Gasquet-Blanchard Clélia ; Hoyez Anne-Cécile ; Eli
PU RENNES
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EAN :9782753547674
A travers l?analyse d?épidémies ayant sévi au Gabon et en République du Congo, l?ouvrage développe une approche visant à "dénaturaliser" les épidémies de fièvre hémorragique à virus Ebola (FHVE). Cette étude permet de mettre en avant les facteurs spécifiques participant aux inégalités sociales temporaires et permanentes existants sur les territoires où sévit le virus Ebola, les représentations sociales qui gravitent autour de cette maladie et participent à en conditionner l?émergence et la diffusion, et les rapports de pouvoir qu?engendre l?apparition de cette maladie. Que l?on convoque la notion de risque ou que l?on inspecte les interventions humanitaires associées à la gestion des épidémies de FHVE, celles-ci sous-tendent des enjeux de pouvoir et de représentations prégnants qui participent de la géographie sociale de cette maladie. Dans le cadre d?une démarche en géographie de la santé, l?ouvrage recoure à un positionnement de géographie sociale pour comprendre, dans un premier temps, les mécanismes et les processus de l?émergence virale et de sa diffusion dans une population humaine et, dans un second temps il analyse les logiques et les formes qu?adoptent les sociétés pour faire face à la perturbation majeure que représente une flambée épidémique de FHVE. De fait, la prise en compte du contexte spécifique de l?Afrique Centrale, notamment au Gabon et en République du Congo, permet de cerner les constructions socio-historiques et politiques participant à la pérennité d?inégalités sociales et territoriales de santé, terreau propice à l?émergence de la maladie. Les processus d?émergence de la maladie et de pérennité des inégalités sociales de santé à l?oeuvre sur les territoires contribuent à une gestion parfois paradoxale des épidémies. A partir d?une analyse à l?échelon locale, en réhabilitant les identités déniées des populations ayant subies ces épidémies, le livre met en évidence le processus de construction d?une situation de crise sanitaire qui loin d?être dû au seul pathogène, apparait comme une crise majeure due à des dynamiques socio-territoriales.
Nombre de pages
228
Date de parution
22/04/2016
Poids
452g
Largeur
166mm
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EAN
9782753547674
Titre
Ebola, géographie d'une crise sanitaire 1994-2005
Auteur
Gasquet-Blanchard Clélia ; Hoyez Anne-Cécile ; Eli
Editeur
PU RENNES
Largeur
166
Poids
452
Date de parution
20160422
Nombre de pages
228,00 €
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Dans un contexte néolibéral, les politiques actuelles de la naissance en France sont pilotées par les chef·fes d'orchestre du marché et guidées par une biomédecine techniciste et sécuritaire. Tandis que les maternités ferment en masse, le capitalisme sanitaire met la main sur la santé périnatale. Les conséquences sont désastreuses : une mortalité infantile parmi les plus importantes d'Europe, un nombre croissant de femmes enceintes et nouveau-nés dans les rues des grandes agglomérations françaises, la souffrance psychique accrue des mères face à l'impossibilité de se conformer au mythe de la "bonne mère" ... Les orientations prises en santé publique participent par ailleurs à une rupture de confiance et de dialogue entre les femmes enceintes et un monde soignant hétérogène, lui aussi frappé par les mesures d'austérité et le management nocif. Ce livre se propose d'investiguer sous l'angle géographique et sociohistorique cette souffrance collective autour de la naissance. Il interroge les injustices en santé périnatale, expose le séparatisme des classes privilégiées et réactive l'héritage des luttes d'émancipation des femmes pour penser une maternité anticapitaliste à même d'offrir un accueil décent et un avenir commun.
Notes Biographiques : D'abord professeur de yoga puis médecin spécialisé dans l'accompagnement des futures mamans et accouchées, Bernadette De Gasquet poursuit des recherches sur la biomécanique maternofoetale (avec des spécialistes de mécanique obstétricale) et sur la notion d'unité posturorespiratoire (avec des spécialistes de médecine physique, de périnéologie, de gastroentérologie, d'urologie et de gynécologie).
Votre corps qui a fourni beaucoup d'efforts pendant la grossesse et l'accouchement a besoin que vous vous occupiez de lui. Ce guide est le seul à traiter des premières semaines, si importantes pour tout votre avenir gynécologique et sexuel et pour l'épanouissement de toute la famille. Il vous aidera dans ce démarrage de la vie avec bébé, souvent gâchée par des craintes, des tensions, des douleurs pourtant évitables. Vous apprendrez à : acquérir les bons réflexes pour protéger votre périnée et ne pas distendre vos abdominaux, adopter les bonnes positions pour porter bébé, le baigner, le bercer, le nourrir ; éliminer la grossesse en stimulant le drainage, le transit, les organes de détoxication ; remettre en place et refermer le bassin, soulager les douleurs dans le dos, la nuque, le bassin, le périnée grâce aux bonnes postures et quelques accessoires essentiels ; refaire une ceinture abdominale et éviter les diastasis ; savoir se détendre et s'étirer, bébé au sein, ou dans les bras ; se remuscler sans risques (dos, abdos, périnée, cuisses) et préparer la reprise du sport ; adapter les postures pour une sexualité épanouie, sans crainte et sans douleurs ; profiter de bébé et valoriser votre féminité de maman.
Pas le temps d'aller à la salle de sport ? Pas de panique ! Le Dr Bernadette de Gasquet vous propose de faire votre séance de sport à domicile. Elle a développé une méthode d'entraînement, pour laquelle l'équipement nécessaire se limite à une simple chaise. Grâce à un programme polyvalent à adapter en fonction de vos possibilités, de votre âge et de votre morphologie, vous prendrez plaisir à entretenir votre corps afin de vous maintenir en bonne santé. 200 exercices faciles et ludiques pour : Travailler chaque partie du corps - abdominaux, cuisses, fessiers jambes, dos, nuque, épaules... Améliorer les grandes fonctions - respiration, digestion, circulation... Renforcer le périnée dans ses multiples rôles...
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.