Sous le pont Mirabeau coule la SeineEt nos amoursFaut-il qu'il m'en souvienneLa joie venait toujours après la peine Ces vers du "Pont Mirabeau", comme ceux de "La Chanson du mal-aimé" ou de "Zone", tous issus du recueil Alcools ont fait la fortune littéraire d'Apollinaire, et un grand classique de la poésie. Toutefois, ce classicisme ne doit pas faire oublier qu'en son temps ce recueil constitua une véritable révolution poétique : après Rimbaud, Apollinaire transforme toutes les règles d'un lyrisme devenu vieillot à son goût. Il faut pouvoir chanter le monde, jusque dans sa réalité la plus crue, mais aussi jusque dans ses progrès les plus récents : la tour Eiffel ("Zone") côtoiera donc les cellules de la prison de la Santé ("À la Santé"). Sur ce modèle se succéderont alors la mort, la fuite du temps et surtout l'amour : tantôt lumineux, tantôt obscur, mais toujours au centre de ces ivresses poétiques. Avec Alcools, Apollinaire deviendra le modèle de tous les poètes à venir, et en particulier des surréalistes. --Karla Manuele
Nombre de pages
214
Date de parution
25/01/1994
Poids
132g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070386482
Titre
Capitale de la douleur de Paul Eluard
Auteur
Gateau Jean-Charles
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
132
Date de parution
19940125
Nombre de pages
214,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Kierkegaard Sören ; Ferlov Knud ; Gateau Jean-Jacq
L'intention de Kierkegaard depuis le Post-scriptum, paru en février 1846, était de s'arrêter d'écrire. De fait, il ne publiera plus que deux oeuvres d'importance : le Traité du désespoir (juillet 1849) et l'École du christianisme (automne 1850). Par contre, si les publications se font rares, le Journal se gonfle démesurément. Ce tome III, composé d'extraits, n'embrasse qu'un peu plus de cinq trimestres. Le lecteur retrouvera dans ces pages le rythme et le foisonnement toujours aussi dru d'une activité de pensée incessamment tournée sur elle-même, sans pourtant s'abstraire du monde qui l'entoure, du milieu danois qui l'étouffe, d'une Europe qui l'exaspère - Europe déchristianisée, vouée à la perdition par les illusions de la science, l'ivresse du nombre, le mirage démocratique. De moins en moins biographique au sens où l'est d'ordinaire un journal intime, si pauvre de faits matériels qu'il soit, ce tome III nous apporte plus qu'un approfondissement de l'événement central de la jeunesse et de la vie de l'écrivain : son amour pour Régine et la rupture des fiançailles. Dans les nouvelles pages du Journal, tous les thèmes de la révolte ouverte sont en germe et attendent... On a cru utile d'entrelacer à la table bibliographique une sorte d'index succinct des principaux thèmes de réflexion au fur et à mesure qu'ils apparaissent dans la suite chronologique. Le lecteur y gagnera une sensation plus fraîche du cercle vivant des problèmes où tourne Kierkegaard, de leur fréquence et des rigueurs de pensée préalables dans son esprit à tout passage à l'action.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys