En 1927, l'ouvrier soviétique Gleb Travine se lance dans la plus prodigieuse aventure qui se puisse concevoir : le tour de l'URSS à vélo, seul et sans assistance. Soit un parcours de 80 000 kilomètres, qui le conduira du Kamtchatka au Caucase, de l'Asie centrale à l'océan Glacial, durant quatre ans. La prouesse valut le surnom de « Centaure de l'Arctique » à celui qui chevauchait un « renne de fer » sur la banquise. Un exploit que Gleb Travine paiera de quelques orteils gelés ! Pour autant, la publication de son journal fut empêchée par un pouvoir jugeant cette épopée « socialement inutile ». Il fallait donc un enquêteur de terrain pour redonner à Travine sa place au panthéon des grands voyageurs à vélo. Yves Gauthier s'est attelé à la tâche, retraçant ici, drôle et picaresque, terrible et stupéfiante, la quête inspirée de ce pionnier de la petite reine.4e de couverture : En 1927, l'ouvrier soviétique Gleb Travine se lance dans la plus prodigieuse aventure qui se puisse concevoir : le tour de l'URSS à vélo, seul et sans assistance. Soit un parcours de 80 000 kilomètres, qui le conduira du Kamtchatka au Caucase, de l'Asie centrale à l'océan Glacial, durant quatre ans. La prouesse valut le surnom de « Centaure de l'Arctique » à celui qui chevauchait un « renne de fer » sur la banquise. Un exploit que Gleb Travine paiera de quelques orteils gelés ! Pour autant, la publication de son journal fut empêchée par un pouvoir jugeant cette épopée « socialement inutile ». Il fallait donc un enquêteur de terrain pour redonner à Travine sa place au panthéon des grands voyageurs à vélo. Yves Gauthier s'est attelé à la tâche, retraçant ici, drôle et picaresque, terrible et stupéfiante, la quête inspirée de ce pionnier de la petite reine.
Nombre de pages
288
Date de parution
18/06/2020
Poids
260g
Largeur
120mm
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EAN
9782361572723
Titre
Le centaure de l’Arctique
Auteur
Gauthier Yves
Editeur
TRANSBOREAL
Largeur
120
Poids
260
Date de parution
20200618
Nombre de pages
288,00 €
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1812 : Nicolas Savin, un briscard de Napoléon, est fait prisonnier sur la Bérézina en pleine retraite de Russie. Il finira ses jours à plus de cent ans près de la Volga. Mais, au soir de sa vie, on redécouvre "le Gelé". Les journaux en font une star, "une espèce de colonel Chabert". Ils s'étonnent de sa longévité. L'opinion s'émeut. La France lui octroie une pension. Députés et ministres lui tendent la main. On s'émerveille de son épopée : les études chez les jésuites, la peinture au Louvre dans les ateliers de David, l'engagement chez les hussards, l'Egypte, Austerlitz, Iéna, la captivité sous l'Inquisition, l'évasion à travers l'Espagne, Moscou, la Bérézina, puis quatre-vingt-deux ans d'exil en Russie à enseigner l'escrime, la langue française et les beaux-arts? Un roman que sa vie.
Si les passionnés de la "petite reine" ont aujourd'hui quelque nostalgie des exploits authentiques, ils ne manqueront pas de saluer celui de Gleb Travine, ouvrier soviétique qui, en 1927, seul, sans assistance d'aucune sorte, accomplit à vélo un tour de l'URSS. Parti du Kamtchatka (extrême pointe sibérienne de l'URSS), il gagne Vladivostok, traverse le Caucase et l'Asie centrale, la Crimée, l'Ukraine, atteint Mourmansk d'où il s'élance dans une stupéfiante épopée arctique, roulant sur la banquise, se nourrissant de ce qu'il parvient à chasser ou pêcher, s'amputant lui-même de ses orteils gelés par le froid polaire. Quatre ans plus tard, le Centaure de l'Arctique, "l'homme qui chevauche un renne de fer" - ainsi que le décrivent les autochtones -, a bouclé son périple, et il ramène le précieux journal où il a consigné les péripéties du voyage. Hélas, Staline est au pouvoir, les exploits individuels sont proscrits - et le livre qu'écrira Travine sera mis à l'index. Traducteur d'Ermites dans la taïga (de Vassili Peskov, Actes Sud, 1992), coauteur de L'Exploration de la Sibérie (avec Antoine Garcia, Actes Sud, 1996), auteur d'une biographie de Gagarine et de divers ouvrages et traductions, Yves Gauthier a retrouvé le fameux livre de Travine. Il restitue ici cette exceptionnelle aventure humaine.
Le 12 avril 1961, un inconnu de vingt-sept ans, Youri Gagarine, réalise l'un des rêves les plus fous de l'humanité. Pour la première fois, un homme voyage dans l'espace. Tel un héros de conte russe, cet ancien petit paysan devenu aviateur côtoie les tsars de son temps en exhibant son éternel sourire. Pourtant, il n'ignore rien des souffrances endurées par les protagonistes de la conquête russe de l'espace, et surtout par Sergueï Korolev (1907-1966), son mentor et père symbolique. Mis au secret jusqu'à sa mort, le concepteur du premier vaisseau spatial habité dut subir les affres du goulag, tenir tête à Staline, manipuler Khrouchtchev et prendre Kennedy de vitesse pour que Gagarine puisse enfin ouvrir le chemin du cosmos. Une première mouvementée, comme le prouvent aujourd'hui nombre de documents déclassés auxquels se mêlent des témoignages inédits. Il n'est qu'à lire dans ces pages le rapport secret du cosmonaute pour revivre son aventure. D'abord bienveillant envers ce "Colomb de l'espace", le destin se retournera finalement contre lui. Encensé par son peuple, statufié et instrumentalisé à son corps défendant par les dirigeants de son pays, Gagarine périra dans des circonstances dramatiques où se mêleront le mystère, la fatalité et la coupable négligence de ses pairs. Restent les archives et les témoins, qui parlent. Gagarine, ou le rêve russe de l'espace s'abreuve aux sources russes originales et réunit en un récit épique des pièces inconnues, introuvables ou dispersées.
Durant trois semaines, à la fin du printemps 2020, Jérôme Colonna d'Istria a traversé l'île de Beauté à pied, du point le plus au nord du cap Corse à l'extrémité méridionale des bouches de Bonifacio. S'échinant sur les pentes enneigées du Monte Cinto, savourant la douceur des haltes dans les villages de l'intérieur, il témoigne d'une Corse rurale méconnue du grand public. Son cheminement, à l'écart des sentiers battus, devient vite aventure humaine : parti à la recherche de ses racines, le voyageur multiplie les rencontres, drôles et insolites, reliant petites et grandes histoires, pour livrer un regard authentique et méditatif sur une île au caractère enivrant.
La collection "Petite philosophie du voyage" invite Jacques Arnould, expert éthique au CNES, à dévoiler les coulisses de l'exploration spatiale. Du premier vol habité aux projets de colonisation extraterrestre, ces activités nourrissent nos questionnements métaphysiques et, sans doute aussi, un sentiment de responsabilité accru à l'égard de notre fragile planète ?
Répondant à l'appel de la taïga, Géraldine Bérard et Valérie François sont parties pendant plus de six mois sur la route mythique de la Kolyma, à la rencontre des habitants de la Sibérie orientale. Sur 4000 kilomètres, du lac Baïkal à la mer d'Okhotsk, les deux voyageuses partagent bania et vodka dans les hameaux isolés, écoutent la vie aventureuse des géologues et des chercheurs d'or, vont cueillir baies et champignons en territoire d'ours. Elles prennent part à Yssyakh, la fête solaire des Iakoutes, ou découvrent une face inattendue de leurs hôtesses, chanteuse ou styliste à succès. Au coeur d'une nature sauvage ponctuée de villes désolées, les héritières des petits peuples du Nord et des pionniers venus défricher la forêt boréale témoignent des traditions autochtones, du souvenir du Goulag ou de l'énergie des jeunes générations. Toutes confient aux auteurs leurs rêves de Sibériennes.
C'est par le légendaire Transsibérien que Géraldine Dunbar a choisi de renouer avec la Russie. Dans les gares où elle fait étape et lors de ses échappées dans la steppe ou la taïga, la voyageuse croise des gens d'horizons divers - cheminots, étudiants, militaires, chasseurs, pêcheurs, anciens déportés ou nouveaux riches -, tous réunis dans la vie du train, dont elle emprunte les trois classes. Après 10 000 kilomètres de l'Oural à l'Amour en passant par les rives du lac Baïkal, l'auteur atteint l'océan Pacifique. Quatre mois d'enchantement, à goûter les zakouskis et le charme des conversations, à contempler l'infini des paysages, à visiter les villes de Sibérie et à vivre sous le regard attentionné des chefs de wagon pour, enfin, faire siens les mots de Tolstoï: Est seul vivant celui qui aime.