Ce numéro 8 de la revue Corps s'ouvre sur un entretien avec Françoise Héritier, Professeur au Collège de France, qui évoque, entre autres sujets anthropologiques - questions de parenté, de filiation et réflexions épistémologiques qui ont jalonné son éminente carrière -, la question des humeurs. Dans le dossier " Lire ", les auteurs Marie-Luce Gélard et Olivier Sirost, respectivement ethnologue et sociologue, s'interrogent sur la désignation et la nature de ces humeurs : " humeurs ou substances ? ". Les substances, ces productions corporelles (sang, lait, sperme, larme, etc.), et les humeurs des anciens (le sang, le phlegme, la bile jaune et la bile noire) selon la doctrine hippocratique, sont dans l'air du temps. Les sept contributions à ce dossier offrent un large répertoire de discussion sur les humeurs - le folklore, l'étude des soins traditionnels et des dictons populaires, la météorologie, l'hygiénisme, le développement des sciences psychiques, l'anthropologie dont les anciens montraient déjà combien elles sont constitutives des sociétés humaines et des relations sociales. Le cahier "Voir " présente un cahier d'images inédites de " physiognomonie féminine ", datant des années 1830. La rubrique " Découvrir " propose trois textes originaux de jeunes chercheurs sur des thèmes variés : l'expérience perceptive d'art martial japonais où se révèle l'existence d'une " entité métaphysique corporelle " ; l'image du corps au cinéma par l'analyse de l'" effraction du nu ", à propos du film L'Homme invisible de James Whale ; l'imagerie médicale dans un centre de cancérologie. Enfin, la rubrique " S'informer " rend compte de deux publications récentes (2009) : La Tentation du corps, sous la direction de Dominique Memmi et al. et Prendre l'air, vers une écologie corporelle de Bernard Andrieu.
Nombre de pages
120
Date de parution
04/03/2010
Poids
238g
Largeur
166mm
Plus d'informations
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EAN
9782916275697
Titre
Corps N° 8, Mars 2010 : Bonnes humeurs ?
Auteur
Gélard Marie-Luce ; Sirost Olivier
Editeur
DILECTA
Largeur
166
Poids
238
Date de parution
20100304
Nombre de pages
120,00 €
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Langages des sens sous la direction de Marie-Luce Gélard et Olivier Sirost L'histoire du goût alimentaire, des moeurs et de leurs civilités, met l'accent sur un langage des sens, mais ces derniers demeurent hiérarchisés. Dépassant cet horizon hiérarchique, le numéro envisage les messages sensoriels comme des outils de communication et d'information. Marie-Luce Gélard et Olivier Sirost Corps et langages des sens Richard Shusterman Conscience soma-esthétique, perception proprioceptive et action Joël Canelau Intersensorialité humaine et cognition sociale David Howes L'esprit multisensoriel Jean Griffet La dimension sensible de la culture Elisabeth Delaye Les tapisseries de la Dame à la Licorne Chrystel Lupant Réflexions sur l'utilisation des sens dans l'iconographie médiévale Frédéric Delaive La "Barque oisive', véhicule des sens Olivier Sirost Eros messager des sens Tola Florencia Corps et métamorphose dans une société amérindienne Monique Dolbeau Pratiques sensorielles et rapport à l'animal dans la maréchalerie Clémence Martin Langage, patois et bilinguisme sensoriel en taille de pierre Marie-Luce Gélard De la perception sensorielle d'autrui dans le Sud marocain Bernard Andrieu Sentir sa couleur Frédéric Lebas Le vertige des collisions d'espaces Anne-Sophie Sayeux Le corps oreille
Les recherches menées sur la culture matérielle ont depuis une vingtaine d?années largement interrogé les usages sociaux des objets, en étudiant leur dimension économique, religieuse, politique ou symbolique. Pourtant, et de façon assez paradoxale si l?on songe à la façon dont s?est déployé le champ des Gender Studies depuis les années 1970, la question de savoir si les objets ont un genre n?a jamais été posée en tant que telle, pas plus que celle de savoir ce que le genre faisait aux objets. C?est précisément sur ces questions que se sont penchés les auteurs de cet ouvrage, qui ont souhaité interroger la production sociale des identités sexuées en partant de la culture matérielle. Ouvrage interdisciplinaire, Les objets ont-ils un genre? rassemble ainsi les contributions d?anthropologues, d?ethnologues, de sociologues et de conservateurs de musées qui se sont appuyés sur l?étude d?un ou d?une série d?objets (outils, vêtements, bijoux, ustensiles) pour examiner comment et dans quelle mesure ces artefacts participaient à la construction des identités sexuées. Cet ouvrage invite à cet égard à l?exploration des multiples interactions entre culture matérielle et construction du genre, et ce, dans les configurations sociales et culturelles contemporaines extrêmement diverses mais toujours directement mises en lumière par la fabrication et l?usage de ces objets. Élisabeth Anstett est anthropologue, chargée de recherche au CNRS et membre de l?IRIS (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux). Marie-Luce Gélard est anthropologue, maître de conférences à l?université Paris- Descartes et membre du CANTHEL (Centre d?anthropologie culturelle).
L'ouverture d'une maison d'hôtes peut devenir, aujourd'hui, à la fois un mode de vie et une source de revenus non négligeable. Alors cela vous tente ? L'auteur de ce livre a ouvert deux chambres d'hôtes qu'elle exploite quotidiennement aujourd'hui. C'est sur cette base, sur des éléments concrets qu'elle vous explique les recettes de son succès ! Ce livre relate son expérience vécue, avec ses difficultés et ses réussites, chronologiquement et dans ses moindres détails. Véritable journal de bord, cet ouvrage colle à une réalité concrète, celle d'une reconversion subie au départ, bien assumée ensuite, construite au fil des jours et dés opportunités. L'auteur s'attache autant aux efforts (financiers, pratiques, réglementaires...) qu'aux effets quotidiens des chambres d'hôtes sur sa famille et sa maison, son entourage et son style de vie. Elle y décrit la journée type qui attend toute personne qui accueille des hôtes. Un guide plein d'enthousiasme !
Avec des oeuvres de Georg Baselitz, Ali Cherri, Arthur Jafa, Duane Hanson, Philip Guston, Lynette Yiadom-Boakye, Kerry James Marshall, Marlene Dumas, Auguste Rodin, Cecil BeatonRichard Avedon, Diane Arbus, David Hammons, Antonio Oba, Mira Schor, Kudzanai-Violet Hwami, Michael Armitage, Richard Avedon... D'Auguste Rodin à Duane Hanson, de Georg Baselitz à Michael Armitage, d'Ana Mendieta à Miriam Cahn, de Philip Guston à Marlene Dumas, de David Hammons à Kerry James Marshall, de Kudzanai-Violet Hwami à Mira Schor, d'Arthur Jafa à Deana Lawson, l'exposition "Corps et âmes" sonde, à travers les oeuvres d'une vingtaine d'artistes de la Collection Pinault, la prégnance du corps dans la pensée contemporaine. Dans les courbes matricielles de la Bourse de Commerce, ces corps forment une chorégraphie, une ronde démultipliée. A l'image de Ceremony of Us de la chorégraphe américaine Anna Halprin en 1969, pièce conçue après les émeutes raciales aux Etats-Unis où, pour la première fois, les corps noirs comme les corps blancs dansaient ensemble, ce parcours à travers la Collection Pinault invite le visiteur-spectateur à retrouver à son tour, selon les mots de Jacques Rancière, la "possession de ses énergies vitales intégrales" . Libéré de tout carcan mimétique, le corps, qu'il soit photographié, sculpté, dessiné, filmé ou peint, ne cesse de se réinventer conférant à l'art une organicité essentielle lui permettant, tel un cordon ombilical, de prendre le pouls de l'âme humaine. L'art se saisit des énergies, des flux vitaux de la pensée et de la vie intérieure, pour inviter à une expérience sensible et humaniste de l'altérité. Les formes se métamorphosent, s'affranchissent de la figuration pour se saisir, retenir et laisser affleurer l'âme et la conscience. Il ne s'agit plus seulement de peindre des corps mais d'incarner les forces qui les traversent, de rendre visible ce qui est enfoui, invisible, d'éclairer les ombres de l'histoire - notamment celles de l'héritage colonial, du déracinement, de l'exil. Outre des essais thématiques développant le propos de l'exposition, des notices viennent mettre en lumière les oeuvres richement reproduites dans le catalogue.
Figure majeure de la scène artistique française, Xavier Veilhan (né en 1963) vit et travaille à Paris. Son oeuvre est le résultat d'une pratique plurielle, entre sculpture, peinture, environnement, spectacle, vidéo et photographie. Il a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles, en France au musée d'Art moderne de la ville de Paris (1994), au Centre Pompidou (2004) ou encore au château de Versailles (2009) ; mais aussi à l'international : Hong Kong, Séoul, Barcelone, New-York, Londres, Los Angeles, entre autres. En 2017, Xavier Veilhan représente la France à la Biennale de Venise avec un dispositif immersif dans lequel viennent travailler des musiciens du monde entier pendant sept mois. A travers un entretien avec l'artiste, des textes critiques mais aussi une sélection d'essais de différents acteurs du spectacle vivant, de philosophes ou de poètes, l'ouvrage aborde deux pendants de la production de Xavier Veilhan, le film et la performance : deux pratiques à la fois distinctes et complémentaires, qui interrogent à leur manière le lieu et le rapport à l'image. De son premier Film du Japon (2002) à Mutant Stage 8 réalisé en 2017 pour Lafayette Anticipations, Xavier Veilhan conçoit ses films comme une addition d'étapes, de gestes et de faits : un cinéma de situation, sans réelle narration linéaire. A l'instar de ses films, les performances de Xavier Veilhan se lisent en relation directe avec sa pratique formelle. Boucle et Ville nouvelle (2006), deux performances jouées à l'occasion de la cinquième édition de Nuit blanche (Paris), rappellent le lien étroit qui lie l'oeuvre et son contexte. Ailleurs, la performance vient souligner le propos d'une exposition (Performance aérienne, 2012) ou la compléter, comme à Los Angeles (2012), où la Case Study House n°21 sert de pilier à l'élaboration d'une dialectique entre architecture et sculpture. Dans l'ensemble de ses oeuvres filmiques et scéniques, un rôle central est accordé à la musique. Elle y est presque mise en scène, au point de devenir un personnage à part entière.
Ryan Bartholomew ; Danto Arthur Coleman ; Martin J
Présentation de l'oeuvre de l'artiste, qui utilise des oeuvres préexistantes qu'il détourne pour dénoncer la consommation dirigée, l'érotisme mercantile ou encore l'américanisation forcée de nos existences.