Penser et gouverner le Nouveau Monde au XVIIe siècle. L'empire de papier de Juan Diez de la Calle, c
Gaudin Guillaume ; Calvo Thomas
L'HARMATTAN
41,00 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782336292052
Le soleil ne se couche jamais sur l'empire espagnol, d'après la formule de Tommaso Campanella. Au XVIIe siècle, depuis Madrid, le monarque et ses ministres gouvernent les territoires qui vont des Philippines aux Caraïbes en passant par le Mexique et le Pérou. Pour braver les distances, l'autorité royale s'appuie sur des monceaux de papiers qui circulent d'une rive à l'autre de l'Atlantique. C'est en partant d'un personnage méconnu, Juan Díez de la Calle, commis du secrétariat de la Nouvelle Espagne du Conseil des Indes de 1624 à 1662, que Guillaume Gaudin contribue à expliquer le fonctionnement de cette mécanique impériale. "Au bout du compte : une biographie toute simple d'un Madrilène pris dans les filets de l'Empire ? Une biographie administrative, politique, intellectuelle à un moment crucial ? Tout cela, sans doute, mais beaucoup plus. Un instantané de la gestion au quotidien des papiers (manejo de papeles) d'un organisme unique dans l'histoire, celui de la Monarchie catholique dans son extension américaine et asiatique. Et cela dans l'instant où tout chavire : en Europe sa puissance entre en crise, en Amérique l'autonomie gagne, au Portugal et dans ses possessions on rompt les amarres. Assis sur ce volcan, imperturbable, Juan Díez de la Calle continue à établir ses listes, à gérer jour après jour les affaires planétaires de son Roi et sa Religion. Cette image galvaudée n'est pas de Guillaume Gaudin : car j'ai oublié de le dire, le livre est impeccablement écrit." Thomas Calvo
Nombre de pages
384
Date de parution
29/01/2013
Poids
590g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782336292052
Titre
Penser et gouverner le Nouveau Monde au XVIIe siècle. L'empire de papier de Juan Diez de la Calle, c
Auteur
Gaudin Guillaume ; Calvo Thomas
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
590
Date de parution
20130129
Nombre de pages
384,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les Philippines gisent aux antipodes de la péninsule Ibérique. Avec la conquête de l'archipel à la fin du XVIe siècle, l'Empire hispanique atteignait, par-delà le Pacifique et un demi-globe terrestre, au plus loin du monde. Jouant sur les focales et altemant les échelles, Guillaume Gaudin s'applique dans ce livre à saisir cette histoire vertigineuse. Mobilisant toute la documentation disponible, il raccorde le terrain confus de la conquête avec les aléas politiques au Mexique et en Espagne ; il articule la rencontre entre Hispaniques et autochtones avec les colloques savants tenus à Madrid afin d'établir le partage du monde ; il ausculte les régimes des vents sur les étendues océaniques et les savoirs de terrain des aventuriers de sac et de corde. Il en ressort une "conquête" en demi-teinte, brouillonne et inaboutie, et, finalement, c'est une sorte de contre-histoire inédite des "Grandes découvertes" qui est ici présentée.
Las Filipinas, conquistadas por los espanoles a partir de 1565, constituyen un paroxismo del gobierno imperial a distancia. Conectadas con el resto de la monarquía hispánica a través de un galeón que efectúa la travesía sin escalas más larga del mundo-entre Manila y Acapulco -, este archipiélago integra un espacio bisagra entre China, el Pacífico e Insulindia, la India y el mundo árabe-turco. Aún más allá se perfilan, por un lado, la Nueva Espana y el Atlántico Norte y, por el otro, el Atlántico Sur. Y todo ello desemboca en el estuario del Guadalquivir y Sevilla. En suma, las Filipinas son una frontera imperial situada en el centro de los intercambios que conectan el Sudeste de Asia con el resto del mundo : una "periferia global". En el presente libro, los autores se interesan principalmente en el rol del espacio en las configuraciones imperiales ibéricas. Para ello, ofrecen un enfoque "a ras de suelo" de la sociedad filipina, al centrarse en estudios de caso, trayectorias, experiencias y hechos de la vida cotidiana. Todo ello se engarza en el conglomerado macrohistórico de un imperio cuyo orgullo y legitimidad descansa en el hecho de que "el sol no se oculta jamás en sus posesiones", y donde la misa se dice a lo largo de las 24 horas del día.
La distance constitue un thème central pour aborder les vastes empires ibériques aux XVIe-XVIIIe siècles. Elle se décline alors géographiquement, socialement ou culturellement et offre une entrée inédite dans l'histoire des premières connexions mondiales. Este libro aborda un tema fundamental para entender la configuración de las monarquías en los extensos imperios ibéricos entre los siglos XVI y XVIII : la distancia y su gestión. Más allá de la separación, meramente física, entre los habitantes de los territorios europeos y los de ultramar, esta distancia se revela plural ; es social, cultural, política e incluso temporal. Los mecanismos promovidos por los actores imperiales para asentar su dominio sobre aquellos vastos territorios, cómo percibieron y concibieron estas distancias ; cómo las experimentaron y cómo gobernaron para vencerlas son cuestiones analizadas en esta obra desde la visión de destacados especialistas europeos e iberoamericanos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.