Nicolas Cabasilas (v. 1322-v. 1391) et Syméon de Thessalonique (v. 1360-1429) sont deux grandes figures intellectuelles du monde byzantin du XIVe siècle et de surcroît des familiers du cercle hésychaste constantinopolitain des frères Calliste et Ignace Xanthopouloi. Leurs traités théologiques sur les sacrements ou mystères de l'Eglise eurent un impact déterminant sur leur postérité, si bien que l'on peut les considérer comme de dignes porte-parole de la théologie sacramentaire byzantine. Leur grande érudition apparaît notamment dans leur connaissance de l'oeuvre de Thomas d'Aquin (1225-1274), traduite en grec à leur époque par les frères Démétrios et Prochoros Kydonès, avec laquelle ils sont entrés indirectement en dialogue. En ce sens, leurs écrits, qui ne manquent pas d'actualité, s'avèrent utiles au débat oecuménique contemporain. La présente étude tente de faire dialoguer Nicolas Cabasilas et Syméon de Thessalonique avec le Docteur Angélique sur les mystères, le nombre de sacrements, l'initiation chrétienne, la théologie eucharistique, le sacerdoce et la théologie de la grâce afin de montrer à la fois la convergence et l'incommensurabilité des deux systèmes théologiques, latin et byzantin.
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Nombre de pages
496
Date de parution
14/12/2021
Poids
614g
Largeur
135mm
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EAN
9782701023359
Titre
La théologie sacramentaire byzantine
Auteur
Getcha Job ; Congourdeau Marie-Hélène
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
135
Poids
614
Date de parution
20211214
Nombre de pages
496,00 €
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La Divine Liturgie désigne, dans la tradition byzantine, la célébration de l'eucharistie. Sa célébration se démarque par sa beauté singulière, beauté qui ne saurait être réduite qu'à l'esthétique, puisqu'elle reflète la beauté divine qui se révèle à travers la célébration liturgique comme par un jeu de miroirs. En ce sens, la Divine Liturgie byzantine est une liturgie du Sublime parce qu'elle est une théophanie : elle nous révèle Dieu, son acteur principal, qui est Beau et Bon. Le présent ouvrage nous y initie en nous présentant les acteurs, les costumes, le décor, la musique, et le déroulement : l'action du Verbe fait chair, afin de donner sa chair en nourriture pour la vie du monde.
Résumé : "Il fallait que cette demeure digne de Dieu, la source non creusée de main d'homme d'où jaillit l'eau qui remet les péchés, la terre non labourée, productrice du pain céleste, la vigne qui sans être arrosée donna le vin d'immortalité, l'olivier toujours verdoyant de la miséricorde du Père, aux fruits magnifiques, ne subît pas l'emprisonnement des abîmes de la terre. Mais de même que le corps saint et pur que le Verbe divin, par elle, avait uni à sa Personne, le troisième jour, est ressuscité du tombeau, elle aussi devait être arrachée à la tombe et la mère être associée à son Fils. Et comme il était descendu vers elle, ainsi elle-même, objet de son amour, devait être transportée jusque "dans le tabernacle plus grand et plus parfait", "jusqu'au ciel lui-même". Il fallait que celle qui avait donné asile au Verbe divin dans son sein vînt habiter dans les tabernacles de son Fils. Et comme le Seigneur avait dit qu'il devait être dans la demeure de son propre Père, il fallait que sa mère demeurât au palais de son Fils, "dans la maison du Seigneur, dans les parvis de la maison de notre Dieu". Car si là est "la demeure de tous ceux qui sont dans la joie", où donc habiterait la cause de la joie ? [...] Il fallait que celle qui avait contemplé son Fils en croix et reçu au coeur le glaive de la douleur qui l'avait épargnée dans son enfantement, le contemplât assis auprès de son Père."
La présente étude est consacrée à l'une des phases essentielles de la " synthèse byzantine " : la réforme liturgique associée au nom de Cyprien Tsamblak, né vers 1330 dans la région de Trnovo (Bulgarie), disciple du patriarche de Constantinople Philothée Kokkinos. Etroitement lié à cette grande figure de I'hésychasme byzantin du XIVe siècle, Cyprien fit un séjour à l'Athos où il fut ainsi initié à l'enseignement des moines hésychastes. Il devint par la suite métropolite de Kiev et de Lituanie (en 1375), avant d'être définitivement intronisé métropolite de Kiev et de toutes les Russies, siège qu'il occupa à deux reprises de 1381 à 1382, puis de 1390 jusqu'à sa mort en 1406. Imitant son maître Philothée qui avait canonisé l'ordo néosabaïte à l'origine de l'actuel rite byzantin, Cyprien entreprit une grande réforme liturgique en Russie à la fin du XIVe siècle. Jusqu'alors, deux Typika étaient en usage : le Typikon de la Grande Eglise de Constantinople dans les cathédrales et les églises paroissiales, et le Typikon du patriarche Alexis le Stoudite, observé dans les monastères. Cyprien s'efforça d'uniformiser la liturgie en opérant une grande synthèse consistant en l'introduction d'un seul et unique typikon néo-sabaïte observé à la fois dans les monastères et les églises séculières. En plus de raconter dans le détail les particularités de la réforme liturgique du métropolite Cyprien, ce livre évoque aussi l'ambiance historico-culturelle, et par-dessus tout spirituelle, du mouvement hésychaste de l'époque, pressentant les caractéristiques essentielles du métropolite-liturgiste, découvrant ses motifs, démontrant de manière convaincante que son but n'était pas tant une réforme qu'une restauration : un retour à la tradition patristique et monastique dans le contexte du renouveau hésychaste. Cela résume à la fois la manière dont la liturgie byzantine s'est développée et les problèmes ultérieurs qu'ont posés ses sources existantes non seulement aux liturgistes d'autrefois mais aussi aux chercheurs d'aujourd'hui.
Les courants principaux de l'épistémologie : Le scepticisme L'empirismeLe rationalisme L'idéalisme Le réalisme Les notions fondamentales de la critique : La connaissance La vérité La certitude L'évidence L'erreur Les thèses essentielles du réalisme : La sensation La réflexion L'abstraction L'affirmation L'induction
Composé de douze études, le présent ouvrage examine plusieurs aspects méconnus, voire inconnus, de la Réforme ou des Réformes (pour employer le pluriel cher à Lucien Febvre). L'auteur y aborde quelques-unes des figures de proue du XVIè siècle : après celle de Lefevre d'Etaples qu n'a jamais franchi les limites du réformisme, celles de Luther, de Zwingli, de Myconius et de Calvin qui ont marqué de leur empreinte un certain nombre de familles confessionnelles. Dans leur diversité, ces Réformateurs ont été animés d'une préoccupation commune. Ils se sont efforcés d'interpréter la Bible en obéissant à un double impératif : de fidélité envers Dieu, et de responsabilité envers les hommes. Leurs efforts qui n'avaient d'autre but que de réformer l'Eglise et la société n'ont pas eu le résultat qu'ils avaient escompté. Des recherches de Lefevre d'Etaples qui sont évoquées au début de ce livre au pamphlet de Calvin contre Cassander qui y est examiné en finale s'écoule un demi-siècle au cours duquel se désagrège la chrétienté issue du Moyen Age. Ce demi-siècle pèse lourd dans l'histoire de l'Eglise. En 1512, quand Lefèvre publie son Commentaire sur les Epîtres de saint Paul, tous les espoirs de renouveau sont possibles. En 1561, quand Calvin dénonce, au lendemain du Colloque de Poissy, certaines tentatives de rapprochement des chrétiens qui lui paraissent mettre ne péril la cause de l'Evangile, la chrétienté d'Occident est disloquée. Les Réformes ont réussi, certes, mais pour réussir, elles ont dû se faire en dehors de l'Eglise romaine.