Milices armées d'Asie du Sud. Privatisation de la violence et implication des Etats
Gayer Laurent ; Jaffrelot Christophe
SCIENCES PO
24,50 €
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EAN :9782724610024
Le nombre de victimes de guerres civiles, guérillas ou répressions militaires ne cesse d'augmenter dans le sous-continent indien, malgré l'absence de guerres interétatiques depuis dix ans. Ces conflits impliquent des milices au style paramilitaire, dont cet ouvrage dévoile l'idéologie, la sociologie et les stratégies. Très influentes en Inde et au Népal, les organisations maoïstes se disent révolutionnaires. Mais le peuple qu'elles aspirent à libérer se compose souvent de basses castes et de tribus, si bien que leur guérilla apparaît plus ethnique qu'universaliste. Elles rejoignent en cela les mouvements d'émancipation nationale dont la vocation est d'obtenir l'indépendance politique de communautés linguistiques; religieuses ou tribales. Mais, au Sri Lanka, au Cachemire ou en Birmanie, ces groupes sont aussi des mouvements d'oppression nationale. C'est encore le cas des mouvements, nationalistes ou religieux en Inde, au Pakistan et au Bangladesh, où les milices islamistes, nationalistes hindoues ou sikhes exercent un contrôle brutal sur leur communauté au moyen d'une véritable police culturelle. Milices et États entretiennent des relations complexes. Parfois en passe de devenir de véritables États dans l'État, les milices sont également instrumentalisées par les puissances publiques pour relayer leur autorité au niveau local. Biographie: Laurent Gayer est chercheur au CSH (Centre de sciences humaines de New Delhi), chercheur associé au CEIAS (Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud). Christophe Jaffrelot est directeur de recherche au CNRS et directeur du CERI (Centre d'études et de recherches internationales) à Sciences Po.
Nombre de pages
300
Date de parution
22/05/2008
Poids
390g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782724610024
Titre
Milices armées d'Asie du Sud. Privatisation de la violence et implication des Etats
Auteur
Gayer Laurent ; Jaffrelot Christophe
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
138
Poids
390
Date de parution
20080522
Nombre de pages
300,00 €
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Le 11 septembre 2012, 255 ouvriers et ouvrières des Ali Enterprises, fabriquant des jeans pour le compte du groupe allemand KiK, périssent dans l'incendie de leur usine à Karachi. Accident ou attentat ? La tragédie suscite des interprétations contradictoires. Faut-il incriminer les logiques prédatrices de la fast-fashion ou les méthodes mafieuses des partis politiques qui ont mis la ville en coupe réglée ? Partant de la controverse née de la catastrophe, cette enquête nous plonge dans les zones d'ombre de la mondialisation. Explorant les méandres de la capitale industrielle pakistanaise, elle montre comment l'économie manufacturière fait de l'ordre avec du désordre, du profit avec des conflits - au détriment des travailleurs. A Karachi comme ailleurs, voyous, miliciens ou ex-militaires s'avèrent de redoutables relais de la domination patronale. La comparaison avec l'Europe, les Etats-Unis et l'Amérique latine confirme la place centrale de ces marchands de force dans la dynamique du capitalisme. Troupes de choc des luttes antisyndicales, ils participent désormais à la casse de l'Etat social. Un ouvrage qui lève le voile sur l'envers de la production de nos biens de consommation quotidienne.
Enlisement de l'OTAN en Afghanistan, offensive des talibans au Pakistan, tensions intercommunautaires en Inde, défaite de la guérilla tamoule à Sri Lanka... Abritant 1/5e de la population mondiale, l'Asie du Sud est l'une des régions les plus dynamiques mais aussi les plus violentes de la planète. Si pendant des décennies, les insurrections séparatistes, politico-religieuses et révolutionnaires y ont provoqué des dizaines de milliers de victimes dans la relative indifférence de la communauté internationale, le 11 septembre 2001 a propulsé ce foyer de tensions au coeur de l'actualité mondiale.Cet ouvrage s'intéresse aux divers acteurs des conflits du sous-continent indien et de son pourtour. Retraçant la trajectoire historique des milices et guérillas locales, l'auteur détaille leurs revendications respectives, leurs modalités de recrutement ou encore leurs éventuels réseaux de soutien à l'étranger.Découpé selon une approche géographique, ce volume inaugure une nouvelle version de l'encyclopédie Mondes rebelles, la cinquième depuis 1996.
Ce livre plonge au c'ur de l'émeute, quand tout s'embrase. Instantané d'une nuit de chaos à Karachi, déclenchée par l'assassinat de Benazir Bhutto en 2007, Quand la ville brûle nous immerge dans un Pakistan en pleine effervescence. À un " roman-photo " à deux voix et en deux-roues succède un essai réflexif sur la fabrique de l'émeute et la manière dont elle engage les corps. Instantané d'une nuit de chaos : le 27 décembre 2007, lorsque la télévision pakistanaise annonce le décès de Benazir Bhutto, des troubles meurtriers éclatent. À Karachi, les partisans de l'ex-Première ministre se soulèvent, tandis que des gangs de pillards motorisés profitent de la situation pour mettre la ville à sac. Terrées dans leurs casernes, les forces de l'ordre attendent que l'orage passe. Pris au piège des émeutes, Waseem Yaqoob livre un témoignage saisissant sur ce moment d'effervescence collective. Égaré dans la ville en flammes, le jeune motard tente de surmonter les épreuves placées sur sa route. À partir de son récit au ras-du-bitume s'échafaude une narration originale, mêlant écriture visuelle et textuelle pour restituer l'épaisseur d'un moment de vacillement général. Prolongeant dans un court essai cette enquête à deux voix et en deux-roues, Laurent Gayer contextualise les troubles, les ouvre à la comparaison et creuse une veine peu explorée : à qui s'en remettre quand tout s'effondre ...
Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.