
Inutiles au monde. Truands et misérables dans l'Europe moderne, 1350-1600
Les marginaux n'ont pas toujours existé. Longtemps, le pauvre, le vagabond, le truand - grand ou petit - a été accepté par la société, qui le reconnaissait - et le punissait - comme tel. Les choses changent à la fin du Moyen Âge. Le travail devient la valeur sociale fondamentale des sociétés européennes. Ceux qui ne vivent pas de leur travail sont désormais des asociaux, "inutiles au monde" : il faut donc les enfermer ou les mettre au travail forcé, car leur existence même défie l'ordre social. Ils deviennent alors des marginaux et s'organisent de façon autonome aux frontières de la société régulière, en bandes ou en cours des miracles que de nombreux textes médiévaux et du XVIe siècle nous décrivent. C'est le monde de la marginalité et l'histoire de sa progressive exclusion que décrit Bronislaw Geremek.
| Nombre de pages | 256 |
|---|---|
| Date de parution | 04/11/1980 |
| Poids | 225g |
| Largeur | 108mm |
| EAN | 9782070299669 |
|---|---|
| Titre | Inutiles au monde. Truands et misérables dans l'Europe moderne, 1350-1600 |
| Auteur | Geremek Bronislaw |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 108 |
| Poids | 225 |
| Date de parution | 19801104 |
| Nombre de pages | 256,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Truands et misérables dans l'Europe moderne (1350-1600)
Geremek BronislawRevue de presse Édition revue.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,00 € -

La potence ou la pitié. L'Europe et les pauvres du Moyen Age à nos jours
Geremek BronislawLa pauvreté, valeur spirituelle et déchéance matérielle, a toujours inspiré des sentiments contradictoires. De la part des individus, compassion et répulsion. De la part des autorités et des pouvoirs publics, institutions de secours et institutions de répression: la pitié, ou la potence. L'un des mérites inégalés de cette synthèse, fondée sur une longue familiarité des archives et des langues, est d'envisager l'attitude à l'égard des pauvres dans toute l'épaisseur de ses multiples implications, religieuses, économiques, juridiques, sociales et mentales. De l'étudier dans toute son extension géographique, de Rome où les papes des temps classiques ont souvent tenté d'enfermer les mendiants jusqu'aux workhouses d'Angleterre en passant par l'hôpital général du "grand renfermement". De le décrire dans toute sa durée, depuis les mendiants de l'Occident chrétien jusqu'aux laissés-pour-compte de nos sociétés d'abondance. Deux mouvements de grande ampleur se dégagent de cette longue histoire: la substitution rapide, à partir du XVIe siècle, avec le développement des économies urbaines et des États monarchiques, de politiques policières à l'aumône et à la charité chrétienne; le développement progressif et très lent, avec l'industrialisation et la misère ouvrière, de la philanthropie et des politiques d'assistance, puis d'assurances sociales. À l'heure de la crise de l'État-providence et d'une réflexion renouvelée sur toutes les formes de la sécurité sociale, cet essai, d'une rare maîtrise, donne une profondeur de champ exceptionnelle à l'un des problèmes les plus aigus, et les plus tragiques, des sociétés contemporaines.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER32,00 € -

Les fils de Caïn. L'image des pauvres et des vagabonds dans la littérature européenne du XVe au XVII
Geremek BronislawLes artistes ont toujours été fascinés par les vagabonds et le monde de la misère. Admiré, puis méprisé, le misérable est considéré comme le symbole d'une noblesse spirituelle de la vilenie ; il suscite compassion et vénération, sarcasmes et rejet. Evoqué par les écrivains comme un des éléments de la vie sociale, le mendiant sert souvent à mettre en valeur les vertus du protagoniste du récit, ou à montrer les heurs et malheurs du destin. Souvent aussi, il apparaît comme marginal et dissident, porteur de la vente suprême et d'un sens moral aigu. La littérature a sûrement déformé l'image du pauvre mais c'est dans la réalité qu'elle puise la matière du récit. Nous retrouvons dans cette image un amalgame qui rassemblait des individus très différenciés mais reliés entre eux par un système de "valeurs négatives" : manque de biens, manque de foi, manque de discipline. Cette imagerie péjorative reflète les mutations qui s'accomplissaient alors au sein de la société. Bronislaw Geremek étudie dans ce livre les rapports entre les représentations littéraires de ces "fils de Caïn" et la réalité sociale. Il brosse ainsi une fresque de la misère et du vagabondage telle que les présentent les littératures anglaise, française, espagnole et polonaise du XVe au XVIIe siècle.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER27,70 € -

LES FILS DE CAIN. L'image des pauvres et des vagabonds dans la littérature européenne du XVème au XV
Geremek BronislawLes artistes ont toujours été fascinés par les vagabonds et le monde de la misère. Admiré, puis méprisé, le misérable est considéré comme le symbole d'une noblesse spirituelle de la vilenie ; il suscite compassion et vénération, sarcasmes et rejet. Evoqué par les écrivains comme un des éléments de la vie sociale, le mendiant sert souvent à mettre en valeur les vertus du protagoniste du récit, ou à montrer les heurs et malheurs du destin. Souvent aussi, il apparaît comme marginal et dissident, porteur de la vérité suprême et d'un sens moral aigu.La littérature a sûrement déformé l'image du pauvre mais c'est dans la réalité qu'elle puisse la matière du récit. Nous retrouvons dans cette image un amalgame qui rassemblait des individus très différenciés mais reliés entre eux par un système de «valeurs négatives» : manque de biens, manque de foi, manque de discipline. Cette imagerie péjorative reflète les mutations qui s'accomplissaient alors au sein de la société.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,20 €
Du même éditeur
-

Haute-Folie
Wauters AntoineJe crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.EN STOCKCOMMANDER19,00 €
De la même catégorie
-

100 fiches pour comprendre l'Union européenne - 4e édition
Figliuzzi Arcangelo ; Montoussé MarcEN STOCKCOMMANDER23,90 € -

Nos vrais maîtres. Histoire secrète des hommes qui vendent la France à l'UE
Benhessa GhislainDans le contexte de la crise qui secoue les démocraties européennes, il est devenu habituel d'accuser l'UE et en particulier sa commission, non élue et qui n'en ferait qu'à sa tête comme l'a encore récemment montré l'accord catastrophique signé par Mme Von der Leyen avec Donald Trump. Ghislain Benhessa montre dans ce livre fouillé que c'est se tromper totalement de responsable. La vraie " machine " qui tient le pouvoir aujourd'hui en Europe, c'est la Cour de Justice de Luxembourg. C'est elle qui pilote le Droit, seule arme contraignante de l'UE, comme l'affirmait dès 1965 le premier président de la Commission, l'ancien nazi Walter Hallstein. Les responsables politiques européens, et même les juges constitutionnels français, ont été supplantés par les hommes en noir de la Cour européenne. Mais qui sont donc ces juges qui verrouillent la prise de pouvoir de l'UE et interdisent tout retour en arrière ? D'où viennent-ils et quels sont leurs parcours et leurs histoires ? De Maurice Lagrange, ancien vichyste recruté par Jean Monnet pour construire les premières bases, à Matthias Guyomar, actuel président de la Cour européenne des droits de l'Homme, c'est l'histoire de ces hommes que dévoile ici Ghislain Benhessa. Et les surprises sont nombreuses... . Ghislain Benhessa est avocat et enseignant à luniversité de Strasbourg. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages remarqués dont On marche sur la tête (2024). Il intervient souvent comme consultant sur Cnews.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Mostar : ceci n'est pas une ville. Les routes de l'après
Cateux AlineDepuis qu'elle a découvert Mostar en 1999 lors d'un voyage avec une association, Aline Cateux n'a cessé d'y retourner, d'y vivre, d'y travailler. Ses longues promenades dans la ville bosnienne la plus dévastée par la guerre en Bosnie-Herzégovine la mènent de quartiers encore en ruine au Vieux Pont - incarnation d'une reconstruction inachevée - jusqu'à une usine autrefois fierté de la puissance yougoslave, aujourd'hui symbole de la corruption des élites politiques locales. D'un lieu à l'autre, Mostar, toujours divisée et à jamais fascinante, dévoile la beauté et la ténacité de ses habitants, au-delà de toute catégorisation. Trente ans après la fin des combats, quel est donc cet espace urbain dans lequel ils survivent ? Comment les Mostariens en sont-ils arrivés à dire que la ville qu'ils aimaient a disparu ?EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Moins d'Amérique dans nos vies : face à l'IA, l'urgence d'une souveraineté numérique
Giussani BrunoEN STOCKCOMMANDER10,00 €



