Gayon Jean ; Wunenburger Jean-Jacques ; Legendre P
L'HARMATTAN
40,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782738430403
La pensée scientifique comme la conscience individuelle échappe difficilement à l'attrait de la connaissance des origines. Celle-ci conduit à reconstituer la généalogie des phénomènes et à instituer entre eux des liens de continuité ou de ressemblance. Le puissant courant structuraliste des années 60 a, par réaction, développé une pensée anti-généalogique, voir anti-génétique, qui n'a cependant pas toujours tenu ses promesses épistémologiques. L'heure est donc venue de penser à nouveau les catégories de filiation, d'ascendance, de descendance, de parenté telles que les rencontrent les sciences de la vie, l'histoire des idées, l'anthropologie familiale et sociale, la théologie etc... Au fil des textes pluridisciplinaires de ce volume, la filiation apparaît comme un mode de pensée, à bien des égards fécond, à condition d'être assouplie, pluralisée et en fin de compte démystifiée.
Nombre de pages
446
Date de parution
03/05/2000
Poids
538g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738430403
Titre
Le paradigme de la filiation
ISBN
2738430406
Auteur
Gayon Jean ; Wunenburger Jean-Jacques ; Legendre P
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
538
Date de parution
20000503
Nombre de pages
446,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
On ne saurait réduire la question de l'identité aux seuls problèmes des identités nationale, de classe, de genre, de race... A un moment où les revendications identitaires sont légion, il faut revenir en amont d'une tendance courante qui galvaude un concept initialement philosophique pour le mobiliser sur le seul terrain idéologique et politique. Qui suis-je ? Aucune discipline scientifique n'oserait à elle seule penser, affronter et circonscrire cette vieille question métaphysique... et enfantine. En mettant en oeuvre une interdisciplinarité effective, les auteurs ont ici pour ambition d'éclairer cette énigme de l'identité personnelle. L'identité fait l'objet de réflexions plus ou moins rigoureuses dans différents contextes : philosophique, juridique, administratif, social, politique ou encore scientifique. Chacun des domaines a pu prendre position par le passé sur ce qui "constituerait" l'identité. Pensée comme individuelle, l'identité serait tour à tour personnelle, psychologique, sexuelle, génétique, narrative voire imaginaire ; pensée comme collective, elle serait sociale, ethnique, générationnelle, familiale, genrée, linguistique ou encore nationale. Leur constat s'est révélé bien différent : on ne peut penser l'identité à travers un seul prisme, une seule pensée, un seul regard disciplinaire. Définir et comprendre l'identité, nos identités, nécessite de faire des ponts entre ces différents domaines et peut-être aussi de voir leurs incompatibilités ou incohérences. En les ayant ainsi rassemblés, ce collectif espère que ces différents regards portés sur l'identité permettront au lecteur de se faire son propre chemin dans les méandres de cette notion afin, peut-être, d'acquérir une autonomie de pensée sur la question.
Les historiens et les biologistes n'ont pas assez distingué la théorie et l'hypothèse de sélection naturelle. En tant que théorie générale de l'histoire de la vie, la doctrine de la sélection naturelle a sans aucun doute eu un immense retentissement dans la science et dans la culture de son temps. Mais l'hypothèse centrale de cette théorie, dans la forme très contraignante que lui avait donnée Darwin, s'est trouvée très vite exposée à des difficultés internes suffisamment redoutables pour entrer en crise à peine était-elle née. En liant rigidement l'hypothèse de sélection à l'hérédité, Darwin l'a exposée pour au moins cinquante ans à la menace permanente d'une réfutation. La sélection darwinienne n'était pas en effet compatible avec toutes les hypothèses concevables sur l'hérédité. Pire : elle était peut-être incompatible avec la représentation que Darwin lui-même avait de la variation héréditaire. Ce livre a pour objet de reconstituer la longue crise principielle de l'hypothèse de sélection naturelle, les étapes décisives de sa résolution, et les traits majeurs du darwinisme théorique rénové qui a émergé de la rencontre avec la génétique. De Darwin à Kimura, l'histoire de l'hypothèse de sélection est reconstruite sous l'angle partiel mais crucial de son rapport à l'hérédité.
Le terme eugénisme, qui avait quasiment disparu du vocabulaire, fait un retour en force. Ce retour de la question de l'eugénisme résulte de la conjonction de deux événements : le premier relève des nouvelles pratiques biomédicales liées à la procréation (en particulier dès les années 60 la technique de l'amniocentèse), le deuxième est de nature juridico-politique. Entre 1965 et 1975, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la France ont adopté des lois dépénalisant l'avortement avec une clause spéciale concernant des enfants à naître handicapés. La combinaison de ces deux événements a réactualisé l'eugénisme, pratique de sélection de l'homme par l'homme. La question de l'unité et de la continuité historique, réelle ou fictive de la notion d'eugénisme est au coeur de cet ouvrage. Peut-on comparer les eugénismes d'hier et ceux d'aujourd'hui ? De deux choses l'une, ou bien il y a une unité profonde et alors il devient possible d'évaluer les pratiques et les doctrines eugéniques d'hier et d'aujourd'hui selon des critères homogènes, ou bien cette unité est illusoire et alors toute évaluation devient contingente. Cette question est d'importance quand, dans les débats contemporains, certains rapprochent avortement thérapeutique et exactions nazies. Sur ce sujet il ne peut y avoir de convergence éthique miraculeuse mais une approche ouverte reconnaissant une continuité temporelle avec des contextes variables.
La notion de fonction est omniprésente dans les sciences de la vie. Il s'agit pour le biologiste d'un outil intellectuel spontané, en dépit de son allure finaliste. Ce livre est le premier en langue française à s'engager dans les débats philosophiques qui, depuis une trentaine d années, ont totalement renouvelé la question du statut d'une notion épistémologiquement scandaleuse, qui semble violer l'usage standard de la catégorie de causalité, en expliquant un trait biologique par ses effets.Le volume présente les deux principales théories modernes de la fonction théorie évolutionniste et théorie systémique et discute les problèmes conceptuels qu'elles soulèvent. Il examine les origines historiques lointaines du terme et du concept de fonction dans les sciences de la vie et de la médecine. Il les confronte aux principaux champs de recherche biologique contemporains. Il examine enfin les problèmes particuliers qu'il soulève en médecine (où le pathologique est souvent pensé aujourd'hui en termes de « dysfonction »), et dans le domaine de la technologie, où le discours fonctionnel est aussi ancien qu'en biologie.