Concours de beauté et beautés du corps en Grèce ancienne. Discours et pratiques
Gherchanoc Florence
AUSONIUS
24,99 €
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EAN :9782356131485
La beauté fascine, dérange et effraye tout à la fois ; puissance agissante, elle instaure aussi bien l'ordre que le désordre. Pâris, le Troyen, en a fait l'expérience face à Aphrodite, Héra et Athéna, comme en témoigne notamment dans l'épopée l'épisode fameux et paradigmatique du "jugement". Cette curieuse compétition de beauté, dans sa forme aiguë une crise (krisis) est précisément le point de départ de ce livre consacré aux concours de beauté dans les cités grecques de l'Antiquité. L'ouvrage présente ainsi de ceux-ci une analyse fondée à la fois sur les représentations culturelles que produisent les discours et les images, et sur les pratiques rituelles effectives des Grecs en matière de beauté, suivant une approche historique et anthropologique.
Nombre de pages
228
Date de parution
11/03/2016
Poids
480g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782356131485
Titre
Concours de beauté et beautés du corps en Grèce ancienne. Discours et pratiques
Auteur
Gherchanoc Florence
Editeur
AUSONIUS
Largeur
170
Poids
480
Date de parution
20160311
Nombre de pages
228,00 €
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Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Ce colloque est une somme de réflexions sur la maison comme cadre possible d'une véritable sociabilité dans des communautés urbaines européennes de l'Antiquité à nos jours. La maison est conçue, au moins dans le monde occidental, comme le domaine "privé" par excellence, un espace fermé et un lieu de vie avant tout familial. L'étudier sous l'angle de la sociabilité conduit à nuancer cette idée généralement admise. Les pratiques résistent à cette position "idéale" : elles sont façonnées tout autant par l'espace bâti que par la culture propre à chaque groupe social. Sont ainsi mis en relief des espaces, des objets et des événements qui ont laissé des indices de sociabilité ; sont analysés des comportements et les discours auxquels ils donnent matière.