Vivre dans l'Empire ottoman. Sociabilités et relations intercommunautaires (XVIIIe-XXe siècles)
Georgeon François ; Dumont Paul
L'HARMATTAN
33,00 €
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EAN :9782738450388
De quoi parlaient les Turcs quand ils se retrouvaient chez eux ou au café? Les chrétiens et les juifs d'Istanbul participaient-ils aux festivités du ramadan? A quels jeux jouaient les enfants arméniens de l'Est anatolien? A quoi servaient les derviches? Comment pouvait-on être français à Smyrne? Qui parlait le turc dans les Balkans? Quels sports pratiquaient les habitants de Salonique vers 1900? Vivre dans l'Empire ottoman, c'était vivre au sein de sociétés traditionnelles marquées par le poids du religieux, l'importance du groupe (famille, confrérie, corporation, communauté), l'intensité de la vie sociale (échanges, jeux, rites). Dans un Empire qui s'étendait des Balkans au Maghreb et du Caucase à l'Arabie, c'était vivre aussi dans un monde pluriel, caractérisé par l'extrême diversité des religions et des sectes, des ethnies et des peuples, des langues et des dialectes, des moeurs et des genres de vie. Un monde où l'on côtoyait sans cesse l'Autre, dans la même ville, le même village, voire le même quartier. Comment la vie ottomane a-t-elle évolué au cours des deux derniers siècles de l'Empire, marqués par l'influence de l'Occident et l'éveil des nationalismes? Quelle a été la place faite à l'individu? Comment les populations différentes ont-elles pu cohabiter au quotidien? Les Ottomans ont-ils vécu ensemble ou côte à côte?
Nombre de pages
350
Date de parution
03/05/2000
Poids
558g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738450388
Titre
Vivre dans l'Empire ottoman. Sociabilités et relations intercommunautaires (XVIIIe-XXe siècles)
ISBN
2738450385
Auteur
Georgeon François ; Dumont Paul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
558
Date de parution
20000503
Nombre de pages
350,00 €
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Abdülhamid II (1876-1909) a-t-il été le dernier grand sultan, modernisateur de l'Empire ottoman, ou le despotsanguinaire dénoncé à l'époque comme le "sultan rouge"? Né en 1842 au début des réformes des Tanzimat, monté sur le trône à trente-trois ans, il se retrouve à la tête d'un empire qui s'étend de l'Adriatique au golfe Persique et du Caucase à l'Afrique du Nord. Mais celui-ci est fragile, il est "l'homme malade de l'Europe". Confronté dès son avènement à l'une des plus graves crises de l'histoire ottomane, le sultan ne peut éviter une lourde défaite face aux armées russes ni les graves amputations territoriales du traité de Berlin. Souverain d'un empire désormais moins étendu et affaibli, Abdülhamid met tout en ?uvre pour le redresser. Reclus dans son palais de Yildiz, il établit un régime autocratique, modernise la bureaucratie, la justice, l'armée et l'enseignement. Jouant de sa qualité de calife, il s'appuie sur les musulmans des provinces, s'efforce de freiner les aspirations nationales des Albanais, des Arabes et des Kurdes. Prenant acte du recul dans les Balkans, il consolide la présence de l'État en Anatolie et au Proche-Orient. Cette politique se heurte à l'émergence du nationalisme arménien, aux pressions accrues de l'Europe, aux activités terroristes en Macédoine et, pour finir, à l'opposition des jeunes Turcs. La révolution de 1908 cantonne l'autocrate de Yildiz dans le rôle de monarque constitutionnel, avant de le déposer quelques mois plus tard. Sultan déchu, il s'éteint en 1918, l'année de la disparition de l'Empire. S'appuyant sur les recherches les plus récentes, François Georgeon éclaire la figure controversée d'un souverain qui voulait à tout prix sauver "l'homme malade" et rêvait de faire de son empire un État moderne et une grande puissancmusulmane
Résumé : "Le sultan des mois" : test ainsi que les habitants d'Istanbul avaient coutume d'appeler le mois de ramadan. Rite religieux marqué par le jeûne collectif de la communauté musulmane et conclu par l'une des deux grandes fêtes de l'islam, le ramadan est devenu au fil des siècles le temps fort de la vie sociale et culturelle de la capitale ottomane. Prenant pour point de départ les réformes politiques et les transformations urbaines du XIXe siècle, le présent ouvrage analyse l'évolution du ramadan dans un environnement pluriel, à une époque de sécularisation et de laïcisation de l'Etat et de la société. Le mois le plus long entraîne le lecteur au coeur de la métropole ottomane et turque et pose un regard renouvelé sur le "moment ramadan" : sociabilités, loisirs, distractions, spectacles, vie nocturne, rituels politiques, respect du jeûne, transgression, place des femmes dans l'espace public, rôle des non musulmans, etc. Après avoir connu un âge d'or vers 1900, le ramadan n'a cessé de régresser dans la vie des Istanbouliotes. Qu'en est-il dans l'Istanbul d'aujourd'hui ? Dans l'épilogue, François Georgeon laisse la parole à Jean-François Pérouse, fin connaisseur de l'Istanbul actuelle, qui décrit les nouveaux aspects du ramadan au sein d'une ville devenue une grande métropole du XXIe siècle.
Résumé : Abdülhamid II (1876-1909) a marqué de son empreinte les dernières décennies de l'Empire ottoman. Héritier d'un Etat affaibli et fragile, "l'homme malade de l'Europe", il s'est efforcé de le renforcer en réformant la bureaucratie, la justice, l'armée, l'enseignement. Jouant de sa qualité de calife pour mieux souder les musulmans de l'empire, il a établi un régime autocratique, réprimant brutalement le mouvement national arménien et provoquant l'opposition des Jeunes Turcs. La révolution de 1908, qui annonce la création de l'Etat turc, aboutira à la déposition de celui que l'on a surnommé le "sultan rouge". Le présent ouvrage éclaire la figure controversée de ce souverain, qui rêvait de faire de son empire un Etat moderne et une grande puissance musulmane.
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Résumé : Ce dictionnaire : 175 auteurs, 720 notices, un cahier hors texte de 8 pages couleur, 25 cartes. Cet ouvrage contient aussi un index des noms de personnes, des notions et des lieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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