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Hauts lieux d'André Breton. Préface Paul Sanda Postface de Patrick Lepetit
Geneste Bruno ; Sanda Paul ; Lepetit Patrick
RUMEUR LIBRE
17,00 €
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EAN :9782355774096
Avec l'intuition et le lyrisme qu'on lui connait mais également une approche aussi poétique que savante du surréalisme, Bruno Geneste entreprend, dans ce nouveau livre, d'explorer les "Hauts-Lieux" à la fois matériels et "immatériels" qui ont jalonné le parcours d'André Breton. De Saint-Cirq- Lapopie, où il disait avoir "cessé de se désirer ailleurs" et où j'ai eu, moi, le plaisir, avant les travaux de restauration de l'auberge des Mariniers dont il avait fait l'acquisition, de discuter avec quelques amis de l'esprit du surréalisme, comme je l'ai raconté ailleurs, dans la pièce même où il réunissait, l'été, ses compagnons et où flottait encore quelque chose, dans l'air, de sa présence pourtant déjà lointaine, de Saint-Cirq, donc, à sa chère Bretagne, de Nantes à Brocéliande et aux îles, en passant par le Rocher Percé, en Gaspésie, les réserves Hopis et Zunis ou la Casa Azul de Frida Kahlo, le Pic du Teide ou le gouffre d'Absalon. Dans " Les Hauts lieux d'André Breton " Bruno évoque la passion de Breton pour le celtisme, pour "l'Hermétisme alchimique" , pour la révolte anticoloniale et anticolonialiste, celle en particulier de ce "Noir qui est non seulement un Noir, mais tout l'homme" , Aimé Césaire... (extrait postface Patrick Lepetit)
Nombre de pages
152
Date de parution
18/07/2025
Poids
200g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782355774096
Auteur
Geneste Bruno ; Sanda Paul ; Lepetit Patrick
Editeur
RUMEUR LIBRE
Largeur
140
Date de parution
20250718
Nombre de pages
152,00 €
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Beckett est un nom que notre époque ne saurait oublier. D'abord parce qu'il aura entrepris la plus grande opération de subversion de la littérature occidentale. Ensuite parce que la charge énigmatique de sa lettre poétique n'a de cesse d'apostropher l'existence pour la questionner. C'est principalement ce qu'il a en partage avec Lacan, dont le défrichage du dire occupe les psychanalystes, leur ouvrant des voies fécondes de traitement dans la clinique. Ici aussi, subversion au coeur de l'époque... Beckett, c'est avant tout une façon singulière de nouer l'existence à la jouissance d'un vivant, ce que Lacan appellera LOM. Beckett sera donc à ce titre un nom de sinthome de LOM... Mais ce ternaire suffirait-il si ne s'y introduisait le dire comme quatrième tension nouante ? Poursuivant un travail implacable et sans relâche, Beckett, pour vivre et faire scène rigoureuse au parlêtre, s'avançait dans la plus dense obscurité. Epris de logique, traquant la langue pour faire sonner l'os du dire, il écrivait à tâtons la singularité d'un nouage subjectif original... Lacan, au même moment, soutenait l'importance de savoir reconnaître un noeud borroméen dans le noir. Si Beckett est, comme l'avance son ami Cioran, un être-en-dehors, il intéresse par sa concision, par son miniminimitable, le singulier qui s'extrait de chaque cure psychanalytique. C'est l'enjeu de notre propos.
C'est à partir de la conception du fait que Jim Morrison est un poète à part entière que Bruno Geneste imagine Le Monde selon Jim. Il s'agit d'un récit qui recèle plusieurs niveaux de lecture, avec des images, des visions, vues et vécues à travers son propre regard comme un miroir ou un reflet de celles pouvant avoir été ressenties par Morrison lui-même. Bruno Geneste parvient dans cet ouvrage à redonner une parole vivante au chanteur des Doors. Dans une étrange communion, il réhabilite le poète, lui redonne tout le sens profond de sa démarche littéraire. Il marche avec lui sur les grèves de plumes et de varechs. Il ressuscite le Roi Lézard dans une psychanalyse verbale d'une teneur émotionnelle, sincère et envoûtante. C'est ici-même que les poètes des limites se rejoignent, dans les confluents des mémoires, des cris et des images introspectives cueillies dans les lumières noires et les flux des marées incessantes.
Résumé : "Ce manifeste souffle sur les braises d'une poétique en cours d'élaboration et qui n'a pour seule ambition que celle de réactiver des hauts foyers d'énergie". Un manifeste du surréalisme, qui plus est, et plus précisément encore, d'un surréalisme des grèves qui fait écho à la géopoétique de Kenneth White, allié substantiel du reste convié à la fête... Autant dire d'un surréalisme de type nouveau, tant il est vrai que celui qu'ont façonné, dans sa spécificité, ses inventeurs, à la suite de l'Apollinaire du Flâneur des deux rives, est par nature urbain et s'inscrit, du moins au début, dans la cité dont il se fait le cartographe - même si les vents de la mer Celtique sont, plus souvent qu'on ne le pense, généralement venus le caresser... Patrick Lepetit
La danseuse affûtée, audacieux poignard, Dans le fourreau claquant de sa gangue hivernale, Parsème de beige ses ondes boréales : L'eau transperce les corps de son glacé regard. Même les coussinets du polaire renard, Sont transis par le gel de la banquise opale, Les âmes hibernent ou à grands pas détalent, Le pagailleux tardif se soumet au blizzard ! Un cristal transparent de quartz neigeux lacère, La goutte qui survit en vif éclat de verre, Sa rondeur fluide capte le malheureux, Qui dans ses méandres se débat puis s'abîme, Le soleil apaise ses alchimiques feux, Tissant dans ses gouttes un arc-en-ciel sublime.