L'impération managérial. Désirs privés et devoirs publics d'un grand corps d'Etat
Gervais Julie
PU SEPTENTRION
20,00 €
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EAN :9782757428641
Régulièrement voués aux gémonies, associés à une caste, aux privilèges et à la technocratie, les grands corps d'Etat demeurent largement méconnus. Pour comprendre ce qu'ils sont précisément et les mécanismes qu'ils mettent en oeuvre pour étendre et maintenir leur pouvoir, il était utile de partir à la rencontre des hauts fonctionnaires qui les incarnent. Ce livre saisit sur le vif le plus ancien d'entre eux, le corps des Ponts et Chaussées, au tournant du XXIe siècle. Il l'analyse aux prises avec un impératif managérial à l'oeuvre dans les aspirations individuelles de ses membres, leurs carrières, les mutations de "leurs" grandes Ecoles, l'évolution du contenu de leurs enseignements et les réformes administratives qu'ils mènent. Objet d'appropriations différenciées au sein du corps, l'impératif managérial tiraille ses membres entre leurs devoirs publics (être des managers de l'action publique au service de l'Etat) et leurs désirs privés (leur attirance pour le monde des affaires, la prééminence du secteur privé dans les orientations de leurs composantes). Loin de révéler un ensemble totalement harmonieux et concordant, cette enquête souligne la multiplicité des dynamiques qui travaillent un grand corps, tantôt le renforçant tantôt l'affaiblissant, au gré des évolutions plus macrosociales qui affectent les faiseurs de corps. S'attarder sur ces logiques c'est restituer les conditions sociales de la managérialisation de l'action publique et ce qu'elles nous disent des transformations du rapport à l'Etat. Ce livre offre ainsi des clés de lecture indispensables pour comprendre les agencements par lesquels les grands corps d'Etat ont construit leur pouvoir à la charnière des secteurs public et privé.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
301
Date de parution
10/10/2019
Poids
438g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782757428641
Titre
L'impération managérial
Auteur
Gervais Julie
Editeur
PU SEPTENTRION
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140
Poids
438
Date de parution
20191010
Nombre de pages
301,00 €
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Des décennies de casse sans relâche : les dernières crises sanitaire et économique en montrent l'ampleur et les dangers. Mais qui veut la peau du service public ? Pourquoi, et au détriment de qui ? Qui sont les commanditaires et les exécuteurs du massacre en cours au nom de la modernisation ? Quels sont leurs certitudes, leur langage, leurs bonheurs et leurs tourments ? Comment s'en tirent les agents du service public quand leurs métiers deviennent missions impossibles ? Comment s'en sortent les usagers quand l'hôpital est managérialisé, quand les transports publics sont dégradés ? Ce livre raconte les services publics : ceux qui ont fait vivre des villages et ceux qui ont enrichi des entreprises, les guichets où on dit " non " et ceux qui donnent accès à des droits. Il combat les fausses évidences qui dévalorisent pour mieux détruire - les fonctionnaires trop nombreux, privilégiés, paresseux. Il mène l'enquête pour dévoiler les motifs des crimes et leurs modes opératoires, des projets de réforme à leurs applications. On entre dans les Ehpad, aux côtés des résidents et du personnel soignant, on pousse la porte des urgences, on se glisse dans les files d'attente de la CAF ; on s'aventure dans les grandes écoles, on s'infiltre dans les clubs des élites, au gré de récits et d'images qui présentent les recherches universitaires les plus récentes.
Résumé : Tout le monde connaît l'équation : fonctionnaires = feignisses = pas rentables = emmerdeurs = protégés = profiteurs = archaïques = inutiles = à compresser. D'où vient son incroyable puissance d'évidence ? Et quels intérêts sert-elle ? Pourquoi certains (hauts) fonctionnaires comptent-ils parmi ceux qui la répètent le plus ? Pourquoi autant d'insultes contre celles et ceux qui voudraient servir le public en toute égalité, et si peu envers les actionnaires, les employeurs ou les pollueurs ? Pour répondre à ces questions, ce livre part d'idées reçues, de scènes de la vie quotidienne et de stéréotypes. Nous entraînant dans les coulisses de la fonction publique, il dévoile les réalités vécues par les agents de ménage, les ouvriers des voiries, les secrétaires de mairie, les enseignants, les gardiens de prison et bien d'autres. Le dénigrement des fonctionnaires n'est en réalité qu'un prétexte à la détérioration accélérée des services publics. Ainsi, pour l'ensemble des usagers qui souffrent de leur disparition, pour celles et ceux qui en ont assez qu'on stigmatise ces métiers, il s'agit de ne pas se tromper de cibles et d'organiser la riposte : il en va de notre bien commun.
Résumé : Pour Cathou, vivre avec sa mère alcoolique, c'est beaucoup d'inquiétudes et d'espoirs déçus. C'est aussi la honte que les autres sachent... Alors elle n'en parle jamais, pas même à son ami Dominique. Cependant, un jour de compétition sportive, tout bascule. La vérité éclate. Cathou doit prendre une décision : vivre pour elle-même ou pour sa mère. Une histoire qui parle de l'alcoolisme des parents et de ses conséquences pour les enfants.
Qu'est-ce qu'être père ? Comment la paternité était-elle pensée et vécue au cours des derniers siècles ? Le présent ouvrage cherche à éclairer les profondes mutations de la figure paternelle en Occident du XV ? au XX ? siècle. S'intéressant aux relations personnelles et concrètes des pères avec leurs enfants, notamment tout-petits, aux émotions de même qu'aux enjeux de transmissions et de pouvoir, les contributeurs de ce volume donnent à voir les expériences paternelles et les modèles qui s'imposent aux pères dans toute leur diversité. Au profit d'un dépassement de stéréotypes et de simplifications communes, historiens et historiens de l'art mènent ici une série d'études variées qui révèlent des pans méconnus de la paternité d'hier et d'aujourd'hui.
Envois et Dédicaces constitue une réflexion sur le don du livre, qu'il se manifeste par un ex-dono, un envoi manuscrit ou une dédicace imprimée. Si cette dernière a été étudiée à propos de tel ou tel auteur, il nous manquait encore une réflexion d'ensemble sur celle-ci. Quant à l'envoi, jugé marginal et mondain, il n'a guère été abordé, hormis par les bibliophiles. On en trouvera ici un "bref traité" qui en souligne toute la richesse. Pas plus qu'il n'existe d'éléments insignifiants dans la vie psychique, ainsi que Freud nous l'a appris, il n'existe dans le livre de détail dépourvu de valeur. La modernité s'est intéressée longuement à la signature, beaucoup moins à l'envoi et à la dédicace, parce qu'elle estimait la littérature intransitive. Elle transite cependant et s'adresse à quelqu'un. Et ce qui semble à première vue accessoire joue un rôle non négligeable, sinon capital, dans la constitution du sens d'un livre. Telle est l'hypothèse d'Envois et Dédicaces, et son pari. Sa première partie, "Perspective cavalière" s'interroge, entre autres, sur la position en tiers du lecteur ainsi que sur la place de la dédicace, premiers mots d'un livre qui se révèlent souvent aussi ses derniers mots. La seconde, "Couleurs locales", examine la façon dont quelques auteurs se sont appropriés ce geste: un musicien, Bach, et cinq écrivains, Voltaire, Hugo, Baudelaire, Montherlant, Goffette, ce dernier nous offrant, en guise de conclusion, un poème inédit adressé "à ceux qui partent".
Habbard Anne-Christine ; Message Jacques ; Colette
Cet ouvrage, qui réunit chercheurs français et étrangers, présente un éclairage renouvelé sur la question de l'éthique chez Kierkegaard. Souvent présentée comme une étape intermédiaire entre l'esthétique et le religieux, l'éthique se révèle chez Kierkegaard à la fois la matière et le fruit d'une intense problématisation de ce que signifie être humain: est enjeu la possibilité d'une compréhension éthique de l'exigence d'un "rapport absolu à l'absolu". L'oeuvre étudiée, fondée sur des expériences déterminées autant que sur une culture immense, multiplie sources d'interrogation et terrains d'analyse. Sa forme même implique en matière éthique une réflexion irréductible à une doctrine, tout lecteur se trouvant engagé dans une relation originale avec les questions exigeantes qu'elle pose; cependant, aussitôt suscitée, cette relation échappe à la rassurante ordonnance de la communication entre deux entités finies, non qu'y jouent quelque subjectivisme (supposé par tous ceux qui n'ont pas compris le rationalisme de Kierkegaard) ou certaine haine du moi acclimatée en climat luthérien (alors que Kierkegaard analysa comme désespoir la haine du fini pour le fini), mais parce que les conditions uniques de sa mise en scène appellent un acte patient de lecture, et ouvrent le lecteur à son histoire propre. Que ce soit dans la vulnérabilité d'une relation à autrui, l'écoute musicale, la tension de l'amour, l'expérience du vertige, le travail d'écriture, l'épreuve du religieux ou même dans les échecs de la vie morale, les auteurs s'attachent à comprendre l'intensité paradoxale de cette expérience de soi fondamentale qu'est l'éthique, et que Kierkegaard a su, de façon lumineuse et inédite, magistralement penser.
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