Les Voeux du Paon de Jacques de Longuyon : originalité et rayonnement
Gaullier-Bougassas Catherine
KLINCKSIECK
45,00 €
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EAN :9782252037751
Les Voeux du Paon de Jacques de Longuyon (1312) ont joui d'un très grand succès à la fin du Moyen Age, en France, en Angleterre, dans le duché de Brabant, en Espagne et en Italie. Les continuations, les réécritures et les imitations qu'ils ont suscitées dans les littératures de plusieurs aires culturelles se conjoignent à une influence sur la réalité historique et l'imaginaire chevaleresque, à travers l'appropriation par l'aristocratie princière du rituel des voeux sur un oiseau et la belle postérité littéraire et artistique des Neuf Preux. Jacques de Longuyon et ses continuateurs contribuent aussi à la création d'une figure médiévale spécifique d'Alexandre le Grand, et inventent à ses côtés de nouveaux personnages, qui n'ont de passé ni littéraire ni historique, et leur permettent d'exercer pleinement leur liberté de créateurs de fictions. Le présent ouvrage a l'ambition d'approfondir l'étude des innovations littéraires qu'offre cette oeuvre du XIVe siècle encore très peu explorée par la critique et d'analyser quelques-unes des manifestations de son rayonnement.
Nombre de pages
346
Date de parution
24/01/2011
Poids
550g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782252037751
Titre
Les Voeux du Paon de Jacques de Longuyon : originalité et rayonnement
Auteur
Gaullier-Bougassas Catherine
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
550
Date de parution
20110124
Nombre de pages
346,00 €
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L'Orient a fasciné l'Occident médiéval. L'Orient réel des civilisations byzantine et arabo musulmane, grandes rivales politiques, religieuses et économiques, mais aussi et surtout, l'Orient mythique des rêves de bonheur paradisiaque et d'étrangeté exotique. Le présent ouvrage étudie l'entrée de l'ailleurs oriental dans le genre romanesque. Il analyse comment, du XIIe au XVe siècle, la tentation de l'Orient s'exprime et se renouvelle dans les romans, quelles variations ininterrompues les fictions inventent sur le couple Orient-Occident.
Les Romans d'Alexandre d'Alexandre de Paris et de Thomas de Kent tracent la courbe descendante du destin d'un héros qui, après avoir connu la gloire que donne une élection divine, est emporté par sa démesure, mais aussi victime d'une malédiction qui remonte à sa naissance. Ces textes syncrétiques s'inscrivent aux frontières de plusieurs genres littéraires du XIIe siècle et, plus généralement, de l'épique et du romanesque. Ils présentent un nouveau type de héros littéraire, complexe et ambigu, puisque son altérité fascinante mais inquiétante résiste aux tentatives d'assimilation que reflète la projection sur lui de l'image épique d'un roi médiéval et que le récit de ses origines et de ses aventures en Orient lui donne une dimension romanesque dominante.
Quels que soient leur pays d'origine, leur religion ou l'époque à laquelle ils ont visité l'Inde, les voyageurs ont tous été frappés par la place et les manifestations de la spiritualité dans le sous-continent. L'attention portée aux manifestations religieuses remarquables (ascèse, castes, dévotion, pèlerinages, rituels funéraires, etc.) est un trait constant des relations de voyage, qui n'avait jamais donné lieu à une anthologie. Objet de curiosité pour les uns (Marco Polo), sujet d'étude pour les autres (Al-Bîrunî), la spiritualité indienne fait partie de ce qui passionne les explorateurs ? même si elle les dérange parfois (François Bernier). Ce que chacun, bouddhiste, musulman ou chrétien, a rapporté à son sujet constitue à la fois une matière inédite et une source d'interrogation sur son propre rapport au divin.
Tanneguy Gaullier a foulé sur 2 600 kilomètres les rives du Gange, de son delta jusqu'à ses trois sources sacrées. Immergé durant sept mois dans l'Inde traditionnelle, le jeune pèlerin s'est laissé envoûter par sa nature sauvage et ses villes surpeuplées comme Calcutta ou saintes comme Bénarès en passant par les hameaux déshérités du Bihar ou isolés des vallées himalayennes... Son intérêt pour les textes religieux et les écrits des maîtres spirituels, sa fréquentation des brahmanes, renonçants, sâdhus et yogis, en particulier à la Kumbha Mela, ont mué sa traversée de la plaine indo-gangétique en quête initiatique. Il témoigne à présent, dans un élan mystique émouvant, de sa passion pour l'Inde, ses croyances et leurs origines pour montrer toute la richesse d'une religion imprégnée de l'amour et de la poésie des Veda.
Cet agenda est une invitation à observer, apprendre, et contempler, qui vous accompagnera lors d'une promenade en forêt, d'une flânerie en ville, d'une halte au jardin ou d'une veillée sous les étoiles. Il se déploie comme un carnet de notes aussi précis que poétique, où détailler : ? Le fil des jours, les tâches et les instants à ne pas oublier. ? Les rythmes naturels, le passage des saisons, le chant des oiseaux au matin, l'éclosion d'une fleur, le retour des migrateurs. ? Les instants de contemplation, une lumière sur l'eau, le vol d'un insecte, le silence après la pluie.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.