L'actualité n'a d'yeux que pour le couple franco-allemand, dont l'existence est pourtant fort récente. Le couple dont les relations tumultueuses ont structuré et rythmé l'histoire de l'Europe occidentale est bien le couple franco-anglais, si l'on admet que c'est l'impérialisme anglais qui a façonné l'identité britannique et ce, à partir du XVIIe siècle seulement. Un vieux couple donc, avec ses périodes de rapprochement et d'éloignement, avec ses incompréhensions, ses rancunes mais aussi ses complicités, ses influences réciproques et souvent, plus souvent qu'on ne le croit généralement, une amitié et une complicité qui ont permis de surmonter les épreuves. Grâce à la multiplication des points de vue et à l'originalité des angles d'attaque, ce livre collectif entreprend d'éclairer d'un jour neuf cette longue histoire et les identités paradoxales de deux protagonistes que la Manche n'a pas toujours séparés. C'est vrai lorsque les Normands passent la Manche, ça l'est également quand les rois anglais gouvernent une bonne partie du royaume de France. Et quand les Anglais ont enfin quitté le territoire français, les deux royaumes sont devenus de grands empires ce qui n'a fait qu'exacerber leur rivalité et la transposer à l'échelle du globe. Pourtant, les contacts intellectuels et culturels n'ont jamais cessé, et ont nourri un dialogue d'une richesse extraordinaire dont il faut espérer qu'il n'est pas près de s'interrompre.
Date de parution
09/11/2012
Poids
606g
Largeur
159mm
Plus d'informations
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EAN
9782859447045
Titre
FRANCE ET LES ILES BRITANNIQUES
ISBN
2859447040
Auteur
GAZEAU
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
159
Poids
606
Date de parution
20121109
Disponibilité
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Cynthia prima fuit, Cynthia finis erit : Cynthia fut la première, Cynthia sera la dernière. Dans son quatrième et dernier recueil, Properce réalise sa promesse : il inscrit le tombeau de son unique amante au coeur d'une Rome impériale transfigurée par l'élégie. L'adieu à l'amour, à la fin du livre III, et le ralliement impromptu du poète à l'Empire ne sont que les pénultièmes péripéties d'une aventure qui précèdent de peu l'apothéose de l'héroïne : dans le livre IV, fallax opus, oeuvre trompeuse, Properce subvertit le motif de l'immortalisation par la poésie des héros guerriers au profit de sa maîtresse, une femme légère comme le genre qu'elle incarne. "Plaisant paradoxe" selon Paul Veyne, l'élégie est aussi l'écriture, mêlée de joie et d'inquiétude, d'une audace nouvelle : l'esclavage amoureux libère la poésie qui devient nécessairement personnelle et subjective. Si l'amour sine modo, l'amour sans mesure, fou par fidélité, affidé par folie, ne se dit pas dans la transparence d'une écriture sincère, il demeure le signifié d'une authentique déclaration : celle d'un poète mauvais genre qui, contre toute la tradition, le pouvoir et même la loi, réclame le droit d'aimer et de le dire. Il lui faut pour cela développer un paradoxe, en même temps plaisant et sérieux : la recusatio de l'épopée, refus dramatisé du genre noble et du chant patriotique, est, dans la Rome d'Auguste, une épreuve digne d'un héros épique.
Des citations, remarques et observations sur le monde et sur les hommes, écrites pour faire sourire, réfléchir et inspirer le lecteur. Faciles à lire et pleines d'esprit, elles ont su nous convaincre. " L'éditeur " Il y a des phrases vraiment frappantes de logique et par là même convaincantes. Plus je les lis, plus j'ai envie de les lire et de m'en imprégner. " Hélène J. " Il y a du Pierre Dac dans tes phrases et plus encore, elles donnent à réfléchir en souriant. " Francisco P. " La lecture de ces lignes invite à se remettre en question, à faire la part des choses, et aide à retrouver sérénité et bien-être. " Nicole F. Et pour vous, Amis lecteurs, je l'espère, vous apporter le plaisir d'une lecture que vous apprécierez. Claude Gazeau
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.