente et tragique noyade m'engouffre vicieusement. Peu à peu j'ai apprivoisé cette maladie difficile que je présente ici avec tous les moyens qui m'aident à rester en équilibre, jour après jour.
Richard Müller n'était ni un théoricien ou un politicien comme Rosa Luxemburg ou Karl Liebknecht, mais un ouvrier tourneur, simple adhérent du SPD d'avant 1914, l'un de ces héros que l'Histoire tire de l'ombre avant de l'y replonger, une fois sa tâche accomplie. A la tête du réseau des Délégués révolutionnaires, créé en 1916 pour résister au militarisme, il fut, plus que la Ligue Spartakus, "l'homme de la Révolution de novembre". A travers son action, nous découvrons les ressorts prosaïques des événements, souvent plus décisifs que les discours enflammés et les postures héroïques. Modéré, "centriste", il s'opposera au soulèvement prématuré de janvier 1919 à Berlin et à l'aventureuse "Action de mars" de 1921, lancés par le Parti communiste. Pas toujours avisé dans ses choix, il était aussi parfois courageux et déterminé, à l'image finalement de la classe ouvrière allemande de ces années-là. Partisan d'une "République des conseils", adhérant au KPD en 1920, comme la majorité des socialistes de gauche, il en sera assez vite écarté de fait par la bolchévisation. Après la publication de précieuses Mémoires au milieu de la décennie, il abandonnera toute activité politique pour une inattendue carrière de promoteur immobilier, qu'il mènera sans trop de scrupules.
Ernst, lycéen dans une petite ville de l'Allemagne du sud, s'éveille à toutes les complexités de la vie. Les injustices et les inégalités sociales, la mesquinerie et la médiocrité de nombre de ses camarades de classe qui prennent plaisir à persécuter plus faible ou plus sensible qu'eux le heurtent, ainsi que la méchanceté et l'hypocrisie de beaucoup d'adultes. L'éveil de sa sexualité, impérativement attrayante mais que l'ignorance et l'hypocrisie rendent mystérieuse, lui valent bien des déboires et des frayeurs. Sa solidarité spontanée avec un jeune Juif, souffre-douleur d'un maître de gymnastique sournoisement antisémite, le rapproche d'un garçon plus averti et plus mûr que lui, fils d'un ancien officier anticonformiste. Brutalement, cette société bien ordonnée bascule dans la guerre et bouleverse le quotidien. Emportés par la vague nationaliste, tous les habitants se retrouvent dans une grande union chauvine : bourgeois et petits-bourgeois se sentent pousser des ailes de héros, les ouvriers sont abreuvés de musique militaire et de discours patriotiques, les militants socialistes sont trahis, abandonnés par leurs chefs dont les idées chancellent. Tous, bras dessus bras dessous, s'engagent dans la guerre que l'on annonce courte et... victorieuse.