Poète et fin lettré, le jeune François d'Aygremont vit avec sa mère Oriande à Bruxelles, capitale des XVII Provinces. Initié sous le nom de Maugis aux mystères d'une société hermétique qui remonterait à Empédocle d'Agrigente (Ve siècle avant J.C.), François étudie les belles-lettres à Oxford. Peu après, il est mobilisé pour repousser les Teutons, qui, entrés en guerre contre l'empire britannique et le royaume de France, ont attaqué les XVII Provinces malgré leur neutralité. Capturé avec une poignée de ses hommes, il parvient à s'évader et sème la terreur dans les forêts ardennaises.La capitulation des XVII Provinces met un terme à l'épopée de Maugis, qui regagne Bruxelles. Là, il entre dans un réseau clandestin dirigé par un de ses anciens professeurs, Léopold Bidez, et participe à diverses missions – renseignement et assistance aux Hébreux persécutés. Il fréquente également Aschenbach, membre dirigeant de l'Ordre Noir, qui exerce sur lui une étrange fascination et veut l'enrôler dans son ordre. Un soir, Aschenbach lui présente Machenka, captivante Russe qui gagne sa vie en chantant dans un cabaret ; François tombe aussitôt sous le charme de la jeune femme. Durant leur relation, houleuse et passionnée, François néglige ses amis, le réseau du professeur Bidez et les exercices spirituels imposés par la Phratrie. Qu'il fréquente le poète opiomane Genséric et le peintre Arminius, initiés séduits par les thèses teutoniques, n'est pas pour dissiper les soup-çons qui pèsent de plus en plus sur lui et le discréditent aux yeux de Bidez et de sa mère. Or il est bientôt contraint de se compromettre tota-lement : Machenka révèle aux forces d'occupation l'engagement clandestin d'Oriande, qui risque la déportation. François accepte la mission que lui confie Aschenbach en échange de sa protection pour Oriande : il se rend en Irlande neutre pour consulter la prophétesse d'Aran sur le sort des Teutons. Cette dernière refuse de répondre mais le libère de l'emprise maléfique d'Aschenbach et lui fait accomplir une descente aux enfers, d'où il remonte transfiguré. Il est désormais Maugis l'Enchanteur, un devin aux grands pouvoirs. A la libération, il doit s'expatrier. Après un bref séjour dans un monastère, à Rome, et quelques mois en Inde, il gagne une lamaserie du Tibet pour y parfaire ses connaissances.
Nombre de pages
256
Date de parution
18/06/2020
Poids
268g
Largeur
195mm
Plus d'informations
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EAN
9782363713384
Titre
Maugis
Auteur
Gérard Christopher
Editeur
PG DE ROUX
Largeur
195
Poids
268
Date de parution
20200618
Nombre de pages
256,00 €
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Aux Armes de Bruxelles n'emprunte pas par hasard son titre à un restaurant célèbre, il regorge lui-même de saveurs. L'auteur se promène dans Bruxelles comme autour de sa chambre. Et puis, par cercles concentriques mais qui seraient ceux d'un paradis urbain, il pérégrine parmi ses lieux d'élection, librairies, jardins publics, musées, maisons de thé et autres étapes hospitalières d'une capitale dont il nous confirme qu'elle est imprégnée d'un art de vivre sans équivalent. Auteur de romans érudits et raffinés, Christopher Gérard nous donne là un ouvrage qui deviendra un talisman que se recommanderont les Bruxellois de souche et de coeur, et un sésame indispensable à ceux qui se sentent la vocation de les rejoindre. Il faut avoir son couvert à ces Armes de Bruxelles." Extrait de la préface de Jacques De Decker, Secrétaire perpétuel de l'Académie royale de Belgique. Unique en son genre, Aux Armes de Bruxelles est à la fois un guide littéraire et un récit gourmand : un juste mélange de savoir, d'élégance et de raffinement.
Assoiffé d'une estime qui ne viendrait jamais, je me suis imposé des fardeaux qui n'étaient pas ceux d'un fils en pleine croissance. Interdite, l'insouciance ; obligatoire, la méfiance ; inévitable, l'échec. [...] Je me doute maintenant que, venant de moi, tu aurais préféré une révolte ouverte, comme celle que tu infligeas à tes parents. Mais je ne voulais pas ajouter du désordre au désordre, ni attiser l'incendie que, dans ton inconscience, tu avais allumé comme par jeu. Tu n'es jamais parvenu qu'à démanteler ce que ton fils aurait voulu restaurer, ce en quoi tu fus bien l'enfant gâté de ton époque. [...] Ta dégringolade fut celle du paria. En fin de compte, tu auras trahi et l'amont et l'aval, Grand-Père et Grand-Mère accablés de désespoir, ton fils couvert de cicatrices et déshérité jusqu'à l'os." Un fils s'adresse au fantôme paternel ; il retrace un triple parcours spirituel, esthétique et moral étalé sur un siècle et qui prend sa source à l'automne 1914, quand un obus allemand fracasse le destin de sa lignée. Méditation sur les blessures transgénérationnelles comme sur la faillite d'une époque, Le Prince d'Aquitaine est un roman à la veine blasonnée et secrète, qui témoigne d'un cheminement douloureux et stoïque pour... le meilleur du talent.
Résumé : Quolibets ? Un journal de lectures, l'hommage d'un écrivain à soixante-huit confrères d'hier et d'aujourd'hui. Un panthéon littéraire, où l'on croisera Stendhal et Paul Morand, Jacqueline de Romilly et Jean Forton, Ernst Jünger et Michel Déon, Guy Dupré et Jean Clair... Des voix singulières, qui ont en commun un même amour du Vrai, du Juste et du Beau. Quolibets? Une conversation au coin du feu au cours de laquelle se fait entendre une sensibilité insulaire et décalée, à rebours du siècle. Un autoportrait en pointillé où s'exprime, par touches et fragments, la passion la liberté, le refus de la décadence et le culte de la langue française. #a fin du siècle dernier, des générations d'ingénieurs et de médecins russes disparaissaient de leur plein gré au plus profond des forêts sibériennes pour y former des communautés en marge. Fuyant policiers et bureaucrates, ces hommes pratiquaient la secessio nobilitatis, l'exil intérieur d'une phratrie se tenant à l'écart du triste festin sur lequel se ruaient les laquais. Nobilitas dépourvue de titres et de patrimoine matériel, comme il se doit; secessio pacifique et exempte de provocation. Dans une lettre naguère adressée à l'un de ses proches, le jeune Dominique de Roux exposait son idéal: "reformer et réformer l'ordre des nobles voyageurs". Telle est la posture spirituelle et artistique illustrée dans Quolibets.
De Virgile à Baudelaire en passant par Chénier et Chateaubriand, Thibaud Cassel nous livre une anthologie originale de textes qui chantent notre culture européenne. Les grands noms de la littérature française y côtoient d'autres plumes moins connues. Chaque chapitre illustre un pan de ce que les Européens ont de commun et d'impérissable, de la longue mémoire antique aux paysages immenses et cultivés, de la stature des héros aux femmes européennes. Par son chant, l'alouette augure des évènements favorables. Tandis que l'Europe peine dans la tourmente, ces auteurs ont en commun de célébrer notre civilisation plurimillénaire, et offrent le bonheur de se ressourcer auprès de chefs-d'oeuvre intemporels. Destiné aux lecteurs chevronnés autant qu'aux lycéens préparant le bac de français, ce livre à sa place dans toute bibliothèque.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.