La pensée herméneutique de Dilthey. Entre néokantisme et phénoménologie
Gens Jean-Claude
PU SEPTENTRION
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EAN :9782859397753
Bien que la pensée de Dilthey relève d'une philosophie de la vie, son intention de prolonger la philosophie kantienne par une " critique de la raison historique " a souvent été réduite au projet épistémologique de fonder la spécificité des sciences de l'esprit dites aussi humaines ou sociales. Autrement dit, cette spécificité tiendrait à l'instauration d'une différence d'ordre méthodologique entre expliquer et comprendre. Et dans une telle perspective, Dilthey élargirait à la sphère des productions sociales et historiques l'herméneutique générale fondée par Schleiermacher qui avait lui-même étendu son objet de l'interprétation des textes à la compréhension langagière. A l'encontre d'une telle réduction, les écrits diltheyens de la dernière décade du dix-neuvième siècle montrent que sa philosophie de la vie se caractérise par sa dimension herméneutique, dimension qui donne également son sens à ses travaux d'historien. Elaborée conjointement à ses recherches relatives à l'esthétique, cette herméneutique conduit à jeter les bases d'une nouvelle logique et, sur le fond d'une critique des catégories de la logique traditionnelle, à penser les catégories susceptibles de saisir la vie. Une double confrontation s'est avérée décisive pour l'élaboration d'une telle philosophie herméneutique : celle, pratiquement incontournable à l'époque, avec le courant philosophique alors prédominant, à savoir le néokantisme. Celle, plus tardive, avec la phénoménologie husserlienne. Si Dilthey est l'un des premiers à avoir salué les Recherches logiques de Husserl, leur impact sur sa pensée ne peut pas plus être méconnu que l'impact de leur rencontre sur les travaux ultérieurs de Husserl. Leur réception réciproque constitue du même coup le premier moment d'une confrontation entre herméneutique et phénoménologie qui sera également déterminante dans le déploiement de la pensée de Heidegger au cours des années vingt.
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Nombre de pages
222
Date de parution
20/11/2002
Poids
304g
Largeur
160mm
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EAN
9782859397753
Titre
La pensée herméneutique de Dilthey. Entre néokantisme et phénoménologie
Auteur
Gens Jean-Claude
Editeur
PU SEPTENTRION
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160
Poids
304
Date de parution
20021120
Nombre de pages
222,00 €
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L'histoire est l'objet d'un savoir ou d'une science dont le statut, par rapport aux sciences de la nature, semble ambigu ; mais, comme cherchaient déjà à le montrer les philosophies de l'histoire du XVIIIe siècle, elle est avant tout ce à quoi nous appartenons, ce qui nous constitue comme êtres historiques. De ce fait, le problème posé par l'histoire est double : comment caractériser d'une part la spécificité du savoir historique - et la question est donc d'ordre épistémologique - et d'autre part l'historicité de notre existence ? Mais, dans la mesure où la réflexion philosophique s'inscrit elle-même dans une histoire, il s'avère aussi nécessaire de penser le sens de l'histoire de la philosophie.
L'histoire est l'objet d'un savoir ou d'une science dont le statut, par rapport aux sciences de la nature, semble ambigu ; mais, comme cherchaient déjà à le montrer les philosophies de l'histoire du XVIIIe siècle, elle est avant tout ce à quoi nous appartenons, ce qui nous constitue comme êtres historiques. De ce fait, le problème posé par l'histoire est double : comment caractériser d'une part la spécificité du savoir historique — et la question est donc d'ordre épistémologique — et d'autre part l'historicité de notre existence ? Mais, dans la mesure où la réflexion philosophique s'inscrit elle-même dans une histoire, il s'avère aussi nécessaire de penser le sens de l'histoire de la philosophie.
La thèse de Uexküll selon laquelle le sujet vivant et son Umwelt sont indissociables signifie déjà deux choses : la première, c'est que l'être aussi bien d'un être vivant que d'une Umwelt n'a rien de "substantiel", mais est relationnel. Plus encore, il n'y a pas - à l'encontre de ce qu'affirment la métaphysique, la physique et la politique dominantes depuis les Temps modernes en Occident - de réalité qui ne soit relationnelle." Jakob von Uexküll (1864-1944) est un biologiste qui a élaboré une philosophie de la vie en créant des concepts nouveaux dont celui, célèbre, de Umwelt. Il est à cet égard une des références majeures des philosophes depuis la seconde moitié du XXe siècle. Entre les deux guerres mondiales de ce siècle, il ouvre la voie aussi bien à l'écologie qu'à l'éthologie, et il constitue plus tard la source majeure de la biosémiotique qui jette un pont par-dessus l'abîme supposé séparer nature et culture. La philosophie uexküllienne de la vie se présente par ailleurs comme l'héritière non seulement des pensées de Kant et de Goethe, mais encore de Johannes Müller, le fondateur de la physiologie. En atteste Le sens de la vie, également traduit dans ce volume, dans lequel Uexküll réédite et commente le discours de 1824 de Müller.
Lexpérience est lassise de nos savoirs, mais en des sens divergents quindiquent déjà des locutions comme « avoir » et « faire » une expérience, expérimenter et éprouver. Si lacquis de lexpérience implique de pouvoir tirer des « leçons » de celle-ci, « faire une expérience » signifie une tentative ou une rencontre supposant un risque et relevant donc dune aventure. Elle met en question ce qui sest constitué comme certitude ainsi que celui à qui elle « arrive » de manière imprévisible, et implique aussi bien le temps dun long cheminement que linstant dun surgissement, dune rupture. Une philosophie de lexpérience se doit dès lors délucider aussi bien la nature de lexpérimentation scientifique que de lexpérience vécue ou vive, comme de lexpérience comme événement. Mais, sarticulant dans le langage tout en sy déposant, lexpérience vive, cest encore celle qui est partagée, racontée et entendue dans des histoires. Une telle philosophie doit enfin interroger lexpérience propre à la pensée philosophique en tant quexpérience de la vérité.
Qu'est-ce qu'être père ? Comment la paternité était-elle pensée et vécue au cours des derniers siècles ? Le présent ouvrage cherche à éclairer les profondes mutations de la figure paternelle en Occident du XV ? au XX ? siècle. S'intéressant aux relations personnelles et concrètes des pères avec leurs enfants, notamment tout-petits, aux émotions de même qu'aux enjeux de transmissions et de pouvoir, les contributeurs de ce volume donnent à voir les expériences paternelles et les modèles qui s'imposent aux pères dans toute leur diversité. Au profit d'un dépassement de stéréotypes et de simplifications communes, historiens et historiens de l'art mènent ici une série d'études variées qui révèlent des pans méconnus de la paternité d'hier et d'aujourd'hui.
Envois et Dédicaces constitue une réflexion sur le don du livre, qu'il se manifeste par un ex-dono, un envoi manuscrit ou une dédicace imprimée. Si cette dernière a été étudiée à propos de tel ou tel auteur, il nous manquait encore une réflexion d'ensemble sur celle-ci. Quant à l'envoi, jugé marginal et mondain, il n'a guère été abordé, hormis par les bibliophiles. On en trouvera ici un "bref traité" qui en souligne toute la richesse. Pas plus qu'il n'existe d'éléments insignifiants dans la vie psychique, ainsi que Freud nous l'a appris, il n'existe dans le livre de détail dépourvu de valeur. La modernité s'est intéressée longuement à la signature, beaucoup moins à l'envoi et à la dédicace, parce qu'elle estimait la littérature intransitive. Elle transite cependant et s'adresse à quelqu'un. Et ce qui semble à première vue accessoire joue un rôle non négligeable, sinon capital, dans la constitution du sens d'un livre. Telle est l'hypothèse d'Envois et Dédicaces, et son pari. Sa première partie, "Perspective cavalière" s'interroge, entre autres, sur la position en tiers du lecteur ainsi que sur la place de la dédicace, premiers mots d'un livre qui se révèlent souvent aussi ses derniers mots. La seconde, "Couleurs locales", examine la façon dont quelques auteurs se sont appropriés ce geste: un musicien, Bach, et cinq écrivains, Voltaire, Hugo, Baudelaire, Montherlant, Goffette, ce dernier nous offrant, en guise de conclusion, un poème inédit adressé "à ceux qui partent".
Habbard Anne-Christine ; Message Jacques ; Colette
Cet ouvrage, qui réunit chercheurs français et étrangers, présente un éclairage renouvelé sur la question de l'éthique chez Kierkegaard. Souvent présentée comme une étape intermédiaire entre l'esthétique et le religieux, l'éthique se révèle chez Kierkegaard à la fois la matière et le fruit d'une intense problématisation de ce que signifie être humain: est enjeu la possibilité d'une compréhension éthique de l'exigence d'un "rapport absolu à l'absolu". L'oeuvre étudiée, fondée sur des expériences déterminées autant que sur une culture immense, multiplie sources d'interrogation et terrains d'analyse. Sa forme même implique en matière éthique une réflexion irréductible à une doctrine, tout lecteur se trouvant engagé dans une relation originale avec les questions exigeantes qu'elle pose; cependant, aussitôt suscitée, cette relation échappe à la rassurante ordonnance de la communication entre deux entités finies, non qu'y jouent quelque subjectivisme (supposé par tous ceux qui n'ont pas compris le rationalisme de Kierkegaard) ou certaine haine du moi acclimatée en climat luthérien (alors que Kierkegaard analysa comme désespoir la haine du fini pour le fini), mais parce que les conditions uniques de sa mise en scène appellent un acte patient de lecture, et ouvrent le lecteur à son histoire propre. Que ce soit dans la vulnérabilité d'une relation à autrui, l'écoute musicale, la tension de l'amour, l'expérience du vertige, le travail d'écriture, l'épreuve du religieux ou même dans les échecs de la vie morale, les auteurs s'attachent à comprendre l'intensité paradoxale de cette expérience de soi fondamentale qu'est l'éthique, et que Kierkegaard a su, de façon lumineuse et inédite, magistralement penser.
En dehors des polémiques, cet ouvrage interroge les notions de rayonnement et de retenue appliquées à l'Allemagne contemporaine qui est accusée tour à tour d'être hégémonique et de pratiquer une trop grande retenue. Des spécialistes issus des sciences politiques, de l'histoire, de l'économie, des études littéraires et culturelles allemandes proposent un tableau nuancé et sans complaisance invitant à la réflexion.