Eléments pour une herméneutique de la nature. L'indice, l'expression et l'adresse
Gens Jean-Claude
CERF
43,00 €
Epuisé
EAN :9782204086288
A quelques exceptions près, la nature n'est plus un concept fondamental de la pensée occidentale depuis l'avènement conjoint, au XVIle siècle, de la science moderne et d'une philosophie pour laquelle le sujet pensant est le point de départ obligé. Mais cette pensée s'avère du même coup marquée par un dualisme dont témoigne aussi le partage entre sciences dites de la nature et de l'homme. Cet ouvrage cherche à ouvrir une voie qui permette de surmonter un tel dualisme en invitant à une relecture d'un certain nombre de textes méconnus des représentants de la pensée herméneutique allemande de la seconde moitié du XIXe siècle à nos jours. Il interroge d'abord la spécificité de la médecine - qui appartient en même temps aux sciences de la nature et de l'homme -, dans la mesure où elle implique une interprétation de ces indices que sont les symptômes pathologiques, c'est-à-dire un art herméneutique. Mais la médecine ne saurait être coupée de la biologie, et certaines de ses figures célèbres comme Uexküll ou Portmann invitent précisément à la penser en termes d'interprétation des expressions vitales. Autrement dit, et comme le suggérait aussi Dilthey, le savoir herméneutique demanderait à être élargi à la connaissance du vivant. Plus problématique, l'élargissement de l'herméneutique à la nature non organique pose la question éthique de notre rapport à la nature qui serait à penser en termes d'adresse. -- Is it still possible today to conceive of a philosophy of nature, which today's society is calling for, but in hermeneutical terms ? The hermeneutics of nature would suppose the calling into question of two things : the dividing line between the natural and human sciences ; the central place given by the hermeneutics of language to text, and firstly to the concept of the 'indicative sign'. The author, professor of philosophy at the University of Bourgogne, reflects on the three required stages of future reflection.
Date de parution
02/10/2008
Poids
540g
Largeur
145mm
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EAN
9782204086288
Titre
Eléments pour une herméneutique de la nature. L'indice, l'expression et l'adresse
Auteur
Gens Jean-Claude
Editeur
CERF
Largeur
145
Poids
540
Date de parution
20081002
Nombre de pages
0,00 €
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Epuisé
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Lexpérience est lassise de nos savoirs, mais en des sens divergents quindiquent déjà des locutions comme « avoir » et « faire » une expérience, expérimenter et éprouver. Si lacquis de lexpérience implique de pouvoir tirer des « leçons » de celle-ci, « faire une expérience » signifie une tentative ou une rencontre supposant un risque et relevant donc dune aventure. Elle met en question ce qui sest constitué comme certitude ainsi que celui à qui elle « arrive » de manière imprévisible, et implique aussi bien le temps dun long cheminement que linstant dun surgissement, dune rupture. Une philosophie de lexpérience se doit dès lors délucider aussi bien la nature de lexpérimentation scientifique que de lexpérience vécue ou vive, comme de lexpérience comme événement. Mais, sarticulant dans le langage tout en sy déposant, lexpérience vive, cest encore celle qui est partagée, racontée et entendue dans des histoires. Une telle philosophie doit enfin interroger lexpérience propre à la pensée philosophique en tant quexpérience de la vérité.
L'histoire est l'objet d'un savoir ou d'une science dont le statut, par rapport aux sciences de la nature, semble ambigu ; mais, comme cherchaient déjà à le montrer les philosophies de l'histoire du XVIIIe siècle, elle est avant tout ce à quoi nous appartenons, ce qui nous constitue comme êtres historiques. De ce fait, le problème posé par l'histoire est double : comment caractériser d'une part la spécificité du savoir historique - et la question est donc d'ordre épistémologique - et d'autre part l'historicité de notre existence ? Mais, dans la mesure où la réflexion philosophique s'inscrit elle-même dans une histoire, il s'avère aussi nécessaire de penser le sens de l'histoire de la philosophie.
L'histoire est l'objet d'un savoir ou d'une science dont le statut, par rapport aux sciences de la nature, semble ambigu ; mais, comme cherchaient déjà à le montrer les philosophies de l'histoire du XVIIIe siècle, elle est avant tout ce à quoi nous appartenons, ce qui nous constitue comme êtres historiques. De ce fait, le problème posé par l'histoire est double : comment caractériser d'une part la spécificité du savoir historique ? et la question est donc d'ordre épistémologique ? et d'autre part l'historicité de notre existence ? Mais, dans la mesure où la réflexion philosophique s'inscrit elle même dans une histoire, il s'avère aussi nécessaire de penser le sens de l'histoire de la philosophie.
Bien que la pensée de Dilthey relève d'une philosophie de la vie, son intention de prolonger la philosophie kantienne par une " critique de la raison historique " a souvent été réduite au projet épistémologique de fonder la spécificité des sciences de l'esprit dites aussi humaines ou sociales. Autrement dit, cette spécificité tiendrait à l'instauration d'une différence d'ordre méthodologique entre expliquer et comprendre. Et dans une telle perspective, Dilthey élargirait à la sphère des productions sociales et historiques l'herméneutique générale fondée par Schleiermacher qui avait lui-même étendu son objet de l'interprétation des textes à la compréhension langagière. A l'encontre d'une telle réduction, les écrits diltheyens de la dernière décade du dix-neuvième siècle montrent que sa philosophie de la vie se caractérise par sa dimension herméneutique, dimension qui donne également son sens à ses travaux d'historien. Elaborée conjointement à ses recherches relatives à l'esthétique, cette herméneutique conduit à jeter les bases d'une nouvelle logique et, sur le fond d'une critique des catégories de la logique traditionnelle, à penser les catégories susceptibles de saisir la vie. Une double confrontation s'est avérée décisive pour l'élaboration d'une telle philosophie herméneutique : celle, pratiquement incontournable à l'époque, avec le courant philosophique alors prédominant, à savoir le néokantisme. Celle, plus tardive, avec la phénoménologie husserlienne. Si Dilthey est l'un des premiers à avoir salué les Recherches logiques de Husserl, leur impact sur sa pensée ne peut pas plus être méconnu que l'impact de leur rencontre sur les travaux ultérieurs de Husserl. Leur réception réciproque constitue du même coup le premier moment d'une confrontation entre herméneutique et phénoménologie qui sera également déterminante dans le déploiement de la pensée de Heidegger au cours des années vingt.
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...