Dans la nuit du 4 au 5 février 1983, Klaus Barbie, l'ancien chef de la Gestapo de Lyon, est extradé de la Bolivie vers la France. Son arrivée réveille quelques spectres, dont l'affaire Jean Moulin. Depuis l'arrestation du résistant à Caluire, le 21 juin 1943, la plaie est restée ouverte : « l'unificateur de la Résistance » a-t-il été victime d'une trahison, d'un complot ? Deux procès impliquant René Hardy ont échoué à faire la lumière. Le résistant a été acquitté chaque fois sur le fil. Quarante ans plus tard, Me Vergès, l'avocat de Barbie, cria haut et fort que Moulin avait été livré par des membres de Combat, le mouvement d'Henri Frenay, auquel appartenait aussi Hardy et son ami Pierre de Bénouville, parce qu'ils le jugeaient trop proche des communistes. Introduit à cette affaire par une amie de Moulin, Antoinette Sachs, et guidé dans son dédale par un autre membre de Combat, Claude Bourdet, Jacques Gelin a d'abord enquêté en journaliste dans les coulisses du procès Barbie, en 1986 et 1987. Puis il a rencontré tous les acteurs, nombreux à l'époque à être encore en vie. Enfin, il a découvert de nouveaux témoins et des documents inédits. Au terme de ce travail étalé sur plus de vingt ans, il apporte des réponses concluantes sur la culpabilité de Hardy et ses mobiles possibles. Moulin était soupçonné d'être un « cryptocommuniste », voire un agent soviétique, par certains résistants, qui redoutaient une prise de pouvoir des «rouges» à l'occasion du débarquement allié, jugé imminent au printemps de 1943. Les opérations d'intoxication mises en place par les Alliés et leurs relais pour couvrir leurs opérations en Sicile et en Corse avaient convaincu ces résistants de la réalité du débarquement en métropole. Le sacrifice de Moulin a-t-il été la conséquence ultime de cette conjonction ? Telle est la grave question que pose l'ouvrage.
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Nombre de pages
595
Date de parution
23/05/2013
Poids
797g
Largeur
152mm
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EAN
9782070139439
Titre
L'affaire Jean Moulin : trahison ou complot ?
Auteur
Gelin Jacques
Editeur
GALLIMARD
Largeur
152
Poids
797
Date de parution
20130523
Nombre de pages
595,00 €
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Plus vous prenez de responsabilités, plus vous devez vous exprimer en public. Mais vous avez le trac. Vous redoutez le regard de vos auditeurs. Vous avez peur d'être critiqué, d'être interrompu, de perdre le fil... Vous admirez la facilité des professionnels de l'audiovisuel. Vous pensez qu'ils ont un don, et que vous en êtes dépourvu. Or, rien n'est plus faux. S'ils paraissent tellement à l'aise, ce n'est pas parce qu'ils sont particulièrement doués; c'est parce qu'ils se sont beaucoup formés. Ce livre vous donne les moyens de les égaler, en "libérant" votre parole et en vous montrant comment. Vous tenez entre les mains la clé de votre réussite en tant qu'orateur. Mais souvenez-vous qu'apprendre les règles de base ne suffit pas. Il faut les pratiquer. Bientôt, très bientôt, vous prendrez la parole en public avec confiance
Gélis Jacques ; Laget Mireille ; Morel Marie-Franc
Donner la vie est l'un des mystères de puissance les plus enracinés dans toutes les sociétés. Engendrer, porter, mettre au monde, accueillir, élever un enfant, c'est tout ensemble s'inscrire dans un système de contraintes biologiques et de règles sociales, et manifester un ordre de valeurs collectives. L'enfance que nous connaissons, individualisée, valorisée, institutionnalisée, est une invention récente. Voici sa préhistoire, dans la France traditionnelle: livres de raison et journaux intimes, traités médicaux et manuels d'éducation, images et objets racontent la longue durée des sentiments et des gestes: des naissances et des enfances environnées par la mort, encadrées par les rites et la mémoire de la communauté dont elles portent l'espoir, promises à perpétuer un monde immobile.
Il n'est pas si loin le temps où les enfants " naissaient dans les choux " et héritaient du prénom de leurs grands-parents. Aujourd'hui encore, à la sortie de l'église, on jette des grains de riz sur les jeunes mariés, nul n'oserait s'opposer aux " envies " d'une femme enceinte et la marraine offre des dragées lors d'un baptême. Mais qui connaît l'origine de ces traditions ? Pièce à pièce, c'est tout l'univers de la naissance dans l'ancienne France que reconstitue ici Jacques Gélis. L'homme vivait alors au rythme de la terre, et le mythe de la Terre-Mère, l'attachement au sol ainsi que la référence aux ancêtres imprégnaient fortement les mentalités. Vie et mort se succédaient merveilleusement et impitoyablement en un cycle ininterrompu. Concevoir, porter la graine à maturité, s'en libérer, c'était pour la femme perpétuer l'espèce. Comme le fruit de l'arbre, l'enfant était le symbole de la continuité. Les rites de fécondité, les dévotions de la femme " grosse d'enfant ", la préparation des couches, l'accouchement, l'accueil du nouveau-né, autant de comportements qui s'inscrivaient dans une société dont tout le système de référence était fondé sur la pensée analogique. De plus en plus menacées par les progrès de l'Eglise, de l'Etat et de la médecine, ces croyances et pratiques survécurent en s'adaptant : l'Eglise de la Réforme catholique christianisa les rituels, la ville " novatrice " l'emporta sur les campagnes routinières, la sage-femme et l'accoucheur évincèrent la matrone. Autres temps, autres lieux, autres façons de naître... Jacques Gélis est agrégé d'histoire et maître-assistant à l'université de Paris VIII. Il a collaboré à Entrer dans la Vie _ coll. Archives.
Résumé : Dans la société traditionnelle, l'accouchement se passe entre femmes : la matrone, mémoire du village, héritière de "petits secrets", assiste les femmes en couches. Mais dès le XVIe siècle, ses pouvoirs, réels et symboliques, la rendent suspecte aux yeux de l'Eglise qui la place sous surveillance. Peu à peu les pratiques évoluent, et l'Etat, soucieux de sauvegarder les populations, cherche à la remplacer par une jeune femme "sage", instruite des règles élémentaires d'hygiène et obéissant au corps médical. Au XVIIIe siècle, l'Europe entière envoie ses sages-femmes à l'école. En France, Mme Du Coudray parcourt le royaume pendant vingt-cinq ans avec son célèbre "mannequin". Sa méthode fait merveille. Avec l'appui du pouvoir royal elle organise dans les grandes villes des cours d'accouchement qui, après son passage, sont placés sous la responsabilité de "chirurgiens-démonstrateurs". En se multipliant, les cours consacrent officiellement le rôle des accoucheurs. Levret, Baudelocque, Smellie sont les principales gloires de cette Europe de l'obstétrique où circulent les hommes et les idées. Une science des accouchements se constitue non sans tâtonnements, suscitant débats et controverses sur les mécanismes de la conception et les techniques opératoires. Le passage de la sage-femme au médecin représente un tournant décisif dans l'histoire des femmes. Il traduit aussi un bouleversement de la conception de la vie et l'apparition d'une nouvelle vision du monde. Au fatalisme d'autrefois fait place une aspiration à soigner le corps souffrant et menacé, alors que s'affirme le désir d'avoir des enfants non plus seulement pour assurer la permanence du cycle vital mais pour les aimer et en être aimé.
Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j'exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide... qui n'existe plus". Qui est Romane Monnier ? D'elle, il ne reste qu'un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.
De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces coeurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu'ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l'impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d'une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du coeur, du corps, de l'esprit. De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d'avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd'hui. Cette femme, c'est moi". La nuit au coeur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l'énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l'amour.
Quatre adolescents, évadés de leur orphelinat prison, reprennent la lutte perdue par leurs parents quinze ans plus tôt. Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, semble désespéré. Et pourtant...Notes Biographiques : Jean-Claude Mourlevat est né en 1952 à Ambert en Auvergne, de parents agriculteurs. Il est le cinquième enfant de six (trois frères et deux soeurs). Il fait des études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et Paris et exerce le métier de professeur d'allemand en collège pendant cinq ans avant de devenir comédien de théâtre. Il est notamment l'auteur et l'interprète du clown muet nommé «Guedoulde», spectacle joué plus de mille fois en France et un peu partout dans le monde. Il met en scène de nombreuses pièces de Brecht, Cocteau, Shakespeare¿ Depuis 1997, il publie des ouvrages pour la jeunesse. Il écrit tout d'abord des contes, puis un premier roman, "La Balafre". Depuis, les livres se sont succédé avec bonheur, plébiscités par les lecteurs, la critique et les prix littéraires. Jean-Claude Mourlevat réside près de Saint-Étienne, avec sa femme et leurs deux enfants.
Le jour où, dans une square, Sam s'assoit sur le mauvais banc, il se fait arrêter par la police. Car Sam a la peau noire. Et en 1952, dans le sud des Etats-Unis, un Noir ne peut pas s'asseoir n'importe où. En grandissant, le jeune garçon s'accroche à un rêve : devenir juge afin de combattre les lois raciales. A travers le récit de Sam, plongez au coeur de la lutte non violente des Noirs américains.