Marginale avant 1968, la référence à l'autogestion s'impose avec éclat dans la France des années soixante-dix. Tout un pan de la gauche politique; syndicale et associative s'en réclame. Le thème suscite une floraison de débats et de publications. Le rêve autogestionnaire est porté par des luttes ouvrières, dont Lip constitue l'archétype, mais il déborde les frontières de l'entreprise pour irriguer ces "nouveaux mouvements sociaux" qui entendent changer la vie quotidienne. En 1976, Pierre Rosanvallon croit pouvoir célébrer l'entrée dans L'Age de l'autogestion. Un quart de siècle plus tard, le contraste est saisissant. Depuis près de vingt ans, le mot a presque totalement disparu. Que s'est-il donc passé? Peut-on aujourd'hui tenter de comprendre l'émergence, l'apogée et la déshérence de ce qui peut apparaître avec le recul comme la dernière des grandes utopies du XXe siècle? Pourquoi cette soudaine fortune du mot et du thème? Quelles sont les sources de l'autogestion? Qui séduit-elle? Que recouvre-t-elle en termes de représentations, de pratiques? Quel sens donner à cette aspiration multiforme des individus et des groupes à l'autonomie et à la responsabilité? Que nous apprend-elle sur une société française en pleine mutation? Le "moment autogestionnaire" est derrière nous, mais certaines des questions soulevées alors pourraient bien encore concerner notre présent. Nous avons pris le pari que l'autogestion pouvait désormais être objet d'histoire
Date de parution
01/06/2003
Poids
1 076g
Largeur
158mm
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EAN
9782859444853
Titre
AUTOGESTION
ISBN
2859444858
Auteur
GEORGI
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
158
Poids
1076
Date de parution
20030601
Disponibilité
Epuisé
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Marko Kovaé, ancien chef d'une unité d'élite de l'armée serbe appelée "les Loups", est incarcéré à La Haye dans l'attente de son procès devant le Tribunal pénal international. Il est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité perpétrés pendant la guerre en Bosnie. Au terme d'une longue enquête, Jasna Brandie, des forces spéciales internationales, a réussi à mettre la main en Albanie sur un témoin capital pour l'accusation. Le jour de l'audition tant attendue par les familles des victimes, rien ne se passe comme prévu. Malgré son découragement et au péril de sa vie, dans une ex-Yougoslavie loin d'être apaisée, Jasna décide de suivré une nouvelle piste pour apporter des preuves irréfutables devant le Tribunal.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.