Trop n'est même pas assez. Autoportraits de famille #4, Edition bilingue français-anglais
Geneste Guillaume ; Siza Teresa
FILIGRANES
22,00 €
Epuisé
EAN :9782350464794
Le présent volume est le dernier de la saga presque presque transparente, capturée par Guillaume Geneste entre le printemps 2012 et l'hiver 2016. Presque transparente, puisque ce sont des situations organisées en images par un photographe, même s'il est muni d'un appareil amateur. L'identité qui se noue entre le regard et la main, puis entre eux, le corps et la mémoire écrit l'histoire d'un photographe. Un photographe travaille un univers magique, fait de suspensions, de présence-absence, de codification, d'alchimie ou, comme le souhaite Vilém Flusser, d'aspiration à la liberté. Et cette liberté, qui est davantage résolution et volonté que sentiment, est aussi exclusive que l'amour, celui qu'évoquait Beaumarchais, et avec qui elle partage la qualité qu'il lui attribue et qui sert ici de titre à cette analyse : trop n'est même pas assez." Tereza Siza
Nombre de pages
144
Date de parution
15/10/2019
Poids
400g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782350464794
Titre
Trop n'est même pas assez. Autoportraits de famille #4, Edition bilingue français-anglais
Auteur
Geneste Guillaume ; Siza Teresa
Editeur
FILIGRANES
Largeur
150
Poids
400
Date de parution
20191015
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Photographier est pour moi un acte amoureux et un comportement face au temps qui passe intimement lié à ma rencontre avec Colette en 1991. Je photographie par envie et besoin en choisissant les moments dont je veux garder le souvenir, prenant les images de notre vie à bout de bras avec un appareil photo amateur autofocus qui tient dans le creux de ma main. Ne pouvant regarder à travers le viseur, je cadre bien souvent avec le sentiment incertain de découper l'espace au bon endroit. Sûr du moment je le suis moins de l'instant : il me faut alors prendre plusieurs clichés de la même scène. Le fait de cadrer sans regarder et de ne jamais décider de là où la mise au point sera faite font du hasard une des constantes les plus magiques de la photographie. Le hasard se mêlant au désir et au plaisir du moment dont il faut garder la trace. La photographie est certainement l'art dont on peut le plus dire qu'il se tente.
La première fois que Guillaume Geneste m'a montré ses photos pour en faire ce livre, je savais qu'elles ne seraient pas de celles qui s'évertuent dans les albums à illustrer l'image attendrissante de l'idée de famille, mais je n'imaginais pas qu'elles porteraient à ce point d'incandescence le brûlant sujet du bonheur en famille, si intraitable sujet qu'il met au même seuil d'impasse l'artiste chevronné et l'amateur naïf, les désarme de tout savoir technique ou esthétique, au risque de l'impudeur sentimentale, si mal prisée en photographie... Il lui a fallu le long temps d'une pratique, restée privée jusqu'à ce jour, pour que sa collection de photos révèle ce qui s'y joue de tout autre à travers le temps, qu'elles exposent le geste dont il subvertit les poncifs du genre pour exprimer cette chose à la fois ravissante et scandaleuse qu'est la félicité simple de vivre ensemble.
« Il y a quelque chose de magique ? de l'ordre d'un travail abouti ? à traduire les nombreuses photos que fait un photographe en donnant ainsi un sens à l'ensemble de ses images: LE LIVRE, moyen d'expression idéal pour exprimer tout ce que ces photos vous ont appris, et ainsi les communiquer au public.» Bernard Plossu a publié pas loin de 300 titres jusqu'à présent. Le souhait commun de réunir et détailler cette vertigineuse somme de publications, comme une sorte de catalogue raisonné, permet à Bernard Plossu d'accompagner les livres qui lui sont chers d'une anecdote, d'un commentaire, et par ce panorama complet, d'évaluer les livres qui lui apparaissent aujourd'hui comme les plus importants pour lui. Guillaume Geneste, l'ami mais également le tireur de toutes les photographies de Plossu (avec sa femme Françoise Nuñez), qui connaît parfaitement son travail, a interviewé le photographe sur son rapport à l'édition, et cet échange passionnant introduit magnifiquement la suite de l'ouvrage.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.