Kierkegaard Sören ; Ferlov Knud ; Gateau Jean-Jacq
GALLIMARD
11,35 €
Epuisé
EAN :9782070236046
L'intention de Kierkegaard depuis le Post-scriptum, paru en février 1846, était de s'arrêter d'écrire. De fait, il ne publiera plus que deux oeuvres d'importance : le Traité du désespoir (juillet 1849) et l'École du christianisme (automne 1850). Par contre, si les publications se font rares, le Journal se gonfle démesurément. Ce tome III, composé d'extraits, n'embrasse qu'un peu plus de cinq trimestres. Le lecteur retrouvera dans ces pages le rythme et le foisonnement toujours aussi dru d'une activité de pensée incessamment tournée sur elle-même, sans pourtant s'abstraire du monde qui l'entoure, du milieu danois qui l'étouffe, d'une Europe qui l'exaspère - Europe déchristianisée, vouée à la perdition par les illusions de la science, l'ivresse du nombre, le mirage démocratique. De moins en moins biographique au sens où l'est d'ordinaire un journal intime, si pauvre de faits matériels qu'il soit, ce tome III nous apporte plus qu'un approfondissement de l'événement central de la jeunesse et de la vie de l'écrivain : son amour pour Régine et la rupture des fiançailles. Dans les nouvelles pages du Journal, tous les thèmes de la révolte ouverte sont en germe et attendent... On a cru utile d'entrelacer à la table bibliographique une sorte d'index succinct des principaux thèmes de réflexion au fur et à mesure qu'ils apparaissent dans la suite chronologique. Le lecteur y gagnera une sensation plus fraîche du cercle vivant des problèmes où tourne Kierkegaard, de leur fréquence et des rigueurs de pensée préalables dans son esprit à tout passage à l'action.
Nombre de pages
422
Date de parution
22/11/1955
Poids
335g
Largeur
118mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070236046
Titre
Journal (extrait). Tome 3, 1849-1850
Auteur
Kierkegaard Sören ; Ferlov Knud ; Gateau Jean-Jacq
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
335
Date de parution
19551122
Nombre de pages
422,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Il y a cent soixante-quinze ans naissait Sören Kierkegaard (1813-1855). Le "père de l'existentialisme" a eu une vie brève et a écrit ses oeuvres les plus importantes dans un laps de temps de quelques années. Le Traité du désespoir, publié en 1849, est à la fois le dernier de ses livres fondamentaux et la synthèse de tous les thèmes majeurs de son oeuvre.
Le titre du livre, en lui, ne frappait pas mon imagination, je pensais que c'était un recueil d'extraits, ce qui me paraissait tout naturel car je savais qu'il s'était toujours appliqué avec zèle à ses études. Mais le contenu était tout autre. Il s'agissait en effet d'un journal, ni plus ni moins, et tenu avec beaucoup de soin ; et bien que, d'après ce que je savais de lui auparavant, un commentaire de sa vie ne paraisse pas tout à fait indiqué, je ne peux pas nier qu'après un premier coup d'oeil dans ce journal, le titre n'ait été choisi avec beaucoup de goût et de compréhension, témoignant, sur lui-même et sur la situation, d'une véritable supériorité esthétique et objective. Ce titre est en parfaite harmonie avec tout le contenu. Sa vie a été un essai pour réaliser la tâche de vivre poétiquement. Doué d'une capacité extrêmement développée pour découvrir ce qui est intéressant dans la vie, il a su le trouver et, l'ayant trouvé, il a toujours su reproduire ce qu'il a vécu avec une veine mi-poétique."
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.