Je suis né Libre. Portraits de l'esclave Furcy et de la société coloniale de Bourbon au XIXe siècle
Gérard Gilles ; Grimaud Martine
L'HARMATTAN
21,00 €
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EAN :9782140349874
Le refus de l'esclavage est à la base de la véritable histoire de l'esclave Furcy, fils d'une Indienne. Il consacrera une grande partie de sa vie à lutter, de 1817 à 1845, contre le système colonial par la voie d'un combat juridique : 7 procès en 28 ans, tant à Bourbon qu'à Paris, afin de faire reconnaître son état d'ingénu, c'est-à-dire de personne née Libre, ce qu'il obtiendra de la cour royale de Paris en 1843. Une histoire complexe mettant en lumière le fonctionnement de la société coloniale esclavagiste décrite grâce à des portraits des différents acteurs politiques, économiques et judiciaires. Devenu Furcy Madeleine à son affranchissement, cet homme apparaît dans toute sa complexité et ses contradictions, en particulier en achetant à son tour des esclaves. Il symbolise une lutte individuelle pour la reconnaissance de l'humanité des esclaves. Et il vaincra.
Nombre de pages
188
Date de parution
08/06/2023
Poids
236g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140349874
Titre
Je suis né Libre. Portraits de l'esclave Furcy et de la société coloniale de Bourbon au XIXe siècle
Auteur
Gérard Gilles ; Grimaud Martine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
236
Date de parution
20230608
Nombre de pages
188,00 €
Disponibilité
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Voici le résultat de recherches sur la seule révolte d'esclaves effective sur l'Île de la Réunion. En 1811, alors que l'île était sous domination anglaise, plus de 200 esclaves se sont dressés contre l'oppression du système esclavagiste. Cette révolte s'organisa dans les hauts de Saint-Leu, commune privée d'eau qui voyait les esclaves venant des propriétés diverses se rassembler quotidiennement au bassin d'eau et penser la révolte à l'abri des regards des maîtres. Les évènements se termineront tragiquement pour les révoltés.
Kidnappés sur des îlots sablonneux dans des archipels du Sud de l'océan Pacifique, quelques dizaines d'hommes et de femmes vont être déportés, après un très long périple, jusqu'à l'île de La Réunion où ils seront qualifiés d'engagés volontaires pour cinq ans. Cet ouvrage relate leur histoire méconnue, depuis l'embarquement à bord d'un bateau anglais, le Sutton, jusqu'à leur arrivée dans les champs de canne à sucre de cette île de l'océan Indien. Elle se poursuit par leur lente agonie, quelques mois pour la plupart, dans cette société coloniale raciste.
En opposition à l'idéologie esclavagiste qui niait la parenté chez les esclaves, ces derniers, Malgaches ou Africains puis progressivement créoles, ont créé à Bourbon des structures familiales méprisées ou ignorées par les maîtres. L'abolition de l'esclavage en 1848 permettra l'apparition au grand jour de ces milliers de familles maron, socle de la société créole d'aujourd'hui.
En janvier 1846, à l'île Bourbon, s'ouvre un long procès contre un régisseur accusé de traitements barbares, ainsi que d'assassinats contre plusieurs esclaves. Cet ouvrage relate cette histoire en croisant des regards complémentaires : celui de la justice qui, grâce à de très nombreux témoignages d'esclaves ou de Blancs, esquisse la société réunionnaise de l'époque et celui de l'historien qui rapporte les faits de l'affaire Morette, ce Blanc incriminé pour des actes d'une telle violence qu'il était surnommé "la bête".