Darwin et l'après-Darwin. Une histoire de l'hypothèse de sélection naturelle
Gayon Jean
KIME
38,60 €
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EAN :9782908212143
Les historiens et les biologistes n'ont pas assez distingué la théorie et l'hypothèse de sélection naturelle. En tant que théorie générale de l'histoire de la vie, la doctrine de la sélection naturelle a sans aucun doute eu un immense retentissement dans la science et dans la culture de son temps. Mais l'hypothèse centrale de cette théorie, dans la forme très contraignante que lui avait donnée Darwin, s'est trouvée très vite exposée à des difficultés internes suffisamment redoutables pour entrer en crise à peine était-elle née. En liant rigidement l'hypothèse de sélection à l'hérédité, Darwin l'a exposée pour au moins cinquante ans à la menace permanente d'une réfutation. La sélection darwinienne n'était pas en effet compatible avec toutes les hypothèses concevables sur l'hérédité. Pire : elle était peut-être incompatible avec la représentation que Darwin lui-même avait de la variation héréditaire. Ce livre a pour objet de reconstituer la longue crise principielle de l'hypothèse de sélection naturelle, les étapes décisives de sa résolution, et les traits majeurs du darwinisme théorique rénové qui a émergé de la rencontre avec la génétique. De Darwin à Kimura, l'histoire de l'hypothèse de sélection est reconstruite sous l'angle partiel mais crucial de son rapport à l'hérédité.
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Nombre de pages
205
Date de parution
01/01/1992
Poids
710g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782908212143
Titre
Darwin et l'après-Darwin. Une histoire de l'hypothèse de sélection naturelle
Auteur
Gayon Jean
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
710
Date de parution
19920101
Nombre de pages
205,00 €
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Résumé : On ne saurait réduire la question de l'identité aux seuls problèmes des identités nationale, de classe, de genre, de race... A un moment où les revendications identitaires sont légion, il faut revenir en amont d'une tendance courante qui galvaude un concept initialement philosophique pour le mobiliser sur le seul terrain idéologique et politique. Qui suis-je ? Aucune discipline scientifique n'oserait à elle seule penser, affronter et circonscrire cette vieille question métaphysique... et enfantine. En mettant en oeuvre une interdisciplinarité effective, les auteurs ont ici pour ambition d'éclairer cette énigme de l'identité personnelle. L'identité fait l'objet de réflexions plus ou moins rigoureuses dans différents contextes : philosophique, juridique, administratif, social, politique ou encore scientifique. Chacun des domaines a pu prendre position par le passé sur ce qui "constituerait" l'identité. Pensée comme individuelle, l'identité serait tour à tour personnelle, psychologique, sexuelle, génétique, narrative voire imaginaire ; pensée comme collective, elle serait sociale, ethnique, générationnelle, familiale, genrée, linguistique ou encore nationale. Leur constat s'est révélé bien différent : on ne peut penser l'identité à travers un seul prisme, une seule pensée, un seul regard disciplinaire. Définir et comprendre l'identité, nos identités, nécessite de faire des ponts entre ces différents domaines et peut-être aussi de voir leurs incompatibilités ou incohérences. En les ayant ainsi rassemblés, ce collectif espère que ces différents regards portés sur l'identité permettront au lecteur de se faire son propre chemin dans les méandres de cette notion afin, peut-être, d'acquérir une autonomie de pensée sur la question.
Gayon Jean ; Wunenburger Jean-Jacques ; Legendre P
La pensée scientifique comme la conscience individuelle échappe difficilement à l'attrait de la connaissance des origines. Celle-ci conduit à reconstituer la généalogie des phénomènes et à instituer entre eux des liens de continuité ou de ressemblance. Le puissant courant structuraliste des années 60 a, par réaction, développé une pensée anti-généalogique, voir anti-génétique, qui n'a cependant pas toujours tenu ses promesses épistémologiques. L'heure est donc venue de penser à nouveau les catégories de filiation, d'ascendance, de descendance, de parenté telles que les rencontrent les sciences de la vie, l'histoire des idées, l'anthropologie familiale et sociale, la théologie etc... Au fil des textes pluridisciplinaires de ce volume, la filiation apparaît comme un mode de pensée, à bien des égards fécond, à condition d'être assouplie, pluralisée et en fin de compte démystifiée.
Gayon Jean ; Hombres Emmanuel d' ; Méthot Pierre-O
Sommaire - Biométrie et génétique des populations. Echanges franco-britanniques dans l'entre-deux guerres par Jean Gayon - Du milieu extérieur au milieu intérieur. Du milieu extérieur au milieu intérieur (1810-1875). Partie II par Emmanuel d'Hombres - La médecine (évolutive) entre individu et population : l'apport de la microbiologie au problème de l'individualité biologique par Pierre-Olivier Méthot - Un problème d'anthropologie et d'évolution : la découverte du Néandertalien de La Chapelle-aux-Saints en 1908 par Olivier Perru - D'une histoire épistémologique des modèles de régulation à l'émergence d'une épistémologie historique en science de la vie par Mathieu Arminjon
Le terme eugénisme, qui avait quasiment disparu du vocabulaire, fait un retour en force. Ce retour de la question de l'eugénisme résulte de la conjonction de deux événements : le premier relève des nouvelles pratiques biomédicales liées à la procréation (en particulier dès les années 60 la technique de l'amniocentèse), le deuxième est de nature juridico-politique. Entre 1965 et 1975, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la France ont adopté des lois dépénalisant l'avortement avec une clause spéciale concernant des enfants à naître handicapés. La combinaison de ces deux événements a réactualisé l'eugénisme, pratique de sélection de l'homme par l'homme. La question de l'unité et de la continuité historique, réelle ou fictive de la notion d'eugénisme est au coeur de cet ouvrage. Peut-on comparer les eugénismes d'hier et ceux d'aujourd'hui ? De deux choses l'une, ou bien il y a une unité profonde et alors il devient possible d'évaluer les pratiques et les doctrines eugéniques d'hier et d'aujourd'hui selon des critères homogènes, ou bien cette unité est illusoire et alors toute évaluation devient contingente. Cette question est d'importance quand, dans les débats contemporains, certains rapprochent avortement thérapeutique et exactions nazies. Sur ce sujet il ne peut y avoir de convergence éthique miraculeuse mais une approche ouverte reconnaissant une continuité temporelle avec des contextes variables.