Quel est le fondement du lien social ? La réponse à cette question doit étre cherchée au coeur du domaine de l'éthique, dans ce que nous appelons la responsabilité. Aboutissement d'un processus d'apprentissage auquel participent les nombreuses institutions qui, comme la famille, assurent la socialisation, la responsabilité constitue la spécificité de l'activité et des relations humaines et sociales. C'est elle qui permet de comprendre que nous sommes fiers de nos réussites... honteux ou désespérés de nos échecs. C'est elle qui justifie les scrupules que nous pouvons avoir à l'égard d'autrui, l'indignation que nous éprouvons face à la souffrance ou encore l'attachement qui nous lie à nos proches... Mais c'est aussi à elle qu'en appellera la justice pour évaluer et sanctionner nos fautes... Prenant d'abord ses distances par rapport aux grandes approches sociologiques de l'activité morale, l'auteur montre ensuite comment s'opère l'apprentissage social de la responsabilité et comment naissent les grandes valeurs (équité, respect, sincérité, autonomie,...) qui structurent les engagements et les débats éthiques. Il évoque enfin les risques qui menacent aujourd'hui la responsabilité. Au travers de ce livre, J.L. Genard tente de relever le défi épistémologique auquel l'actuel retour de la réflexion éthique confronte la pensée sociologique. La fécondité littéraire de Ngugi Wa Thiong'o, premier romancier de l'Afrique de l'Est, né au Kenya en 1938, en fait aujourd'hui un des plus renommés des écrivains africains. 11 est à la fois un grand peintre de la réalité de l'Afrique contemporaine et un acteur important de son évolution, toujours sans rancoeur ni complaisance, aussi bien dans son oeuvre que dans son action d'écrivain engagé, afin de mettre en valeur ce qu'il définit comme "la dimension noire" dans l'histoire de l'Afrique et du monde d'aujourd'hui. Il est aussi l'auteur de Pétales de sang, également publié aux éditions Présence Africaine.
Nombre de pages
270
Date de parution
03/05/2000
Poids
338g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738412485
Titre
Sociologie de l'éthique
ISBN
2738412483
Auteur
Genard Jean-Louis ; Javeau Claude
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
338
Date de parution
20000503
Nombre de pages
270,00 €
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Comment l'expérience de la responsabilité a-t-elle été thématisée ? La première modernité nous en a légué deux modèles. Le premier, lié à l'affirmation de l'autonomie subjective, l'interprète comme " faculté de commencer ". Le second, centré sur la figure de l'autre, la comprend comme " disposition à répondre ". A ces deux modèles, la seconde modernité a ajouté la tentation irresponsabilisante portée par la posture objectivante des sciences humaines et par le regard de l'expertise. Entre affirmation de soi et souci de l'autre, entre responsabilisation et déresponsabilisation, comprendre aujourd'hui la responsabilité, c'est avant tout saisir comment s'articulent, se complètent et se contredisent ces trois modèles. Comment ils imprègnent nos intuitions morales, comment ils se sont incrustés dans les structures du monde vécu et stabilisés au cœur des dispositifs systémiques.
A l'heure où les pratiques d'enquête et de recherche en sciences sociales se trouvent de plus en plus sauvent troublées par les enjeux éthiques qui s'y font jour et par l'importance croissante des dispositifs qui prétendent les réguler, cet ouvrage entend offrir un cadre de réflexion innovant et documenté. Conflits de loyauté à l'égard des enquêtés, poursuites en justice, accusations d'excuser les délinquances, multiplication des chartes et des comités d'éthique, recours aux big data, pressions exercées sur les chercheurs, mise en cause de la sociologie critique au nom de l'impératif de neutralisation axiologique, impossibilité d'enquêter en raison de l'exigence de consentement des acteurs, pression des commanditaires... La liste des difficultés auxquelles le chercheur est susceptible de se heurter pourrait encore s'allonger. S'appuyant sur de nombreux exemples où enjeux épistémologiques, méthodologiques et éthiques s'entrecroisent, l'ouvrage constitue un outil précieux pour le chercheur confronté aux dilemmes éthiques de sa pratique.
Comment penser le concept de patrimoine en contexte postcolonial ? D'un côté, un patrimoine traditionnel, largement immatériel, que la colonisation a peu investigué, qu'il s'agit maintenant, bien au-delà d'un simple intérêt ethnologique, de reconnaître dans ses valeurs propres mais aussi dans ses capacités à offrir des ressources pour penser de nouveaux modes de développement et de vivre-ensemble. De l'autre, un patrimoine colonial, largement matériel, de grande valeur architecturale, témoin d'un modernisme tropical tout à fait original, déployant une ingéniosité constructive pour répondre à faible coût énergétique aux enjeux climatiques, mais bien sûr frappé du sceau de la domination coloniale. Comment penser ensemble ces deux patrimoines, non pas dans la perspective sclérosée de l'archivage, mais au contraire dans celle d'une réappropriation pour le développement de l'Afrique ? Telle est la question centrale qu'a posée le colloque international organisé en juin 2015 à l'Université Kongo à Mbanza Ngungu, réunissant penseurs africains et européens, dont cet ouvrage constitue un des aboutissements.
Dans la foulée de ses livres antérieurs, Sociologie de l'éthique et La grammaire de la responsabilité, Jean-Louis Genard poursuit, dans le présent ouvrage, une étude historique et sociologique des mutations de nos coordonnées anthropologiques, soit les diverses conceptions de l'humain, de ses rapports sociaux et de sa place dans le monde. Il montre comment ces coordonnées anthropologiques s'incrustent dans diverses pratiques sociales et dans des dispositifs d'action publique, dans divers savoirs, particulièrement les théories et les courants sociologiques, mais aussi dans les relations vécues au quotidien. Il propose ainsi une nouvelle compréhension des relations que les humains établissent entre eux, de leur rapport au monde et au savoir, soit tout autant une sociologie de l'anthropologie qu'une anthropologie de la sociologie.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.