La prolongation du bonheur. Autoportraits de famille #2 (1999-2006)
Geneste Guillaume ; Plossu Bernard
FILIGRANES
22,00 €
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EAN :9782350464411
Photographier est pour moi un acte amoureux et un comportement face au temps qui passe intimement lié à ma rencontre avec Colette en 1991. Je photographie par envie et besoin en choisissant les moments dont je veux garder le souvenir, prenant les images de notre vie à bout de bras avec un appareil photo amateur autofocus qui tient dans le creux de ma main. Ne pouvant regarder à travers le viseur, je cadre bien souvent avec le sentiment incertain de découper l'espace au bon endroit. Sûr du moment je le suis moins de l'instant : il me faut alors prendre plusieurs clichés de la même scène. Le fait de cadrer sans regarder et de ne jamais décider de là où la mise au point sera faite font du hasard une des constantes les plus magiques de la photographie. Le hasard se mêlant au désir et au plaisir du moment dont il faut garder la trace. La photographie est certainement l'art dont on peut le plus dire qu'il se tente. La brièveté de la prise rendant l'immédiate répétition de l'acte photographique toujours possible plonge souvent le photographe dans le doute et l'incertitude quant à l'image obtenue. Tenter à nouveau, toujours et encore. Le doute ne partira qu'une fois le film développé, face aux instants saisis réussis. Regarder mes planches de contact me procure alors un sentiment de redécouverte totale du moment vécu et je vois à ce moment-là très précisément ce que j'avais plus perçu que réellement vu. G.G.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
156
Date de parution
04/09/2018
Poids
359g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782350464411
Titre
La prolongation du bonheur. Autoportraits de famille #2 (1999-2006)
Auteur
Geneste Guillaume ; Plossu Bernard
Editeur
FILIGRANES
Largeur
150
Poids
359
Date de parution
20180904
Nombre de pages
156,00 €
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Photographier est pour moi un acte amoureux et un comportement face au temps qui passe intimement lié à ma rencontre avec Colette en 1991. Je photographie par envie et besoin en choisissant les moments dont je veux garder le souvenir, prenant les images de notre vie à bout de bras avec un appareil photo amateur autofocus qui tient dans le creux de ma main. Ne pouvant regarder à travers le viseur, je cadre bien souvent avec le sentiment incertain de découper l'espace au bon endroit. Sûr du moment je le suis moins de l'instant : il me faut alors prendre plusieurs clichés de la même scène. Le fait de cadrer sans regarder et de ne jamais décider de là où la mise au point sera faite font du hasard une des constantes les plus magiques de la photographie. Le hasard se mêlant au désir et au plaisir du moment dont il faut garder la trace. La photographie est certainement l'art dont on peut le plus dire qu'il se tente. GG
La première fois que Guillaume Geneste m'a montré ses photos pour en faire ce livre, je savais qu'elles ne seraient pas de celles qui s'évertuent dans les albums à illustrer l'image attendrissante de l'idée de famille, mais je n'imaginais pas qu'elles porteraient à ce point d'incandescence le brûlant sujet du bonheur en famille, si intraitable sujet qu'il met au même seuil d'impasse l'artiste chevronné et l'amateur naïf, les désarme de tout savoir technique ou esthétique, au risque de l'impudeur sentimentale, si mal prisée en photographie... Il lui a fallu le long temps d'une pratique, restée privée jusqu'à ce jour, pour que sa collection de photos révèle ce qui s'y joue de tout autre à travers le temps, qu'elles exposent le geste dont il subvertit les poncifs du genre pour exprimer cette chose à la fois ravissante et scandaleuse qu'est la félicité simple de vivre ensemble.
Le présent volume est le dernier de la saga presque presque transparente, capturée par Guillaume Geneste entre le printemps 2012 et l'hiver 2016. Presque transparente, puisque ce sont des situations organisées en images par un photographe, même s'il est muni d'un appareil amateur. L'identité qui se noue entre le regard et la main, puis entre eux, le corps et la mémoire écrit l'histoire d'un photographe. Un photographe travaille un univers magique, fait de suspensions, de présence-absence, de codification, d'alchimie ou, comme le souhaite Vilém Flusser, d'aspiration à la liberté. Et cette liberté, qui est davantage résolution et volonté que sentiment, est aussi exclusive que l'amour, celui qu'évoquait Beaumarchais, et avec qui elle partage la qualité qu'il lui attribue et qui sert ici de titre à cette analyse : trop n'est même pas assez." Tereza Siza
Résumé : La forêt fascine les photographes contemporains. Elle les attire, pour ses formes enchevêtrées ainsi que pour ses fonctionnements biologiques, de sorte qu'elle les pousse à expérimenter sur le motif certaines options plastiques ou techniques. Elle est également support de mythologies ou de fantasmes qui peuvent être repris - ou déconstruits - par les artistes. Dans le même temps, les zones arborées se présentent comme des espaces hybrides, pour partie créés par les hommes, dont la patiente investigation permet de constater les conséquences de choix économiques, comme de penser des comportements sociétaux, des évolutions culturelles et des relations à la nature.
Jean Bizien débarque aux Etats-Unis en 1946. Très jeune homme. Il découvre le pays par une ville ? : New York. Une cité faite de centaines d'autres villes, de milliers de Villages d'Irlande, d'Italie, de Russie, de Chine, du Mali, d'Afrique du Sud, du Mexique, du Brésil... Des milliers de villages, des millions d'hommes, des milliers d'habitudes différentes, des milliers de fêtes, de langues, des centaines de couleurs de peau, des millions de démarches, une seule langue pour parler ensemble. Une seule ville pour vivre ensemble. New York est un miracle. Des millions d'hommes si différents se côtoient, vivent, commercent en paix. New York est un miracle sombre et joyeux. La paix et la justice humaine sont très relatives. Pour pouvoir vivre ensemble, inventons autre chose ?? Une ville haute et plus verticale. Et pourtant les humains photographiés par Jean Bizien sont des villageois dans une ville aux immeubles immenses.
En ouvrant en juin 1983 un travail d'une année à Saint-Jean-Brévelay et dans les communes environnantes du Morbihan, le photographe Guy Hersant répondait en voisin lorientais d'alors, à une commande de la BPI du Centre Pompidou à Paris. A cette l'époque, la campagne bretonne bruisse sous le vent d'une modernité qui déferle depuis les années soixante en remembrement, en mécanisation, en stabulations libres et en salles de traite, en ensilage de maïs, en bâtiments d'élevages qui s'affranchissent de la vieille architecture des fermes, en décohabitation des jeunes agriculteurs d'avec les anciens, en coopératives, en Politique agricole commune de ce qui était encore la Communauté économique européenne. La mission photographique avait pour but de témoigner de ce grand virage de la Bretagne agricole dont le Groupe d'études en sociologie rurale du CNRS- organisme partenaire du projet avec la BPI - avait déjà observé les amorces dans la commune à partir justement de ces années soixante.